Beauté Congo: Esa Kitoko !

Depuis le 11 juillet à la fondation Cartier pour l’Art Contemporain, la culture congolaise est à l’honneur grâce à ces nombreuses œuvres venues tout droit de Kinshasa. Focus sur ce succès plus que retentissant.

La prolongation de l’exposition jusqu’au 16 janvier confirme que l’expérience unique qu’est «Congo Kitoko » est un franc succès critique, au vu des médias qui l’ont encensée de toute part pour la qualité du propos tenu, mais également publique car les visiteurs ont répondu présents, attentifs et réceptifs à l’exposition congolaise. Pour comprendre l’engouement de l’exposition, une rétrospective s’impose.

A son indépendance en 1960, la République Démocratique du Congo débute sa propre histoire avec beaucoup d’événements qui ont eu des retentissements remarqués dans le monde entier. De Patrice Lumumba en passant par le règne plus que chaotique du dictateur, Joseph Mobutu, en passant bien évidemment par le combat mythique de 1974 entre Muhammad Ali et George Foreman dans la stade du Vingt Mai, la RDC n’a cessé d’écrire son histoire remplie de péripéties et s’est imposé par la même occasion comme la nation le plus imposant de l’Afrique centrale.

Aujourd’hui, le pays est plus connu pour ses tensions politiques et la guerre qui ne cesse de faire des victimes dans la région de Kivu dans le nord du Congo que par sa capacité à révéler des artistes d’art contemporain. L’ancien Zaïre accumule les rixes politiques et devient au fur et à mesure un pays instable.

Mais il n’y a pas que du malheur dans ce pays…

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Chéri Samba,Oui il faut Réfléchir, 2014

Et pour cause, la fondation Cartier,  hôte de l’événement, met en avant les différentes facettes de la culture congolaise: peinture, sculpture, photographie… on accumule les découvertes fantastiques à la vue de ces chefs d’œuvres. On s’aperçoit que les kinois (habitant de Kinshasa) vivaient à un rythme de vie plus que respectable durant les années 70. Un cas comme le sculpteur Bodys Ikek Kingelez permet de constater la créativité évidente des artistes kinois. Créateur de la «Ville Fantôme», il donne sa vision de sa terre natale à travers un documentaire où il explique comment il a confectionné son univers idéal avec l’aide de ses collaborateurs. Le documentaire met la vie du sculpteur en avant et fait intervenir les acteurs principaux de sa vie quotidienne. Des interviews, des peintres, Cheri Samba ou encore Mushengo Shula sont également présents pour expliquer leurs procédés de fabrication des tableaux.

Les visiteurs admiratifs, voir éblouis, par les œuvres d’artistes tels que Moke ou de JP Mika, pour ne citer qu’eux, peuvent aussi, par la même occasion, explorer les autres visages de la population congolaise composée de 4 716 473 habitants.

Pour Gerard, étudiant en psychologie :« mes parents m’ont souvent parler du Congo comme un pays très peu développée ou la misère était importante mais qui a une culture riche…. » et il a été « curieux de savoir comment l’art congolais était promu en France ».

Pour Iman, étudiante en communication :« j’avais à tort une représentation de ce pays » mais l’exposition l’a permise de voir que le Congo a « un art vif et coloré ». les autres viviers congolais ne sont pas en reste.

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Moke, Skol Primus, 1991

 

 

 La Sapologie ou plus communément appelé «L’art de la sape», fait le buzz en ce moment. Ce mouvement initié par l’un des chanteurs les plus respectées du continent africain Papa Wemba, ou les vêtements, venus d’Europe, sont réappropriées par les jeunes hommes de Kinshasa pour devenir un mouvement qui caractérise l’identité forte du Congo. Mais c’est surtout le coté musical qui fait la force du pays. Cet industrie, qui date du début des années 50, la musique congolaise, même si elle n’est que peu connue à travers le monde, a inspiré tout le reste du continent avec des styles comme la rumba. Les visiteurs furent invités à écouter des artistes comme Franco & son groupe OK Jazz, Tabu Ley Rochereau ou encore Joseph Kabasele, qui est probablement l’artiste le plus connu, grâce à son grain de voix inimitable.

C’est plus de 100 000 visiteurs, plus que conquis et émerveillés, qui ont adhéré aux œuvres vivantes et colorées de l’exposition situé près de Denfert-Rochereau, dans le quatorzième arrondissement de Paris. Cela nous fait découvrir, en long et en large, l’histoire du Congo tout en ayant encore les pieds à Paris. Kinshasa est une ville pleine de fraîcheur, de vie et de gaieté une fois la nuit tombée. On est loin de la misère qu’on peut constater généralement devant notre télé.

Alvin ETAFE-MPUTU

Photo: Alvin Etafe-Mputu

NegroNews.fr

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Une réflexion sur “Beauté Congo: Esa Kitoko !

  1. Très bon ! On voit très bien l’expo et c’est bien clair. Pour des critiques, il faut penser ajouter plus de détails sur l’expo – combien d’œuvres, d’où ils viennent, etc. C’est une petite chose, mais après il faut faire attention à la mise en page, pas de justification centrée, pas de texte en gras, et citez la source des photos. Je pense, aussi, qu’il faut mettre la prolongation de l’expo dès le début de votre article parce que, après tout, c’est le news, non ? Sinon c’est bien fait, donc attendez une bonne note avec quelques modifications.-BP

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