Sujets: Presse et Rédaction Journalistique

Voici vous trouverez quelques idées pour votre premier article sur un événement/manifestation/nouveauté à Paris. Vous n’êtes pas obligés de choisir un de ces sujets, mais commencez à réfléchir…

Marathon/Semi-marathon de Paris

Le Nouvel An Chinois 

Le Printemps du Cinéma

Des piscines parisiennes

Twitter et Paris

Sandwich and Snack Show Paris

Salon de l’Agriculture

Encore la Manif Pour Tous

Le Mondial du Tatouage

Salon de Manga

Les élections municipales?

Nouveaux restaurants? Boutiques? Bars? Expositions?

Des autres ressources:

http://paris.fr/

http://www.visitparisregion.com/evenements-paris-20003.html

http://www.parisinfo.com/ou-sortir-a-paris/Foires-et-salons

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Le soleil d’or de Singapour

« Il faut s’imaginer le quartier de la défense sous 50° » résume Jean-Christophe, habitué à voyager dans la métropole asiatique pour rendre visite à sa famille. Connue pour son expansion économique fulgurante et exemplaire dans les années 1980, le centre ville de Singapour, au sud de l’île, est pilonné de gratte ciel entre lesquels fourmillent les costards. L’épicentre urbain est un indicateur de l’histoire et de la culture, livre l’identité d’une ville. Sans équivoque ici, l’activité « culturelle » dominante est celle du commerce international. La végétation reste florissante dans les multiple jardins qui détonnent avec les bâtiments d’affaires. « La ville jardin » (comme est surnommée l’île principale Pulau Ujong) est extrêmement appréciable pour la qualité de vie. Cependant une conséquence fâcheuse pour certains : sans un budget confortable, il n’y a pas grands choses à faire dans ce qui a longtemps été, et reste une plate-forme d’échange maritime si ce n’est manger ou faire du shopping.

Maintenant que les transactions se font majoritairement sur des flux spéculatifs, c’est les bulding qui se développent. Mais il n’y a nulle part où se soulager de la chaleur dans l’eau salée tant les importations et exportations sont importantes : « ça doit être le seul port au monde où il n’y a aucune plage » ironise Jean-Christophe, en exagérant quelque peu de manière amusée. Le bord de l’océan n’est qu’une zone de béton jonchée de lourds conteneurs et de grues monstrueuses qui assistent au bal des cargos sur les vagues.

« Tourisme de consommation à défaut d’un tourisme culturel »

Malgré la nécessité d’avoir un portefeuille bien fourni, les seuls endroits où les finances peuvent trouver un peu de répit, c’est là où les papilles s’épanouissent : les petits restaurants. Et ce n’est pas le choix qui manque dans la 4ème place financière du monde ! Au centre économique de l’Asie, Singapour est une Cité-Etat cosmopolite, même si la population est majoritairement chinoise (environ 70%). La manière la plus évidente et la plus sympathique pour faire ce constat est de consulter les menus, et surtout les assiettes. On y retrouve les plats typiques de la Thaïlande, de la Chine, de l’Inde, du Japon, du Laos, de la Corée… de tous les pays orientaux voisins, de toutes les ethnies connues, et ce à moindre frais. Jean-Christophe a une préférence pour la cuisine malaise : « elle est elle-même un melting pot qui condense des influences culinaires des divers pays qui bordent la Malaisie. C’est parfois difficile de distinguer de quel pays vient votre plat, mais il y a toujours des nuances et secret de préparations qui varient. » C’est là le seul réel avantage et la principale qualité de la ville : une variété impressionnante d’enseigne pour manger à bas prix des produits frais venant du port et préparer dans la plus grande authenticité.

Réputée pour sa zone commerciale (vers Orchard Road) le shopping reste l’une des activité favorite des touristes, et à l’initiative d’une idée voulant revaloriser la culture, un marché d’art contemporain « Art Stage » à la Convention Center de Marina Bay Sands a vu le jour il y a trois ans. Au plaisir unique des plus riches.

Même si les sorties nocturnes sont dans les plus réputées d’Asie où les night club sont très prisés (mais, encore et toujours assez cher d’accès) il est aisé de voyager aux alentour de Singapour qui est avant tout une péninsule regroupant 64 îles. Méfiance pour les romantiques amoureux de l’authenticité : les complexes touristiques sont construits sur les vestiges anthropologiques inestimables. Un soleil d’or qui fait de l’ombre aux ruines sacrées et à la culture.

Adrien Pollin

L’Islande au naturel

On ne compte plus les affiches du métro parisien vantant les plaisirs de la nature islandaise. Geysers, glaciers, sources naturelles d’eau chaude, l’île coincée entre l’Irlande et le Groënland ne manque pas d’atouts et laisse imaginer le plus wild des trips du nord de l’Europe. Panorama subjectif.

 © Marie Fantozzi

© Marie Fantozzi

 
À moins de 4h de Paris en avion, direction Reykjavik, passage urbain quasi obligé, la capitale regroupant plus d’un tiers de la population totale de l’Islande. Charmante, la principale métropole de l’île présente une architecture très nordique : « la ville est super mignonne, il y a plein de petites maisons en tôle et au design assez scandinave avec des couleurs acidulées » nous confie Marie, étudiante en journalisme qui a découvert Reykjavik et l’île de glace avec une amie durant l’été 2012, passant par la case couchsurfing (option non négligeable si vous êtes fauchés et que l’idée de dormir chez l’habitant ne vous effraie pas). Niveau culture, les musées d’art moderne côtoient celui du pénis, où des spécimens dans le formole font découvrir les particularités anatomiques du genre animal. L’ambiance générale est plutôt bon enfant, les rues grouillent de bars et clubs à concerts, laissant entrevoir la richesse de la scène musicale islandaise (entre indie rock et pop électro), ainsi que la vigueur de la culture biture des troupes locales. 
 © Marie Fantozzi

© Marie Fantozzi

Une fois les plaisirs de la capitale écumés, mettons le cap en dehors des pavés urbains pour découvrir l’immense diversité de la nature islandaise, la tente quechua sur le dos. Pour se déplacer, pas la peine de chercher une gare, l’Islande est le seul pays européen à ne pas avoir de système ferroviaire. C’est donc by bus que le trip se poursuit généralement. Problème, il n’y a qu’un bus par jour et ce dernier suit un itinéraire… pas franchement l’idéal quand on désire voyager à l’arrache. À ce sujet, Marie confirme : « Il y a pas mal d’endroits qui ne sont pas sur l’itinéraire, du coup tu es quelques fois obligé de payer en plus pour aller où tu veux ». Surtout que pour une île ne comptant qu’un peu plus de 300 000 habitants (IslandigaApp, une appli pour prévenir la consanguinité…) , il y a moyen de se retrouver un peu seul : « Beaucoup de villages et pleins d’endroits complètement désertiques sur des kms et des kms où tu ne vois pas une maison, vaguement une station essence, et encore… t’as intérêt de bien prévoir ton coup aussi ! Par exemple la première nuit, on a avait pas mal tracé pendant la journée et le soir on est arrivé au pied d’un glacier où on voulait s’arrêter et se balader. On arrive, on pose la tente et je me rends compte qu’il en manquait une partie… y’avait rien à des centaines de kms à la ronde… ! » poursuit-elle. 
 © Marie Fantozzi

© Marie Fantozzi

 
Les questions de logistiques évacuées, l’Islande tient toutes ses promesses : « La végétation est rase, et certains endroits sont assez secs, presque désertiques. C’est hyper apaisant et assez varié avec les glaciers, des geysers, pas mal de chutes d’eau. Il y a aussi les sources d’eau chaudes dans lesquelles tu peux te baigner. Le Blue Lagon notamment… c’est très cool, il fait froid dehors et tu te baignes dedans !».  Dépaysement et douce perdition, deux notions de base du parfait aventurier. Citadins, passez votre chemin. De campements en glaciers, on semble comprendre l’engouement pour l’île de glace qui accueille chaque année plus de 600 000 touristes, soit le double de sa population.  Et si vous aviez encore une hésitation sur la nature d’un tel voyage, Marie conclue : « Tu ne vas pas en Islande pour faire un truc tout posé ou sortir, mais plutôt pour y trouver un certain dépaysement, un trip wild ». L’Islande au naturel, quoi. 
JD

Presse et Rédaction Journalistique — Cours 1

Voici le Powerpoint (en PDF) pour notre premier cours qui comprend une introduction, une discussion des définition des mots « journalisme » et « journaliste » ainsi que les idées de « hard news, » « soft news, » et « information en ligne. »

Cours 1: Presse et rédaction journalistique

DEVOIR

Merci de réfléchir aux sujets pour vos deux articles (date de limite à préciser bientôt):

1) Un article sur un événement médiatique/un lancement/une nouveauté

2) Un portrait sur quelqu’un que vous connaissez qui fait quelque chose « extraordinaire » ou au moins unique…on proposera les sujets en classe ensemble.

Bénarès (Inde), une découverte de soi-même

Avis aux jeunes adultes, qui ne considèrent pas avoir assez voyagé, si on laisse de côté les excursions scolaires ou les expéditions familiales : voyager ouvre l’esprit et… ne coûte pas aussi cher qu’on ne le pense. Une destination de plus en plus prisée par les jeunes, c’est l’Inde.

© Mathieu Rollinger

 

Varanasi, plus connue en Europe au nom de Bénarès, est l’une des villes ancestrales du pays, et se trouve au nord-ouest. « Cette ville ne se visite pas, elle se vit, du moins on est sûr de s’y perdre », pense Mathieu Rollinger, un jeune voyageur de 23 ans, qui a visité Bénarès en septembre 2011. La vie prend son sens le plus intemporel à Varanasi, car il est davantage question d’existence, de vies multiples, notamment au bord du Gange, ce fameux fleuve sur lequel la ville est axée. Ce fleuve est un lieu mythique pour les adeptes de l’hindouisme, qui forment une majorité de cette région : « il s’agit d’une eau sainte, censée purifier les gens. Ils se lavent dedans, y effectuent certains rituels… ».

 

Que peut-on voir de plus particulier à Bénarès ?

Plus que les épices parfumées, la saison des pluies ou les paysages exotiques pour un voyageur européen, « il s’agit du lieu où les hindous viennent pour mourir ». Formant 65% de la population de Varanasi, les hindous conçoivent en effet la mort comme un moment de déplacement vers d’autres vies, par la réincarnation. « Ce qui m’a le plus interpellé lors de cette visite, c’est de partager ce moment qui de coutume est pour moi triste et intime. La mort est « célébrée » collectivement à Varanasi, elle est cérémoniale, une sorte de fête ». Cela peut heurter un étranger d’assister à cette cérémonie, c’est un véritable choc culturel : « ce qui est d’autant plus déconcertant, c’est qu’on ne doit pas pleurer, on ne doit pas manifester une quelconque tristesse. »

 

© Mathieu Rollinger

« Le schéma de l’Inde se trouve dans leur façon de mourir »

Assister à ces cérémonies funèbres à Bénarès permet d’avoir une idée sur ses catégories sociales : « Ce qui est affligeant dans cette pratique, qui se fait à la chaîne, c’est que ceux qui n’ont pas les moyens de mourir dignement sont disposés sur les cendres des plus riches, et leurs corps se consument ainsi. Le schéma de l’Inde se trouve dans leur façon de mourir. » (L’incinération au bord du Gange sacré se fait en étendant le mort sur un bûcher funéraire, 200kg de bois rare et cher). Car ces gens qui ont les moyens de mourir, sont souvent les commerçants, les plus riches en effet de cette région. La confection de la soie et les bijoux sont leurs principales activités économiques à Varanasi. « La société est assez partagée, les pauvres, eux, vivent dans les bidonvilles, comme ce batelier, que j’avais rencontré,  et qui m’a proposé ses services pour un tour en bateau. Ainsi j’ai pu traverser le Gange au lever du soleil, et c’était le plus beau moment passé sur cette terre d’Asie. »

 

© Mathieu Rollinger

A la découverte de soi-même

« Dis-moi comment tu voyages, je te dirai dans quelle société tu vis et comment tu conçois ton existence. », disait un numéro de la revue Sciences humaines. Selon l’endroit visité, les personnes qui nous accompagnent durant cette découverte, voyager tend à nous apprendre autant sur la ville que sur nous-mêmes :  « Je n’ai pas changé de croyance, catholique. Mais j’ai acquis un rapport nouveau vis-à-vis de la mort. Je la conçois peut-être de manière plus positive, moins triste », pense Mathieu Rollinger.

Voici une idée de voyage qui change du soleil et de la mer, à faire avant de sombrer dans la vie active, où on cherche du travail, et où on est rattrapé par une vie familiale par la suite, voici une invitation à prendre le temps de découvrir le monde, de vivre différentes cultures, pour s’enrichir d’expériences, ne serait-ce que pour perfectionner son anglais !

 

En quelques chiffres, votre séjour à Varanasi :

Hôtel : 3€ la nuit environ

Repas (en restaurants) : environ 5€ par jour

Trajet de Dehli à Bénarès : 12h en train, 15/20€

Budget pour 1 mois de découverte du nord-ouest indien : 800€, billets d’avion compris.

 http://www.flickr.com//photos/109678483@N05/sets/72157639766126505/show/with/11949233626/

 

Roukaya Ben Fraj

Ivry : « parce qu’on n’en parle jamais »

Si Paris est la première destination touristique mondiale, cette réputation éclipse un périmètre dont les guides touristiques ne connaissent hélas que Versailles : la banlieue. Amandine vient d’Ivry, pas d’Evry, « ville rebelle des banlieues où il ne fait pas bon vivre » avec laquelle on confond trop souvent la première. À des années lumières des éternels clichés ressassés à peine le mot « banlieue » prononcé, Ivry montre à elle seule qu’il y a une vie au-delà du périphérique.

Amandine le dit haut et fort : « vivre à Ivry est à n’en pas douter une chance ». Bien desservie par les transports en commun, elle a l’avantage de se situer à vingt minutes du centre de Paris tout en proposant des loyers à des prix modiques. Autre bon point : la ville mène une vraie politique sociale et éducative afin que les habitants s’épanouissent tous, peu importe les moyens dont ils disposent. Et la présence de très nombreux établissements culturels complète le dessein. C’est même « la vraie fierté de la ville ». Ivry compte un cinéma à la sélection pointue qui propose des films indépendants sans pour autant s’égarer dans une avant-garde absconse, une salle de concert à la programmation de qualité, une médiathèque au catalogue varié et intelligent et, enfin, last but not least, le théâtre des Quartiers d’Ivry (TQI) dont les saisons sont toujours attendues avec impatience. En somme, Ivry est « la ville idéale des trentenaires qui souhaitent rester branchés, loin du brouhaha de la capitale », conclut Amandine.

Parc des Cormailles - F. Carrez

Le revers de la médaille, c’est que pour « sortir, faire la fête et découvrir des coins branchés, Ivry souffre de sa proximité avec Paris ». À l’exception du bar le Nouveau Brooklyn (BNB), qui rassemble toute la jeunesse ivryenne – voire parisienne -, l’endroit se désertifie le soir et « il ne s’y passe pas grand chose ». Malgré tout, la ville a organisé bon nombre d’évènements qui fédèrent véritablement les habitants, qui vivent alors au rythme de ces festivités. Il y a, par exemple, le rendez-vous incontournable que représente la Fête de la Ville, mais aussi vide-greniers et autres rencontres qui entretiennent la vie de quartier.

Si le capital touristique d’Ivry approche le zéro, rien n’empêche d’y passer une journée et de profiter du rythme de vie ralenti que propose cette anti-cité-dortoir. Amandine préconise pour ceci la piscine, rénovée depuis peu, les jardins de l’hôpital Charles Foix dont « l’architecture incroyable attire énormément de tournages » ou encore la pizzéria Pasqualina, pour sa carte bon marché et la bonne ambiance. Et le secret le mieux gardé de la ville : la librairie Envie de Lire. « C’est magique, à peine entrés, on a qu’une envie : y rester et lire un livre avec une tasse de thé bien chaude ! ». Vous êtes prévenus.

Hôpital Charles Foix - DR

Pour poursuivre l’exploration :

Le site de la ville d’Ivry : www.ivry94.fr

Théâtre des Quartiers d’Ivry : 69 avenue Danielle Casanova (94200, Ivry)

Bar le Nouveau Brooklyn : 39 rue Gabriel Péri (94200, Ivry)

Pasqualina : 84 rue Jean Le Galleu (94200, Ivry)

Envie de Lire : 16 rue Gabriel Péri (94200, Ivry)

Louise Bonnard

Belle-Île-en-Mer, la bien nommée

Gustave Flaubert, Claude Monet, André Gide, François Mitterand ou Johnny Depp la fréquentèrent, Sarah Bernhardt s’y isola, Laurent Voulzy la chanta, Alain Delon y fut docteur fou. Belle-Île-en-Mer a le charme discret des territoires insulaires du Morbihan ; s’y mêlent personnalités notoires et voyageurs prospères. Landes fouettées par le vent, architecture vernaculaire exempte de folies immobilières, cette île de la côte atlantique française agrège épris de paysages préservés et dilettantes de sports nautiques.

Belle-Île, sa citadelle et son bagne

À quelques encablures aquatiques de Lorient, Belle-Île-en-Mer et 17 kilomètres de long sur 9 de large, sa topographie escarpée et soumise aux vents atlantiques, ses quatre bourgades embrassent la baie du Morbihan. L’histoire de l’île apparaît en filigrane ténu dans son décor. Au Palais, Vauban modela une citadelle, adressée fièrement aux navigateurs pourvus d’intentions hostiles à la France. Distillés sur ses côtes, des bunkers sont les figures oubliées d’un passé militaire fécond, instauré dès le XVIe siècle. Sur la face la moins reluisante de l’île, les anciens se souviennent du bagne pour enfants, dont la trace, inscrite jusque dans les années 70, ne figure plus aujourd’hui que sur des pellicules du film inachevé de Marcel Carné (La Fleur de l’âge, 1947).

Belle-Île, ses crêpes et ses fest-noz

Les friands de grand air prendront train, ferry, voiture de location, camping ou gîte. Engloutiront des crêpes Chez Renée à Bangor, s’enivreront suavement à La Rhum’Heur à Sauzon, ou se laisseront bercer par les groupes des scènes ouvertes du Kaerpam au Palais. Les nombreuses petites galeries sont d’agréables refuges. Plages, centres hippiques, aéroclub, les infrastructures touristiques comblent les activités des chalands de passage pour quelques jours. Les sixties auraient vu des parachutages de caisses lestées de stupéfiants, s’échouant sur les plages de Belle-Île. Des réminiscences perdurent dans les bunkers allemands de la Seconde Guerre mondiale, théâtre nocturne de sound-systems. Un soir entre juillet et août, l’île résonne de rythmes reggae, de beats electro, au gré de la myriade de petits concerts du festival Belle Île On Air Les traditions festives, inhérentes au patrimoine insulaire, sont plus populaires : les fest-noz (« fêtes de nuit » en breton) produisent de joyeux rassemblements où des musiciens en costumes traditionnelles s’époumonent dans leur biniou, tandis que les chopes de cidre se vident à grandes gorgées.

Belle-Île, ses aiguilles et ses cieux

« La nature est particulièrement belle là-bas, et même si c’est touristique, rien n’est fait expressément pour les touristes. » affirme Mathieu, étudiant parisien et animateur saisonnier au centre de vacances de la SNCF. Les sites conservent l’attrait des paysages indomptés. A la Pointe des Poulains, le phare se plie au caprice de la marée, fermant ses portes lorsque la mer monte. Les Aiguilles de Port-Coton, monolithes plantés tortueusement près des falaises, suscitent immanquablement l’imagination : certains y voient Louis XIV, le Sphinx, un chien hurlant à la Lune, ou encore le Mont Saint-Michel. Mathieu revient chaque été depuis cinq ans et garde un souvenir chatoyant de l’île. La couleur des cieux, partagés entre un bleu étincelant et le blanc opaque d’une brume dense, l’a marqué. Les tons incendiaires du soleil couchant ou les camaïeux subtils du petit matin, après une nuit blanche sur la plage, guitare sous le bras. « Au lever du soleil, nous allons sur le toit de la colonie. Les couleurs sont extraordinaires. Le soleil rase toute la côte nord. Le 14 juillet, on peut admirer les feux d’artifice de toute la baie du Morbihan ! »

TEXTE Marie Fantozzi IMAGES Mathieu Rollinger