Allo, John Giorno vous écoute ?

Au hall du Palais de Tokyo, un des plus grands musées de l’art contemporain à Paris, un grand mur est recouvert par le rouge et blanc avec la conception graphique connue dans tous les coins du monde : I ♥. Un symbole moderne peut être retrouvé partout : I ♥ Paris, I ♥ New York, I ♥ Tea… Les trois couleurs : blanche, rouge et noire sont convergés. Simple et attirant.

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UGO RONDINONE : I HEART JOHN GIORNO

Les noms de deux artistes vivant et travaillant à New York sont mis à l’intitulé de l’exposition : « UGO RONDINONE : I ♥ JOHN GIORNO ». Le premier rétrospectif projet sur la vie et les travaux de l’artiste-poète américain John Giorno. Il est connu en étant qu’un poète, un artiste de performance et un activiste de la scène underground américaine des années 1960. Ses oeuvres sont influencées par le pop-art et le grand leader américain du mouvement d’art visuel, Andy Warhol. Cette exposition est un fruit artistique concevue par l’artiste contemporain Ugo Rondinone. La signature de cet artiste suisse est marquée par les couleurs incandescentes et le rapport à la pop culture dans l’art d’installation.

Le monde de l’artiste et poète John Giorno commence avec l’entrée d’un long couloir sans lumière qui emmène dans une salle sombre. Quand la vision est en train d’être reposée en sombre, la première impression apparait, le son. Une voix base, douce et claire résonne.

I want to thank you for taking everything for yoursel

and giving nothing back,

thanks for all the sleaze,

thanks for being  mean and rude

and smiling at my face,

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John Giorno sur la scène

John Giorno, poète et artiste de performance américain

Cette première salle simple et monochrome blanche-noire donne aux visiteurs l’image de John Giorno en tant qu’un artiste de performance. Un showtime de Giorno, tout le mur occupé par les grands écrans sur lesquels Giorno lit un de ses plus connus poèmes : « Thanks for nothing ». Autour, chacun chaque angle de voir, presque tous les jeunes avec toutes les positions assises ou couchées sur le sol en regardant cette performance avec attention.

L’ensemble de cette exposition comprend huit salles correspondant à chaque manière de représentation différent, leur point commun s’adresse toujours à la connexion de l’art et la poésie. C’est une combinaison de l’art de performance visuelle (photographique, graphique) et sonore (audio, musique). Les messages de Giorno sont transmis par l’art graphique, la typographique et la couleur. Sous ses mains, Rondinone en a profité à représenter un show marquante et impressionnante par l’installation et l’utilisation de la couleur, comme son connu déjà style.

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Message sur le mur

Après le monochromie et le son, les visiteurs tombent immédiatement dans un espace coloré. Une fête de la couleur pour les yeux. Chaque vue chaque capture d’un message amusant, intéressant ou significatif sur le mur des typhographies, des dessins tout colorés : Life is a killer, It’s not what happens It’s how you handle it, You got to burn to Shine… Dans un autre espace où les grands sofas se trouvent pour détendre en écoutant les morceaux de discours, de poème, de musique avec le headphone et ipad prêt sur place. En exprimant son admiration à la richesse de la performance de l’art, Ha Tran (26 ans, étudiante de l’architecture du paysage, Paris) « J’ai l’impression sur la manière performative de l’art contemporain et surtout l’usage de la technologie dans l’évolution de l’art. » disait elle.

Sortir de l’exposition avec les photos dans l’appareil et la voix de Giorno « Thanks for nothing » encore sonné dans la tête, un peu de regrettement que cette exposition est-elle finie ? Mais non, cette performance est en cours dehors de la porte du Palais de Tokyo. John Giorno est connu des années 1960 par sa création de Dial-A-Poem (Appele un poème), un service téléphonique permet d’écouter un discours historique, une chanson ou un poème. Dans le cadre de cette exposition, Palais de Tokyo fournit un numéro vert pour Dial-A-Poem en langue anglaise et française.

Appelez le numéro 0 800 106 106 pour découvrir Dial-A-Poem, pour contribuer à la réalisation du souhaite de John Giorno « transmettre les virus de poésie au grand nombre ».

Thuy Huong Nguyen, 26 novembre 2015

Sources images : personnelles

Publications envisagées : Time Out Paris, Sortir Paris Télérama, Vanity Fair France

Ce service et les appels gratuits depuis un numéro français (disponible du 19 octobre 2015 au 10 janvier 2016).

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Video City, YouTube Red.. Vers la fin du YouTube gratuit ?

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Cet événement, présenté en France pour la première fois, était attendu avec impatience. Le phénomène avait déjà poussé les Etats Unis et l’Angleterre à organiser des conventions afin de satisfaire un public de plus en plus large.

En arrivant à la Villette, on comprend tout de suite l’ampleur du phénomène. Une file d’attente interminable pour rentrer dans le Palais des Conférences, des esprits qui s’impatientent, bref le ton est donné dès le début de la journée.

Une fois à l’intérieur, on ne sait plus trop où donner de la tête. D’une part parce que les stands sont nombreux (ateliers créatifs, espace gaming, boutique..), d’autre part car il y a foule et que chacun est déterminé à voir son Youtubeur préféré.

Car depuis quelques années, ce qui était au départ une simple plateforme de partage de vidéos en streaming, une nouveauté lors du lancement du site en 2005, s’est depuis transformée en véritable business.

Qu’il s’agisse de sketches humoristiques, de vidéo DIY ou encore de tutoriels beauté, l’une des qualités qui semble le plus attirante au premier abord est la gratuité. En effet, YouTube tire ses principaux revenus de la publicité, ce qui lui permet de créer du contenu médiatique sans demander le moindre sou à ses visiteurs.

Ce qui plaît notamment à Anaïs, 21 ans et abonnée à de nombreuses chaînes sur Youtube, c’est le côté interactif et et la sensation de proximité qu’elle peut ressentir vis-à-vis des créateurs de contenu qu’elle regarde. Ces deux choses sont propres aux nouvelles personnalités qui se font connaître sur internet et entrent en opposition avec l’aura d’inaccessibilité des stars de la chanson ou du cinéma.

‘Je ressens une réelle proximité avec les youtubeurs que je regarde. Pour beaucoup j’ai l’impression d’écouter ou des fois de parler avec ma meilleure amie. On a l’impression de les connaître.’

Pourquoi alors un tel succès pour cette convention, qui affichait complet depuis déjà plusieurs mois?

Pour Anaïs, payer n’est pas un problème à condition de pouvoir être au plus près des créateurs de contenu. ‘J’ai trouvé la convention plutôt bien organisée. En revanche, payer 20 euros pour rester derrière des barrières.. On vient à ce genre de conventions pour rencontrer nos youtubeurs préférés, à quoi sert de tirer au sort des personnes ? Aux Etats-Unis ou en Angleterre, on paie mais on est sûr de pouvoir rencontrer qui on veut’

En effet, à Video City il faut gagner un concours pour espérer rencontrer son Youtubeur favori et avoir sa dédicace ou sa photo. Un tel procédé n’est-il pas contraire au principe même de YouTube, qui se veut accessible à tout le monde? Le business est-il en train de prendre le pas sur le partage ?

Le principe de la convention payante est d’ailleurs très différent de celui du ‘meet-up’ utilisé par beaucoup de créateurs de contenu. Le meet-up est gratuit et permet, si les participants ne sont pas trop nombreux, de donner à chacun sa chance d’échanger avec le Youtubeur ou de faire des photos, toujours dans cette volonté de proximité.

La question du business YouTube est d’autant plus d’actualité que la plateforme a annoncé il y a quelques semaines le lancement de YouTube Red, une sorte de version premium qui permet pour 9,99 dollars par mois d’échapper aux pubs et d’accéder à du contenu exclusif.

Pour Amélie, qui possède sa propre chaîne YouTube depuis 2011, il est dommage que YouTube se privatise de plus en plus. ‘YouTube devient de plus en plus ouvertement un business, ce qui peut entraîner une perte de libertés, à la fois pour les créateurs de contenu et pour les internautes.’

Anaïs, quant à elle n’est pas forcément séduite par cette nouvelle option payante :Je ne comprends vraiment pas l’intérêt de faire payer YouTube qui est à la base un réseau social, accessible à tous. A la base YouTube, c’est le partage et l’échange et non une machine à sous.’

Avec 25 000 visiteurs sur le week-end, Video City est un beau succès qui témoigne de l’intérêt grandissant pour les personnalités du net en France. Le public, majoritairement composé d’adolescents, est ressorti ravi de cette première édition. Le succès ou non de YouTube Red, bientôt disponible en France, sera peut-être l’occasion de mesurer les limites de l’expansion économique du géant américain.

Damien TESTU

700 mots

Crédit photo: Moi-même

Publication envisagée: rubrique ‘Pixels’ sur lemonde.fr

Le musée de l’Homme fait peau neuve

 

La création du Musée remonte à l’exposition universelle de 1937, où se trouvait une synthèse de l’histoire de l’espèce humaine liant biologie à la culture et l’universel au particulier. À partir de 1990, des expositions temporaires venaient compléter le parcours. Le Musée ferme ses portes en 2003 pour travaux et réouvre en 2015.

Au début des années 2000, la collection d’ethnologie est transférée au Musée du Quai Branly, il ne restait plus que les galeries permanentes. Cette rénovation avait donc pour principal but de repenser les présentations muséographiques à partir des collections restantes nous confie Isabelle Gourlet, directrice du département communicationet presse. Le batiment avait par ailleurs également besoin d’être remis en normes rajoute-t-elle.

Isabelle annonce qu’il s’agit d’une rénovation complète, « tant muséographique qu’architecturale, donc tout a changé ». Elle nous confie que le concept de musée-laboratoire est toujours d’actualité et que les collections sont les mêmes à l’exception de l’ethnologie. Elle nous assure que « le message n’est pas foncièrement différent mais la présentation n’est plus du tout la même ».

Le nouveau Musée de l’Homme permet d’aborder aussi bien l’études des périodes les plus anciennes que la période contemporaine qui questionne sur le devenir de l’Homme. En effet le Musée se parcours sur trois axes principaux : Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ? Où allons-nous ?

On découvre donc un nouveau musée consacré à l’Homme dans toutes ses dimensions, permettant ainsi de comprendre l’humain, sa nature complexe, son évolution…

Il faut préciser que la durée des travaux a été doublée, de même pour le budget, Isabelle nous fait savoir que le dépassement de temps et de budget est dû à des problèmes structurels du bâtiment qui ont obligé en cours de chantier à reprendre les études et revoir les aménagements. Le budget total de rénovation est de 92 millions d’euros financés par le Minstère de l’Enseignement et de la Recherche . Cette somme comprend une augmentation du budget décidée en 2011 de 20 millions d’euros nous confit-elle.

La réouverture du Musée a été inaugurée par l’instauration d’une gratuité durant les trois premiers jours. Via cette opération, la Direction du Muséum a souhaité permetttre à tous les publics de visiter ce musée citoyen dès son ouverture selon Isabelle.

Axel, étudiant en Communication avoue faire partit de la génération qui n’a pas forcément eu l’occasion de connaître le Musée de l’Homme avant sa fermeture. Il rajoute qu’il attendait la réouverture « d’un batiment si emblématique pour le découvrir ». La galerie des bustes l’a réellement surpris, étant passioné d’Histoire, il révèle être « fasciné par cette visite », qu’il recommande d’ailleurs à tous, petits et grands.IMG_1064[1]

Le Musée possède toujours sa partie laboratoire, qui a aussi été rénonvée. Les chercheurs sont au sein d’un nouveau domaine au cœur du bâtiment. Ils se concentrent à renforcer la recherhce interdisciplinaires en mettant en perspective les données biologiques, culturelles et sociales de l’Homme. Un acheminenment des temps préhistoriques jusqu’aux périodes contemporaines et pour aborder les nouveaux questionnements que les découvertes, nombreuses durant ces vingt dernières années, ont fait émerger.

Un nouveau Musée de l’Homme donc très accessible et assez riche avec toutes ces vitrines. La fréquentation est toujours au rendez-vous puisqu’elle n’a pas baissée de mnière significative entre les trois premiers jours de gratuité et la suite des vacances de Toussaint, selon les dernières données fournies par la directrice du département de la communication.

Le Muséum fait de nouveau partit du parcours symbolique au cœur de la capitale, du fait de sa position favorable au Trocadéro en plus d’être un lieu citoyen. Un endroit en phase avec l’Homme, son époque et son évolution, permettant ainsi un questionnement sur soi et son devenir.

Il est temps de découvrir ce qui a été réinventé : les missions de conservation du Muséum, de recherche,d ‘enseignement et de diffusion auprès d’un public. Pour la première fois, c’est une visite qui se prolonge par une interrogation sur l’avenir de l’espèce humaine et de la Planète.IMG_1063[1]

Axel finit en ajoutant qu’il serait « ravi d’y retourner hors ces jours de gratuité ». Alors pourquoi ne pas venir prendre place à une visite dont vous vous souviendrez pendant longtemps.

690 mots, photos provenant du compte Instagram du Musée de l’Homme.

Daphné BRION

Insertion possible dans la rubrique « culture » dans Le Parisien

21 ème édition du Salon du chocolat 2015:  »Expressions Cacao, Innovations chocolat »

Pour sa 21 ème édition, le Salon Mondial du Chocolat a mis en lumière son nouveau thème <<Expressions Cacao, Innovations Chocolat > >.  140 000 visiteurs dont 700 participants et 220 exposants chocolatiers et pâtissiers ont  été attendus du 28 octobre au 1er novembre 2015 à la Porte de Versailles dans le hall 5.

Exposants, chefs pâtissiers et chocolatiers, experts venus de 40 pays étaient invités à pister sur leurs stands au niveau 1  »Expressions Cacao » et au niveau 2  »Innovations Chocolat ».

 »Expressions Cacao, Innovations Chocolat » c’est avant tout la  »success-story internationale » du Salon Mondial du Chocolat 2015. Créativité, tendances actuelles des univers Chocolat et Pâtisserie, avant-gardisme et capacités d’innovations ont été mis à l’honneur. Chocolat et Pâtisserie ont pour rival l’inventivité. Le chocolat est synonyme de volupté, gourmandise, tentation. Gâteaux au chocolat, glaces, chocolats chauds fondent nos papilles. Les chocolatiers, chefs et experts ont présenté un melting-pot gustatif qui s’est présenté de la manière suivante :

Terres et crus de cacao: place au coeur du produit, brut, non transformé. On y découvre la culture du cacaoyer à la cabosse, fruits de l’arbre, ses pays d’origine.

Le chocolat est un plaisir santé et bien-être : nouveaux concepts pour les diabétiques mais aussi la tendance crue et les innombrables vertus du chocolat en pleine renaissance.

Le fashion-cooking : nouvelles innovations pâtissières et sucrées, angel cake sont les bienvenues.

La revanche du chocolat blanc: chocolatiers et pâtissiers revisitent la tendance au bon gout d’enfance.

Le chocolat français : chocolats français et chocolats suisses sont maintenus. Le chocolat français a le titre de noblesse.

Le niveau 1  »Expressions cacao » à réuni seize producteurs de cacao de tous les grands continents (Afrique, Amérique du Nord, Asie du Sud Est). Du 28 au 30 octobre, le Salon du Chocolat a inauguré le World Chocolate Masters organisée par Cacao Barry. A cette occasion, le vainqueur français Vincent Vallée et le 3 ème finaliste belge Marjins Coertens nous on dévoilé leurs recettes.

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Mélange humain, végétal et animal. Voilà de quoi s’est inspiré Vincent Vallée pour sa création chocolatière  »Harmony ». Croquis, concours, pièces gagnées pour prétendre au titre sont ses inspirations.  »Harmony » est une femme qui se réfère à la vie, à la féminité et présente une certaine fragilité explique Vincent Vallée. En ce qui concerne les techniques de fabrication, il a opté pour des reliefs 3D en pochoir et des éléments avec des  techniques de perçage. Pour le choix du nom  de sa creation chocolatière, il a voulu que la femme soit en concordance avec la nature donc il a appelé  »Harmony ».

Pour la création de son moelleux au chocolat biscuité, Marjins Coertens a utilisé une pâte a croissant cuite, une compote aux abricots et une chantilly au chocolat. Concernant le processus de fabrication, il a roulé la pâte a croissant jusqu’à ce qu’elle ait une forme de boudin et l’a coupé à l’aide d’une machine à viandes. La cuisson s’est faite entre deux plaques. Pour la version finale du moelleux, il a caramélisé le tout avec du sucre à glaces.

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Pour la présentation de sa nouvelle gamme, la chocolaterie et pâtisserie Darcis a présenté des mélo’chocs (framboise, orange,passion), produits belges à base de biscuits et de chamallows. On y trouve également le Laquement composé d’une pâte gaufre très fine, de fleurs d’oranger et de sirop d’érable.

A l’occasion de la Saint Nicolas, Darcis a présenté sa nouvelle gamme de Laquemant composé de speculos en octobre à Liège.

La vente des mélo’chocs et du Laquement présentent des points forts: une bonne découverte pour les français réticents qui ne connaissant pas ces produits et la rareté de ses produits.

En juin 2016, Darcis va créer un espace qui s’appellera  »La Chocolaterie » à Verviers. Il y aura le musée du chocolat, un salon de dégustation et une boutique, des cours de pâtisserie destinées à des particuliers et des professionnels.

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L’évenement du Salon du Chocolat s’est achevé le 1er novembre avec  »Un voyage autour du monde », une journée pour rendre un hommage particulier aux saveurs venues d’ailleurs. Ramus Bo Bojsen, Tor Stubbe et d’autres étaient présents. On y trouvait également des démonstrations de recettes et des conférences sur la transformation du cacao en chocolat. Toutefois on trouvera une nouvelle variété de mélo chocs et de Laquemant, de caramels popcorn au chocolat,  de chocolats brésiliens d’ici 2016.

Par: Judith Claudin    Photos : Judith Claudin, ideemiam.com

700 mots

 

Taxe Tampon : Georgette Sand au service des mal-taxées

Le 11 novembre dernier, le collectif féministe Georgette Sand appelait au rassemblement. Leur but : Demander avec force et créativité l’abaissement du taux de TVA sur les protections périodiques. Un pari couronné de succès pour les militantes.

La taxe tampon, qu’est ce que c’est ?

Malheureusement pour les femmes de France et de Navarre, nous vivons dans une société où l’égalité entre hommes et femmes n’a pas encore atteint son paroxysme. Parmi de nombreuses inégalités toutes aussi flagrantes les unes que les autres, la taxe sur les produits de première nécessité. Mais attention, « première nécessite » est ici à prendre avec des pincettes. En effet, serviettes et tampons hygiéniques ne sont pas, aux yeux de la loi française, considérés comme tel. C’était sans compter sur Catherine Coutelle, présidente de la délégation aux droits des femmes à l’Assemblée. Face à un secrétaire d’Etat au budget (Christian Eckert ndlr) fervemment opposé au projet, cette fidèle représentante du droit des femmes a émis devant l’Assemblée Nationale une proposition fracassante : réduire la TVA sur les protections hygiéniques à 5,5% au lieu des 20% actuels. La sentence tombera dans la nuit du 14 au 15 octobre dernier : l’hémicycle refuse cette baisse, aux grand damne des principales intéressées.

Déçues mais loin d’être abattues, les membres du collectif Georgette Sand décident de prendre les armes. Après le lancement d’une pétition ayant récolté près de 17 000 signatures, ce sera dans la rue que continuera leur combat pour une société plus juste. Rendez-vous fut pris à Châtelet, le11 novembre dernier.

« Nous vivons dans une société de l’hypocrisie » 

Il est 15 heures ce mercredi 11 novembre. C’est donc par une journée froide mais ensoleillée que je retrouve les membres de Georgette Sand. Accompagnées de l’OLF (Organisation pour la Libération des Femmes ndlr) et de l’association Fières, les nombreuses militantes portent haut et fort les forces et les couleurs de la féminité et se montrent plus déterminés que jamais. Manifestantes de la première heure ou nouvelles arrivées, chacune tient sa pancarte bien en main et s’apprête à scander différents slogans :

« Laissez nous saigner sans nous taxer »

« Un utérus = pas de pognon ! Fuck la taxe tampon ! »

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En cette journée dédiée à une lutte symbolique, ce sont toutes les générations qui sont représentées. Géraldine, 25 ans, est graphiste. Elle m’explique avoir tenu à être présente aujourd’hui. «Nous vivons dans une société de l’hypocrisie. Pourquoi considérer le coca comme un produit de première nécessité mais pas les protections périodiques ? Nous sommes moins payées mais nous devons taxer davantage à cause de notre utérus… Faut arrêter le délire ! ». Relevant ici une triste réalité, Géraldine pointe du doigt une inégalité encore frappante : En France, le revenu moyen des hommes est de 40% supérieur à celui des femmes, selon l’Institut National des Statistiques et des Études Économiques.

Moins payées mais plus taxées, donc

Faisant de cette réalité son fer de lance, Georgette Sand s’allie régulièrement à d’autres associations féministes. Elles sont d’ailleurs toutes réunies aujourd’hui. « Ensemble on peut changer les choses » affirme Géraldine. « Se rassembler autour de convictions a du poids, même si l’effet n’est pas toujours immédiat ». Allier les forces pour une cause juste, voilà le point de départ de cette grande manifestation contre la taxe tampon. Leur but : attirer l’attention des médias et, biensûr, des politiques.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que leur rassemblement a payé : Grâce à un incontestable tapage médiatique, l’amendement taxe tampon a de nouveau été examiné au Sénat. C’est le 19 novembre dernier, soit seulement une semaine après le rassemblement, que sénateurs et sénatrices sont revenus sur leur position, votant ainsi la réduction à 5,5% du taux de TVA fixé sur l’ensemble des protections hygiéniques.

Voilà donc une première victoire pour les féministes, mais aussi et surtout pour la totalité des femmes concernées par l’utilisation de ces produits indispensables. La baisse de la taxe tampon, loin d’être un « caprice » construit par la gente féminine, est avant tout un besoin légitime qui appelle à être comblé au plus vite. Cette manifestation du 11 novembre prouve que le chemin vers l’égalité entre hommes et femmes est encore long. Deux jours après la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, la question des droit du « sexe faible » sont plus que jamais d’actualité. Reste maintenant à l’Assemblée Nationale et ses 73% de députés (27% sont des députées) d’accepter l’amendement.

Louise GUIBERT

Picasso.mania ou comment l’oeuvre d’un gènie inspire les artistes contemporains 

Du 7 octore 2015 au 29 février 2016 Le Grand Palais ouvre ses portes à la Picasso.mania. Cette exposition montre l’influence que l’artiste espagnol exerce sur les plus grands noms de l’art moderne.

Prevoyez quelques heures pour arpenter la quinzaine de salle de l’exposition. La visite commence par une salle relativement sombre dans laquelle est projetée des interviews des grands noms de l’art contemporain. C’est dès cette première pièce plongée dans l’obscurité que le titre « Picasso.mania » prend tout son sens. Les différents artistes interviewés reviennent systèmatiquement sur l’obsession, la folie, la liberté et incontestablement sur les savoir-faire de Picasso qui les ont transporté et amené eux même à créer. On comprend alors qu’au delà des oeurvres de l’artiste espagnol, c’est le « phènoméne Picasso » tout entier qui est sous le feu des projecteurs.

Ce n’est pas les œuvres de Picasso que la scènographie de l’exposition nous amène à contempler mais bien les œuvres de 78 autres artistes tel que Jeff Koons, , Andy Wahrol et Roy Lichtenstein. C’est ce que souhaitait la fille de Pablo Picasso, Paloma en orchestrant cette exposition. Elle confit qu’elle voulait porter un regard nouveau sur l’artiste qu’était son pére. Ainsi, Seul une petite centaine d’oeuvre picassienne sont présentées contre un peu plus de 300 œuvres d’artistes contemporains. Ces grands noms de la sculture, de la peinture et de la photographie rendent hommage au génie de l’art du vingtième sciècle.

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C’est en mêlant thème et chronologie que l’exposition retrace les différentes phases de la réception à la fois critique et artistique des œuvres de Picasso. Les visiteurs sont tantot engoufrés dans une salle sombre dans laquelle des œuvres cinématographiques et musicales y sont projetées sur grand écran, Tantot promenés à travers de grandes salles blanches et claires dans lesquelles les œuvres de picasso se confrontent aux œuvres des grands noms de l’art moderne.

L’incroyable scènographie de l’exposition permet de comprendre que les œuvres de Picasso ont investi tous les domaines artistiques. On peut notamment voir que Picasso pénètre dans les clips musicaux de Jay-z ou David Bowie, s’installe dans les œuvres cinématographiques de Kader Belarbi avec les Saltimbanque et investi de nombreuses publicités. Après avoir été frappé par cette abondance d’oeuvres musicales, cinematographique et publicitaires faisant référence à Picasso, le visiteur est projeté dans une très grande salle dans laquelle il pourra contempler un très grand nombre de toiles cubistes de Picasso. L’ensemble des toiles sont parfaitement allignées recouvrant l’intégralité d’un pan de mur. Cela donne l’impression d’un grand et unique tableau, grande œuvre d’art constituée de plusieurs plus petites telle que Le Violon, Le Guitariste et tant d’autres. On apprend que cet installation a été inspiré de ce que Picasso faisait lui-même dans ses atelisers lorsqu’il créait.

Puis, de manière tout à fait naturelle, comme une sorte de continuité logique le visiteur est confronté dans la salle suivante aux œuvres de David Hockney. Dans les années 80, cet artiste britanique a notamment réalisé de nombreux collages de photographies. Ces collages resonnent avec le cubisme de Picasso en reprenant des lignes très droites, des élèments particulièrement graphiques. La superposition, la déformation, les couleurs, la peinture, les mélanges de matériaux constituent des œuvres particulièrement impressionnantes. On peut se rendre compte à travers les œuvres de David Hockney et des autres, que Picasso à traversé le temps. C’est d’ailleurs le but de cette exposition. En l’intégrant dans des clips musiquaux, en s’en inspirant à travers la photographie, Picasso traverse le vingtième siècle puis le Vingt et unième sans être dépassé. L’art de Picasso semble toujours d’actualité, il est sans cesse revisité. Cette exposition permet donc aussi de se rendre compte que le monde de Picasso n’a pas de temps, pas d’âge, pas, pas d’époque.

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Bien que les grandes œuvres de Picasso telle que Garnica ou les demoiselles d’Avignon ne soient pas présentes, elles sont très souvent revisitées par les autres artistes.  On peut notamment voir les Demoiselles d’Avignon caricaturées, transformées et complètement revisitées. Cela apporte une touche d’humour à l’exposition et permets aux visteurs de découvrir ou redecouvrir ces œuvres mondialement connues à travers un regard différent.

En intégrant des œuvres de Picasso jamais exposé, Paloma Picasso a souhaité donné un nouveau souffle, une nouvelle vie aux œuvres de son père. Cette exposition n’a donc rien à voir avec le musée Picasso de Paris et est à découvrir impérativement !

 Villaume Nina pour Télérama

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Photographies : de moi-même