La NBA, ou le sport comme vecteur de valeurs

Dans une société où l’on s’accorde à considérer le sport comme un simple divertissement, voire un business, il paraît important de mettre en lumière d’autres valeurs associées au sport et à ses institutions. Dans le cas présent, il s’agit de s’intéresser à l’une des grandes ligues américaines, en l’occurrence, la NBA, véritable modèle, tant économiquement que socialement. Entre actions humanitaires, actions commémoratives et prises de positions, la ligue américaine de basketball fait figure d’institution engagée socialement. Lire la suite

Publicités

L’autisme au quotidien : force ou faiblesse?

                   Avril n’est pas seulement le mois des blagues douteuses et des chocolats de Pâques, c’est aussi le mois de la sensibilisation mondiale à l’autisme. Avec aujourd’hui une personne sur 1000 de touchée, et les garçons plus souvent que les filles, l’autisme en est encore au stade de la recherche en France. Rencontre avec Guido, un adolescent dont l’autisme fait partie du quotidien.

            L’autisme est un trouble du développement humain, caractérisé généralement par une interaction sociale et une communication anormales, avec des comportements répétitifs et restreints. Il existe une diversité de formes et de causes potentielles, d’une part génétique et d’autre part des influences venant de l’environnement. Beaucoup de recherches sont encore en cours et il n’est pour l’heure pas possible de déterminer la cause spécifique de l’autisme.
La prise en charge de ce trouble dépend principalement de la précocité de son dépistage, or celui-ci est encore trop insuffisant en France.
Guido fait partis de ceux qui ont été dépisté (trop) tard. Aujourd’hui 15 ans, il a appris il y a seulement un an qu’il était porteur d’autisme. Après être passé par plusieurs spécialistes pendant sa jeunesse comme des orthophonistes, psychiatres et psychologues, sans jamais recevoir de diagnostic concret, ce n’est qu’à ses 14 ans que le couperet tombe et qu’un verdict est donné. « Au début, cela a été un choc pour moi car je me suis toujours senti normal, même si sur certains points je remarquais une différence avec d’autres de mon âge. ». Loin des clichés parfois véhiculés dans les médias, il avoue aujourd’hui se sentir comme avoir une étiquette sur le front, d’être catalogué et il doit surtout maintenant accepter « d’être autiste ».

Image

            Depuis quelques années, Guido vit une véritable passion pour le cyclisme de route et s’épanouit pleinement dans ce sport. « L’autisme n’est pas un handicap dans le vélo, au contraire, j’ai appris à être un battant et à ne jamais abandonner. » Dans le monde du sport, chacun est jugé de la même manière et plus important encore, son autisme ne se voit pas. Etre en compétition avec des jeunes de son âge, qui ignorent sa situation lui permet de se sentir « normal », et de se donner à fond dans quelque chose qu’il aime. Au lycée général où Guido étudie en Seconde, c’est différent : « Je me sens souvent frustré quand d’autres arrivent facilement à faire quelque chose, et qu’à moi, il me faut plus de temps ». Quand son petit frère de 13 ans passe en moyenne une demi-heure à faire ses devoirs, Guido lui, y passe bien plus de temps, et a parfois besoin d’un peu d’aide. Là encore, il ne se laisse pas abattre et envisage de faire un Bac STMG (Sciences et Technologies du Management et de la Gestion) l’année prochaine.

            Lorsque je lui demande s’il y a quelque chose qu’il souhaiterait changer chez lui, il me répond « être plus sociable ». Dans 10 à 15 ans, Guido s’imagine vivre à l’étranger avec une petite amie, beaucoup d’amis, et avoir un travail qui lui plait. « Mon seul souhait c’est de réussir dans la vie, d’être comme tout le monde. » Des souhaits en rien différents de n’importe quel adolescent de 15 ans et pourtant, il ne faut pas oublier qu’une des caractéristiques principales de l’autisme, c’est une interaction sociale et une communication difficile. Pour Guido, c’est dur de faire le premier pas, d’aller vers les autres, et il a parfois l’impression d’être à l’écart à cause de cette difficulté.

 «Il ne faut pas nous [les personnes autistes] ignorer».

Image

En plein effort de compétition.

            Les conseils qui lui apportent la psychologue qui le suit lui sont bénéfiques, car ils lui permettent d’appréhender le monde différemment, plus sereinement, et de lui donner de simples astuces ne serait-ce pour aborder de nouvelles personnes. Optimiste et battant, chaque petite victoire est un souffle d’espoir pour cet adolescent plein d’ambitions qui ne laissera pas l’autisme lui empêcher d’atteindre son but.

Lotte KOERHUIS
n° 21109236

Publication : SantéMagazine

 

 

 

 

 

 

 

 

La « Street Workout », le nouveau sport hors du commun

Image

Photographie personnelle – Cédric Mélane alias Loop’s

Cédric Mélane, plus connu sous le nom de Loop’s, nous a accordé un peu de son temps afin de nous parler de sa passion : la Street Workout.

Le jeune homme âgé de 21 ans, pratique ce sport depuis maintenant 1 an et demi, et cela en parallèle à son emploi de policier.

Diplômé en Système électronique numérique et alarme incendie, ce dernier a pour ambition d’intégrer l’armée de terre.

Un mental d’acier et une solidarité à toute épreuve

Bien trop souvent confondu avec le culturisme (ou bodybuilding) – sport qui consiste principalement à développer la masse musculaire dans un but esthétique – la Street Workout a une idéologie totalement opposée à celui-ci. En effet, le mental et le dépassement de soi sont les priorités de ce sport.

« J’aime ce sport car en le pratiquant on change de mentalité, on devient plus optimiste », déclare Cédric. « De plus, on a une totale liberté de nos mouvements. On se fixe nous même nos objectifs, en fonction de ce que l’on veut et ce que l’on peut atteindre », affirme-t-il.

Leader de son équipe : les Iron Brothers (frères de fer), le jeune homme sait faire régner l’ordre. A cheval sur la discipline et le respect, Cédric souhaite faire avancer ses coéquipiers :

« J’ai toujours voulu monter ma propre équipe, avec le temps on a su gagner en performance et en maturité. »

Démonstratif et à l’écoute, il base ses valeurs sur l’entraide et la solidarité.

Un sport à contre courant

Allant à l’encontre de l’avènement pour les sports en salle, les pratiquants de ce sport misent tout sur l’extérieur et comment ils peuvent exploiter les lieux accessibles à tous. Certes, il est fréquent d’apercevoir des individus courir en pleine rue. Toutefois, les Iron Brothers réalisent des exercices physiques beaucoup plus poussés et des figures relevant du spectaculaires.

« Comme dirait l’un de mes frères de fer : Aime le sport plus que le résultat et même le ciel ne résistera pas à ton ascension. Je pense que les adeptes du sport en salle, on plus l’amour de la salle et non du sport en lui-même », déclare le leader d’équipe.

 Le but de la Street Workout est de faire un maximum d’exercices physiques (pompes, tractions…), et tout cela en variant les mouvements. Il faut savoir que la majorité des mouvements et figures réalisés relèvent du gainage.

De plus, aucune surcharge n’est utilisée dans la pratique de ce sport hors du commun.

« Le seul poids que nous utilisons est celui de notre corps », confie Loop’s.

Une force de caractère inébranlable

Atteint de l’aplasie médullaire (maladie qui affecte la moelle osseuse), le jeune homme reste optimiste et persévérant :

« Les médecins m’ont conseillé de poursuivre le sport, rien ne m’empêchera de réaliser mes rêves », confie-t-il.

Véritable passionné, Cédric ne se voit pas vivre sans activité sportive.

En véritable soldat, ce pratiquant de Street Workout s’impose des entraînements draconiens allant de 5 à 6 fois par semaine, en raison de 3 à 5 heures d’entraînements par jours.

« Certes, certains de mes objectifs sont durs à atteindre, mais on prend l’habitude face à la difficulté », affirme-t-il.

Un univers sous haute tension

Diverses compétitions sont organisées autour de ce sport, aussi bien au niveau local, qu’international. La concurrence est accrue dans ce milieu et un véritable engouement s’est crée autour de cette pratique particulière, aussi bien pour les pratiquants, que les fans.

 Les « Pompes freestyle », le « Press up Tour » (concours de tractions et pompes), le « Pull and Push » (tirer-pousser), le « NO JOKE, training » (pas d’amusement, entraînement)… sont entre autres des noms célèbres de tournois. Chaque groupe est libre d’organiser une rencontre. En plus d’une renommée certaine à acquérir, divers prix sont remis aux gagnants.

 Bien plus que de simples sportifs, les Iron Brothers s’imposent comme étant de véritables athlètes et artistes. Ne se limitant pas au compétitif, ils sont également des coachs personnalisés, ils effectuent des représentations et des démonstrations au sein de divers universités de la région parisienne.

Image

Image

 Photographies – Touts droits réservés Iron Brothers

Contacts :

IronBroHD
Iron Bro’ – Street Workout

 

Jennifer GACE

Licence 3 – Information et Communication

 

Publications : Magazines dédiés au sport (Sport, Sport & Vie, Le Sport, Sport & Style…), publications sportives, Le Parisien, La Croix, Libération… Rubriques : Sports & Loisirs.

La Color Run arrive en France pour la première fois !

Le Dimanche 13 avril 2014, la course Color Run, déjà célèbre dans de nombreux pays, donnera son top départ à Paris. A vos baskets pour cet événement sportif et festif !

Le départ de The Color Run aussi connu comme « les 5 kilomètres les plus joyeux de la planète » (The Happiest 5k on the Planet) sera lancé le dimanche 13 avril à 9h30 à Hôtel de ville, sur le parvis de la Mairie de Paris. Une course pendant laquelle des membres de l’organisation lanceront de la poudre de couleur à chacun des 5 kilomètres, pour qu’à l’arrivée au Trocadéro les coureurs soient hauts en couleurs. Une fois la course finie, les « color runners » pourront reprendre des forces avec un sandwich qui leur sera offert. Un festival de musique jusqu’à 15h clôturera cette journée événement.Color Run parcours

 Une course pour tous.

Le parcours de 5 kilomètres dans les rues de Paris, est adapté aux passionné(e)s de course (certain(e)s auront peut-être couru le marathon de Paris le weekend d’avant) comme Malik.D, futur « color runner » qui nous explique « Je fais habituellement des footings de 10km, je fais la Color Run pour le côté sportif, mais pas pour l’exploit ! Et aussi parce que je trouve que courir sur les quais de Paris est une très chouette idée, ça ne se présente pas tous les jours !  »

Mais la course se destine aussi aux amateurs et débutants, Anne.K ne court jamais mais elle confie s’être inscrite pour « Le concept, l’idée, et le côté convivial de cette course. Ça donne envie de se mettre au sport en fait. » En effet, le but n’est pas d’arriver premier, ni de battre des records, mais de s’amuser et de profiter des 5km. Clara.B ajoute « On s’est inscrit avec des amis pour rigoler, parce qu’on a vu des vidéos et des photos des Color Run du monde entier, ça nous tout de suite a donné envie ! »

 Un engouement vitesse grand V.

Les inscriptions se sont ouvertes le 14 février, mais en moins d’une semaine toutes les places ont été vendues! C’est déjà un succès. On peut cependant se mettre sur une liste « VIP » par ici : thecolorrun.fr.  afin d’être informé si de nouvelles places sont ouvertes. Les inscriptions se font en solo pour 35 euros ou en équipe (de 4 personnes minimum, pas de maximum) pour 30 euros par personne, et 25 euros pour les moins de 15 ans.

Portrait 4

Un événement sportif, festif et caritatif.

Créée en Janvier 2012 à Phoenix aux Etats-Unis cette course à donné lieu à 100 événements rassemblant près d’1 million de personnes en 2013. L’argent rapporté par la course sera en partie reversé à l’association Les Chevaliers du Ciel parainnée par l’acteur José Garcia qui offre la possibilité à des enfants malades, handicapés, ou défavorisés de réaliser un baptême de l’air. L’association organise aussi beaucoup d’événements pour ces enfants et pour des enfants qui n’ont aucun de ces problèmes là afin que leur différence ne soit plus un obstacle.  La future « color runneuse » Gabrielle.P déclare « Je cours de temps en temps pour le plaisir, je ne suis pas marathonienne, mais cette course à l’air très drôle et très belle. C’est l’occasion de voir la ville d’une manière différente, d’en prendre plein les yeux. Et en plus, c’est pour la bonne cause !» Voilà qui est bien résumé.

En 2014, The Color Run s’exporte dans plusieurs pays du monde comme Italie, Allemagne, Pays-Bas, Royaume-Uni et aussi pour la première fois en France. En avril ce sera a Paris mais si c’est un véritable succès d’autres pourraient voir le jour dans d’autres villes françaises. Ça promet d’être fun comme l’annonce le slogan de la course « Be healthy, Be happy, be you, be a Color Runner ! »*

*Sois en bonne santé, sois heureux, sois toi-même, deviens un Color Runner

Regardez de plus près :

Alors? Ça donne envie, non?

Sarah Lazes

Crédits photos : Blanc Foncé

Publication visée: site internet d’informations pour les parisiens comme Sortir à Paris, My Little Paris… et les sites de sports comme Run actu.

Solférino : une station huppée à Paris

Les berges de la Seine ont récemment fait peau neuve, proposant depuis des animations variées. Les vacances de février sont l’occasion de s’offrir un après midi comme à la montagne, en plein cœur de Paris. Bienvenue aux sports d’hiver.

Les enfants se pressent pour une course sur la piste de biathlon

Avec la première édition des Berges sur Neige, la mairie de Paris propose un projet étonnant : une station de ski dans la capitale. A l’instar et face au succès de Paris Plage, la ville a installé une piste de biathlon et un rink de curling sur ses quais, près du métro Solférino. Une initiative originale, déjà saluée par les parisiens. « Skier à deux pas des péniches, c’est surprenant ! Les enfants sont ravis et avec les vacances scolaires, ils en profitent d’autant plus », nous confie une mère de famille venue passer l’après midi avec sa fille. Seul ou en groupe, le lieu est aussi idéal pour faire connaissance avec ces skieurs parisiens d’un nouveau genre. Avec la complicité de la municipalité et du groupe European Event, il ne neige toujours pas à Paris, mais presque …

A la découverte des sports olympiques

Le curling en étonnera plus d’un. Aussi appelé pétanque sur glace, ce sport d’origine écossaise se pratique sur une surface semblable à une patinoire, et armé d’un balai. Le but est simple, faire glisser des pierres au plus près d’une cible dessinée sur la glace. Mais attention, il faudra faire preuve d’adresse et de précision pour atteindre le cœur de la cible.

Les fans de glisse seront comblés au biathlon. Après avoir chaussé les skis, les participants effectuent 100 mètres d’une course effrénée en ski de fond avant d’atteindre le stand de tir aux fusils lasers. Une épreuve amusante mêlant rapidité et adresse. Pas de panique, pour les néophytes, un moniteur de ski diplômé enseigne même les bases de la discipline.

Rares sont les adultes qui se lancent sur les pistes des Berges sur Neige, la jeunesse est plus téméraire. Pourtant, les organisateurs n’hésitent pas à le rappeler « tout le monde peut participer et s’offrir un moment de plaisir comme sur les pistes. Il n’y a aucune limite d’âge !». Au fait, épargnez vous le voyage en métro skis et balais à la main, le matériel est prêté pour l’occasion. Sotchi n’a qu’à bien se tenir, Solférino a aussi ses Olympiades !

Un repos mérité

Après ce lot d’émotions et de sensations fortes, place à la détente. Une salle chauffée est mise à disposition à proximité du stand de biathlon. Profitez en pour vous prélasser et vous ressourcer au milieu du coin coussins, un chocolat chaud à la main. Loin de n’avoir qu’une corde à son arc, l’endroit est aussi un temple du jeu. Jeux de sociétés, coloriage, babyfoot, billard, tennis de table, flipper ou encore fléchettes, le choix est large, gratuit et à volonté. De quoi passer un moment agréable aux côtés de vos compagnons de glissades. C’est aussi une bonne alternative pour terminer l’après midi au sec si la météo devient capricieuse.

Les vacances de février seront donc sportives et enneigées. On vous l’aura dit, cet hiver Courchevel n’est plus tendance, c’est à Paris qu’il faut être ! Alors, rendez vous tout shuss sur les bords de Seine.

Informations pratiques :
Site officiel
Du samedi 15 février au dimanche 2 mars

Port de Solférino et Port du Gros Caillou

Ouvert de 10h à 18h
Gratuit

Camille Ventura

Crédit photo : CV

Publication visée : Le Bonbon

Date de publication : 15 février 2014

Osez faire un saut avec Pop In the City !

Image

Partir à la découverte du lointain n’est plus un rêve inaccessible. Pop In the City vous fait voyager dans des régions décalées et méconnues mais à forte identité culturelle (Porto, Bologne et Aix-en-Provence pour les éditions précédentes). Seules conditions à remplir : être une femme âgée d’au moins 18 ans et participer en binôme. Cette année, trois destinations sont prévues dont 2 villes étrangères et une française avec des dates prévues durant l’été. Une seule a pour l’instant était dévoilé : Utrecht aux Pays-Bas, le 14 juin 2014. Mais il faudra être patiente car cette destination annonce déjà complet ! L’idée originale de Sophie Gastine, Clémentine Charles et Marie Pichot.  Animées par un avide appétit en matière de voyages, encourageant le dépassement de soi et ayant participé à de nombreuses courses, elles décident de vous faire partager leur passion. Un raid urbain purement féminin donc, et le premier d’envergure européenne.

L’aventure dure chaque fois une journée, le samedi de 9h à 17h. Quelques heures transformées en innombrables souvenirs. Il y a 5 grandes catégories de défis : sport, art, extrême, culture et solidarité. En tout, 20 énigmes et challenges à résoudre (au minimum 7 pour ne pas être disqualifiée) sont inscrits sur leur roadbook. L’effet de surprise est garantie puisqu’aucune des épreuves n’est dévoilée avant. Le principe est de découvrir et de vivre de nouvelles expériences auxquelles on n’aurait jamais pu avoir accès. Un combat contre l’équipe masculine de foot américain,  immersion dans « un caisson à feu » où la température peut monter jusqu’à 650° ou bien encore dégustation de grillons accompagnés de ses vers de farine. Inutile d’être sportive de haut niveau pour participer. Une belle initiative qui, au final, ne s’arrête pas là. C’est un voyage aussi très humain. Lors d’un challenge, 1 000 euros ont pu être ainsi récoltés pour Yanis, fils et petit-fils de pompier, atteint d’une infirmité motrice cérébrale (Pour le soutenir c’est ici). Certaines s’adonnent à du tourisme tandis que d’autres y vont pour réaliser de véritables performances et se dépasser physiquement. Aucun téléphone portable n’est autorisé mais demander de l’aide aux habitants par un quelconque moyen que ce soit est admis. Le dépaysement y est total. L’occasion de découvrir tant physiquement que culturellement tout un continent. Pop In the City c’est la rencontre de femmes, issues de pays différents, se regroupant  autour d’un même objectif : oser. Une expérience intimiste puisqu’aucune caméra n’est présente. Mais aussi par le petit nombre de participantes. Depuis sa création en mars 2002, à chaque édition, seulement 400 à 500 participantes sont autorisées à concourir.

Les hommes ne sont pas laissés en reste. Même si la compétition leur ait interdite, nombreux sont ceux qui aident à l’élaboration de ce projet en qualité de bénévoles. La solidarité est un des atouts majeurs de cet évènement. C’est chaque fois toute une ville qui se mobilise pour aider les candidates mais aussi faire rayonner leur patrimoine au-delà des frontières. Pop In the City c’est ‘‘se retrouver entre filles et se dépasser sans être jugée par des hommes’’ confie Emmanuelle, 28 ans, ancienne participante de Pop In Aix et future participante de Pop In Utrecht. Un raid qui ne se veut pas féministe, loin de là. Il s’agit de promouvoir une certaine modernité et mettre en avant ces femmes qui osent de plus en plus sortir de la routine.

Par DUFOUR Jessica
Source photographique : Facebook officiel de Pop In the City 
Publication : Sport

Le Hurling irlandais : à la découverte d’un sport hors-norme

Parmi les disciplines sportives méconnues dans le monde, le Hurling occupe une place de choix. Troisième sport le plus populaire en Irlande (après le football gaélique et le football, tel qu’on le connaît), le Hurling peine à se populariser hors de ses frontières. C’est que ce sport obéit à des règles très spécifiques, qui mélangent habilité et performance physique remarquable. Kévin Renard a eu la chance d’assister à un match lors d’un voyage scolaire sur l’Ile Verte. Retour sur un sport où (presque) tous les coups sont permis !


« C’est un sport de bourrin, vraiment ! » Voilà qui est dit. Imaginez plutôt : une balle (le sliotar), ne pesant pas plus de 100 grammes mais pouvant atteindre les 160 km/h. Une cross en bois de près d’un mètre (le hurley) pour la frapper. Voilà tout ce dont doit vous avez besoin pour entamer une partie de Hurling. Ni protections, ni gants, ni casque.

Le Hurley et le sliotar, les deux éléments indispensables à tout joueur de Hurling. Photo : en.wikipedia.org

Le Hurley et le sliotar, les deux éléments indispensables à tout joueur de Hurling. Photo : en.wikipedia.org

Pourtant, en face, vos adversaires agitent eux aussi ces gourdins aux airs de hache. Ils vous assaillent de toutes parts, en espérant vous accrocher par derrière ou vous bloquer de front. Pas question pour autant de plaquer un joueur, contrairement au rugby. En revanche, les mises en échec ou charges à l’épaule sont courantes. Et la partie continue : vous parcourez à vive allure un immense terrain de près de 150 mètres en pesant les options qui s’offrent à vous. Vous pouvez faire une passe à un coéquipier, soit en frappant la balle avec votre main (nue) ou votre pied (chaussé). Mais personne n’est disponible, alors vous vous préparez à tirer – qu’importe si vous êtes encore à 90 mètres des buts. Vous prenez appui, puis frappez puissamment la balle avec votre hurley. Goal !

L'Association athlétique gaélique (ou GAA) compte pas moins de 100 000 licenciés. Photo : et.wikipedia.org

L’Association athlétique gaélique (ou GAA) compte pas moins de 100 000 licenciés. Photo : et.wikipedia.org

« Le principe est assez simple en fait : deux équipes de 15 joueurs tentent de marquer le plus de points possibles en frappant le sliotar pour le placer entre les poteaux de buts de l’équipe adverse. » Comme au foot, un joueur peut tirer de n’importe où sur le terrain, y compris à quelques centimètres des buts devant le gardien (« le plus dingue de tous! »). Une balle qui traverse les poteaux au dessus de la barre transversale rapporte un point. Si la balle entre sous la barre transversale, dans la cage du gardien trois points sont marqués. Le score est affiché de cette manière (but-point) pour chaque équipe. A la fin du match, on fait les calculs. Et on va au pub évidemment, pour la traditionnelle troisième mi-temps :« On s’y est tous retrouvés à la fin du match, joueurs, spectateurs, élèves de la classe,… Il y avait une de ces ambiances ! »

Le Hurling serait le sport le plus vieux du monde puisqu’il daterait de l’arrivée des premiers Celtes en Irlande, il y a de cela 3000 ans. Considéré comme le jeu collectif le plus rapide, ses joueurs forcent l’admiration tant par leur endurance, leur robustesse, et leur engagement (très) physique. Courses effrénées, coup de crosses, plaquages pas toujours réglementaires sont au menu de ce sport viril à souhait ! Et si le fighting spirit si souvent associé au rugby et à son XV de trèfle venait de là ?


Julien Tellier