A Paris cet hiver : Première exposition mondiale du maître Martin Scorsese

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Photographie de Martin Scorsese tenant une photographie de sa famille

Une exposition sur le réalisateur américain, Martin Scorsese, se tient depuis ce 20 octobre 2015 et continuera jusqu’au 14 février prochain à la Cinémathèque française de Paris-Bercy : c’est une première mondiale ! Elle permettra aux novices ou pseudo-novices (catégorie dans laquelle nous nous trouvons à peu près tous), de découvrir et aux cinéphiles dans l’âme de re-découvrir les splendides classiques du réalisateur. Si nous devions citer quelques mots pour décrire Scorsese : américain, réalisateur, succès, le Loup de Wall Street, Shutter Island, Casino, génie du cinéma, apprécié, reconnu… On pourrait même en dire plus grâce à l’exposition : un amoureux éperdu de DeNiro et DiCaprio, fan de Hitchcok, travailleur acharné mais doté d’un génie certain et certainement complètement psychopathe. Boutade mise à part, connaissons-nous vraiment ce génie du septième art ?

C’est dans une ambiance très intimiste que l’on peut directement s’immerger vers les prémices de l’exposition, dans une sorte de sas où l’on est plongé dans des scènes particulièrement marquante de ces films cultes : voix sur fonds noires, ambiance sombre et vibrante.

L’exposition qui s’en suit apparait sous forme d’une rétrospective sur Martin Scorsese permettant de se plonger dans « l’univers du réalisateur américain » qui selon Catherine ; 68 ans, traductrice à la retraite qui s’est elle-même trouvée dans le milieu cinématographique et donc personnellement influencée par le réalisateur ; est dessiné comme quelque chose « d’intelligent et pertinent ». On a une représentation assez significative de l’intégralité des influences qui ont bercé le jeune Martin : aspirations religieuses, culturelles et urbaines au sein du quartier de New York, Little Italie alliant les gangs et son environnement de sécurité familiale. Cette dernière notion est par ailleurs capital pour lui et se trouve au coeur de beaucoup de ses oeuvres.

On peut aussi voir peindre ses méthodes de travail à l’aide d’objet créer directement par ses soins comme plusieurs photographies, Storyboards, costumes, affiches, objets cultes, que certains de ses proches ont rassemblé pour ce que le dossier de presse de la Cinémathèque appelle : « la plus grande exposition jamais organisée sur le réalisateur ». Scorsese se trouve réellement acharné dans la réalisation de ses films, allant lui même en repérage des lieux de tournage, prendre le soin de dessiner chaque plan, tenu, mouvement, ainsi que le contrôle et la direction de chaque étape du montage des scènes et c’est ce d’où selon moi provient son succès (talent inée mis à part) : son acharnement à la cohérence.

Et dire, que ce cher virtuose du cinéma souhaitait à la base être photographe. Nous serions passé à coté du magnifique Les Affranchis, du mythique Casino et du tellement dévergondé  Taxi Driver. Martin Scorsese, c’est également une grande histoire d’amour avec ces acteurs que l’on sait trop apprécié dont Robert DeNiro, Leonardo DiCaprio, Sharon Stone et tant d’autres.

Pour cet acteur majeur du cinéma, l’histoire inclue dans la conception et la réalisation d’un film n’est pas seulement de faire des films mais les raconter, faire passer un message peut-être pas seulement de se dire lorsque nous sortons d’une séance de cinéma « oh quel bon film », « superbement bien réalisé » mais de comprendre comment cela à été réaliser et dans quel but, qu’est-ce qui se cache derrière ce que l’on me montre.

Les journées plutôt calme favorise l’immersion totale au coeur du sujet et après un peu plus de deux heures à gravité dans les petites parcelles dont le réalisateur de talent veux bien partager avec nous cependant selon Jérémy, 24 ans, étudiant en cinéma, cela est peut-être un tantinet trop court, « on veux en voir plus », effectivement on sort de l’exposition un peu sur sa faim, obligé de courir voir ou re-voir l’intégralité de la filmographie du grand Martin Scorsese que bien évidemment nous propose d’acheter la cinémathèque à la fin de l’exposition en plus de plusieurs autres goodies aux effigies du génie, de ses oeuvres et ses collaborateurs prestigieux.

En bref, chères lectrices et lecteurs, on ne serait trop vous conseillez d’aller faire un petit tour car et puis zut, c’est la première exposition et la plus grande exposition mondiale de Scorsese. C’est toujours bien de pouvoir se dire un jour proche ou lointain, autour d’un verre de vin en plein milieu d’une soirée hype : I Was Here.

 Mégane Flament, Elle magazine rubrique Bon plan (sorties)

Photographie prise durant l’exposition avec mon smartphone

697 mots

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Zoé Cauwet, les premiers pas d’une jeune réalisatrice

Le 14 Novembre dernier, il y avait foule devant le cinéma Le Balzac, situé dans le 8ème arrondissement de Paris, pour l’avant première du moyen métrage de Zoé Cauwet : « Les Vigilantes ». Environ 150 personnes étaient attendues pour découvrir le fruit d’un travail de longue haleine ayant nécessité pas moins de trois années de travail.

Zoé, jeune femme souriante de 29 ans, est apparue très stressée face à un public d’amis et de professionnels :

« Je sais qu’ils ne me feront pas de cadeaux, ils diront vraiment ce qu’ils pensent, ça passe ou ça casse !
Rendez-vous après la projection». 

Cette projection est l’aboutissement d’une passion née dans son enfance. Zoé s’est plongée dans l’univers du cinéma très jeune, son père étant scénariste, elle a toujours baigné dans ce milieu. Après avoir suivi une option audiovisuelle au lycée, et visionné des tonnes de films, elle s’est lancée dans des études universitaires spécialisées dans le cinéma :« J’ai eu une moyenne de 15 : je n’ai passé qu’un seul contrôle. En fait je m’ennuyai beaucoup ! ». Trois mois plus tard, elle quitte l’université pour débuter sa carrière de réalisatrice. Après un premier court métrage, « La Rencontre » récompensé par deux prix du public (Festival Café Lumière et prix cinéslam du Festival du Film Francophone Stuttgart-Tübngen), elle propose aujourd’hui son deuxième projet cinématographique.

BL-AFFICHES« Les Vigilantes » est un film urbain noir porté par deux personnages au tempérament fort : Marie, une jeune comédienne en devenir, vient d’emménager dans une grande ville. Un soir, elle est agressée par un homme dans une cage d’escalier. Perdue elle fait la rencontre d’Eve, une jeune femme marginale aux nerfs à vif qui l’entraîne dans un dédale nocturne et violent. Le temps d’une nuit, elles deviennent « Les Vigilantes ». Marie et Eve,  sont deux personnages que tout oppose à première vue, mais qui constituent deux parties d’un même être ; l’une est pure et entière, l’autre polymorphe, elles se cherchent et ne cessent de changer.

Zoé a voulu représenter à travers son moyen métrage, le malaise lié à la marginalité, à l’exclusion et à la solitude d’une personne qui refuse de jouer un rôle social pré-établi, en le superposant aux questions de la construction sociale de l’identité sexuelle.

Fin de la projection : la salle est debout pour applaudir chaleureusement le travail de la jeune réalisatrice. Les avis sont positifs, Claire âgée de 47 ans nous parle d’un « film très émouvant, la lumière à une grande importance, c’est elle qui donne l’intensité du film, certains plans sont aussi très originaux ». Pour Olivia, 22 ans,« les actrices sont géniales le film fait vraiment très professionnel, il y a juste une scène qui m’échappe, celle où tous les acteurs portent un masque, mais cela doit avoir un sens caché ! ». Enfin Bertrand, 32 ans, nous parle d’un « moyen métrage très intéressant, un joli travail qui j’espère saura être récompensé ».

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Le moyen métrage de Zoé va continuer sa vie en projection dans les festivals, il a déjà été nominé au Portobello Film Festival de Londres et une deuxième projection est prévue le 27 Novembre par la SACEM. Une reconnaissance attendue, compte tenu des deux années d’écriture que lui a demandé « Les Vigilantes » et des nombreuses aides collectées : c’est fin 2013, lorsqu’elle obtient le soutien financier de la Région Bretagne et du Département du Finistère (environ 60 000 €) ainsi que l’aide de la SACEM (Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique), de l’association Beaumarchais et du site de financement participatif Touscoprod (environ 13 500 €), qu’elle envisage le tournage des Vigilantes.

Mais Zoé ne compte pas s’arrêter là : « J’ai pour l’instant un scénario de long métrage écrit, que je mets dans mes tiroirs car tout est en studio, et il coute malheureusement trop cher pour un premier long métrage dans le paysage cinématographique français. Pour l’heure j’attends la réponse de l’ayant droit d’un livre de Jean Genet que je veux adapter en long métrage. Pour 2015 ce sera un documentaire dans une école de Pompes Funèbres ».

Pour avoir un aperçu du moyen métrage, cliquez sur la bande annonce :

http://melocotonfilms.com/les-vigilantes/

Pauline Dutheil

Publications envisagées : Magazine Les Cahiers du Cinéma / Magazine Studio CinéLive / Magazine Première

Sources des photos :
– photo de la projection : Pauline Dutheil
– affiche : créée par la boite de production Mélocoton
– portrait de Zoé : Zoé Cauwet

Césars vs. Oscars : les Américains sont-ils meilleurs que les Français ?

Les Oscars sont aux Etats-Unis ce que les Césars sont à la France : la plus prestigieuse cérémonie récompensant le monde du cinéma. L’une s’étant déroulée au Théâtre du Châtelet à Paris ce vendredi 28 février et l’autre au Dolby Theatre de Los Angeles ce dimanche 2 mars, à deux jours d’intervalle, les comparaisons ont vite été faites entre les deux cérémonies, certains critiquant vivement la France et d’autres la défendant jusqu’au bout.

Des mentalités différentes

Que ce soit les récompenses cinématographiques ou musicales, ou bien les jeux concours tels que Danse Avec Les Stars ou The Voice, les Américains et les Français ne fonctionnent pas de la même façon. Aux Etats-Unis, il y a cette idée de faire le show « à l’américaine », comme le disent les Français. Ils se prennent beaucoup moins au sérieux et se donnent à 200% quand ils sont invités quelque part. En France, les artistes sont beaucoup plus contrôlés, encadrés, rien ne doit dépasser et cela peut donner des émissions parfois trop lisses. Bien ou moins bien, les avis divergent.
« Je ne pense pas que les Américains soient meilleurs que les Français. C’est une autre culture, il faut arrêter de toujours les comparer. » Voilà l’avis de Nathan, 20 ans, étudiant en théâtre dans le but de devenir comédien. C’est vrai que lorsque l’on compare les deux cérémonies, il est facile de critiquer la France. Maîtresse de cérémonie aux Oscars, Ellen DeGeneres, célèbre présentatrice de talk-show américaine, a assuré le show en se moquant gentiment des invités (notamment des chutes cultes de Jennifer Lawrence), a su faire rire la salle durant toute la soirée et a même fait distribuer des pizzas à l’assemblée avec un Brad Pitt fournissant les assiettes en carton. Un selfie a même été pris avec toutes les stars du moment, dépassant les deux millions de retweets sur le réseau social Twitter, un record.

Selfie pris par Bradley Cooper avec entre autres Ellen DeGeneres, Jennifer Lawrence, Meryl Streep, Brad Pitt, Julia Roberts et Jared Leto.

Selfie pris par Bradley Cooper avec entre autres Ellen DeGeneres, Jennifer Lawrence, Meryl Streep, Brad Pitt, Julia Roberts et Jared Leto.

Les Américains, vraiment meilleurs que les Français ?

Jennifer, 21 ans : « Tous les Français veulent connaître les gagnants des Oscars et les temps forts de la cérémonie. Je ne pense pas que ce soit réciproque Outre-Atlantique. » Quand on voit l’ambiance aux Oscars, les Américains rigoleraient sûrement devant les Césars. Malgré la bonne volonté de Cécile de France, la maîtresse de cérémonie, et celle des différents présentateurs qui ont enchaîné les sketchs, la légèreté n’était pas au rendez-vous et seuls des rires étouffés se sont fait entendre dans l’audience. Est-ce parce que la cérémonie est ennuyeuse ou simplement parce que les comédiens français prennent cela trop au sérieux ?
« D’accord, les Américains font de meilleures cérémonies, mais au moins nous avons l’assurance maladie et n’importe qui ne peut pas porter une arme, pas vrai ? » plaisante Nathan, visiblement fervent supporteur de son pays. Si l’on compare les Etats-Unis et la France sur tous les sujets, les deux ont des qualités et des défauts. Mais si l’on se concentre sur ces deux cérémonies, il n’y a qu’à voir l’engouement qu’elles causent : les Oscars sont un rendez-vous annuel immanquable, tandis que les Césars ont connu leur plus mauvais score depuis des années.

Et les gagnants dans tout ça ?

Le palmarès de la 39ème cérémonie des Césars.

Le palmarès de la 39ème cérémonie des Césars.

A part le triomphe de Guillaume Gallienne pour Les Garçons et Guillaume, à table ! ainsi que le sacre d’Adèle Exarchopoulos en tant que meilleur espoir féminin dans La Vie d’Adèle, la plupart des prix ont été remis à des films passés inaperçus aux yeux du grand public. Le palmarès des Oscars : Gravity, Dallas Buyers Club, 12 Years A Slave… Des cartons au box-office. A chacun d’en faire sa propre interprétation…

Romane BARRIER
Publication : Première
(Photos : site officiel des Césars, twitter d’Ellen DeGeneres)

Star Wars Identities, que la force soit avec vous!

La cité du cinéma, 21/02/14, Saint Denis, 16:30

photo par Sabrina Gherras

photo par Sabrina Gherras


Un joyeux brouhaha émane de l’immense file d’attente qui remplit le hall, un peu perdu les spectateurs munis d’un billet pour 16h30 se demande que faire. Avec la présence d’un staff trop peu nombreux et très effacé qui donne des indications confuses à demi-mot (un seul jeune pour gérer l’immense file, les questions et vérifier les billets, tout cela en même temps), la solidarité s’engage. Véronique, 40 ans venue avec sa fille d’une quinzaine d’année, s’improvise gestionnaires des foules et indiques aux badauds de 16h30 de se placer devant elle qui possède un billet d’entrée pour 17h. Enfin arrivé au desk de distribution de matériel (à 17h13 très exactement) réception du sésame d’entrée, le bracelet interactif et le dispositif audio. Ainsi équipé une trentaine de personnes, précédé d’une staff-member légèrement dépassée, se bouscule vers le premier sas explicatif de l’exposition. Après une brève explication sur la gestion du matériel (guère plus de trois minute), la staff-member disparait laissant le public seul face aux cafouillages audio. Le visage crispé, Paul, père de famille d’une quarantaine d’année, explique a ses jeunes enfants « si vos dispositif marche c’est bon. Tant pis pour le mien ». La joyeuse équipée se dirige alors vers la première salle de l’exposition. Pas de désillusions à l’appel, les costumes des troopers et autres droides trônent dans une vitrine en verre au milieu de la salle, qui parait minuscule au vu de la foule amassée dedans. Outres les croquis aux murs ou d’un écran LCD de chaque salle, on note la présence de marquages au sol indiquant que les zones sont dotées de commentaires audio via l’équipement fournit (qui se déclenche automatiquement lorsque vous entrez dans la zone de marquage au sol).
à gauche :  1) équipement audio et bracelet interactif  2) salle centré sur Luke Skywalker et son équipe 3) salle finale à droite : salle finale photos par Sabrina Gherras

à gauche :
1) équipement audio et bracelet interactif
2) salle centré sur Luke Skywalker et son équipe
3) salle finale
à droite : salle finale
photos par Sabrina Gherras


L’aventure interactive promise est bien là. A l’aide du bracelet, qu’il suffit d’appuyer sur les capteurs prévu à cet effet, aux murs ou via des machines a l’air plus ou moins futuristes, choisissez votre personnage parmi les nombreuses espèces de la saga et personnalisez le au fil de l’exposition selon vos goûts et vos préférences. Petits et grands se précipitent. De salle en salle on avance dans l’univers unique de George Lucas, le guide audio se déclenchant çà et là pour donner des explications au fort accent canadien sur le processus de créations de la saga ou des personnages. C’est pourtant l’aventure interactive qui semble passionner le plus, aux bornes de personnalisation des personnages de longues files se forment.
L’expérience divise. Mais l’interactivité est un franc succès, Lucas, 7 ans est venu avec son papa et ses copains d’école, confirme « C’était long d’attendre mais c’était cool parce qu’on pouvait créer un personnage ». Quand je lui demande ce qu’il aura retenu de cette expérience dans l’univers de Star Wars il répond avec un sourire « quand j’ai vu mon personnage sur le grand écran ». Sarah, étudiante de 21 ans, pas spécialement fan de la saga, est venu par curiosité explique « Ce n’était pas délirant, je m’attendais à mieux. La lecture de l’exposition était mal orchestrée et il n’y avait pas de réel circuit. Pour mieux apprécier l’expérience il aurait fallu des plus petits groupes de gens circulant dans l’exposition. J’ai trouvé ça cher pour ce que c’était. » Thibault et Thomas deux étudiants eux aussi et fidèles afficionados de la saga tempèrent « C’est vrai que c’était vraiment trop rempli mais on a parcouru l’exposition sérieusement et en 2h on a décidé de passer du côté obscur de la force, pour le fun »
salle finale et dernier choix interactif de l'aventure photo par Sabrina Gherras

salle finale et dernier choix interactif de l’aventure
photo par Sabrina Gherras


Après un passage par la boutique pour sortir de l’exposition chacun rentre chez lui, peut-être pour récupérer son personnage dans sa boite mail ? Ou peut-être juste pour imaginer encore un peu comment conquérir ou sauvez la galaxie ?

Sabrina Gherras

Publication: le journal du geek

STAR WARS Identities, l’exposition !

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La Cité du Cinéma de Luc Besson, inaugurée en septembre 2012, accueille sa première grande exposition tout public sur l’univers STAR WARS, de quoi patienter avant la sortie du très attendu STAR WARS 7.

Depuis le 15 février 2014, les studios 8 et 9 du nouveau « Hollywood sur Seine » nous dévoilent des pièces originales -costumes, dessins, maquettes- qui ont permis la création de la saga culte STAR WARS de George Lucas.

Arrivés à l’entrée de l’exposition, nous remarquons que tous les profils sont présents dans la fil d’attente : en famille, entre amis, fans de la saga ou moins connaisseurs, c’est là qu’on voit que STAR WARS attire un public très large et toutes les générations. Avant le début de notre aventure, un film de présentation nous donne des explications sur le contexte de la saga STAR WARS, le parcours interactif ainsi que le fonctionnement du matériel électronique dont nous disposons (un bracelet et audio-guide).

Pendant notre visite dans une ambiance très « galactique », nous découvrons ou redécouvrons donc les personnages emblématiques qui nous ont marqués : des répliques de Chewbacca, Yoda, Dark Vador aux costumes de la princesse Leïa, Luke Skywalker, la reine Padmé Amidala et bien d’autres, nous sommes plongés dans l’univers de la saga et pouvons presque nous imaginer les vrais héros devant nous. A côté de ces pièces grandeur nature, les croquis et maquettes des accessoires, personnages, décors nous font voir le travail colossal qui a été fait pour donner vie à cette grande aventure spatiale. Toutes ces pièces sont évidemment des originales tirées des archives de Lucasfilm exposées devant nos yeux.

réplique de maître Yoda

réplique de maître Yoda

Mais cette exposition unique nous offre également un parcours interactif permettant de nous construire notre propre personnage issu du monde STAR WARS. A travers dix étapes, équipés d’un bracelet à scanner à chacune, nous sommes invités à répondre à une série de questionnaires sur notre personnalité sur des bornes interactives. Des extraits des 6 films de la sagas permettent d’illustrer ces différentes étapes : notre nature, notre personnalité, notre enfance etc. C’est également un moyen de revoir l’évolution du sombre destin d’Anakin Skywalker et d’apprécier les sages paroles de maître Yoda. C’est à la fin de l’exposition que nous recevons par e-mail notre profil de héros STAR WARS.

Bien sûr, avant de quitter l’exposition, un passage à la boutique officielle s’impose pour découvrir les nombreux produits dérivés (affiches, accessoires, vêtements et bien d’autres) de l’univers STAR WARS, mais attention à la fil d’attente aux caisses, ces produits ont du succès !

STAR WARS IDENTITIES est donc une exposition réussie, avec un parcours ludique et high-tech qui sont un vrai plus. On aime voir ou revoir les héros de cette saga mythique à travers ces pièces uniques qui nous donnent l’impression d’entrer dans les studios de production de la saga.

Exposition STAR WARS IDENTITIES
La Cité du Cinéma
20, rue Ampère, 93413 Saint Denis
Du 15 février au 30 juin 2014
Prix des places : de 17 à 22 euros (
billetterie en ligne)
http://www.starwarsidentites.com

Marine Mittelberger

 

sources images : rtl.fr / abduzeedo.com / photos personnelles 

publications visées : magazines d’actualités, par exemple l’Express, rubriques culture.

« Pixar : 25 ans d’animation » : bientôt le clap de fin !

Inaugurée le 16 novembre 2013, l’exposition « Pixar : 25 ans d’animation » a déjà vu passer plus de 120 000 visiteurs au sein d’ART LUDIQUE Le Musée. Pour ceux d’entre vous qui n’ont pas encore sauté le pas, sachez que l’aventure se termine le dimanche 2 mars. Il n’est donc pas trop tard pour vous rendre à cette exposition de qualité dont la popularité ne tient pas seulement qu’au succès du studio. Respectant l’art de Pixar, elle saura satisfaire petits et grands…  

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Forte de ses 500 œuvres, l’exposition s’affiche au sein d’ART LUDIQUE Le Musée, « premier musée au monde dédié à l’art de l’Entertainment ». Fraichement installé – le musée a été inauguré avec l’exposition –  au sein de la Cité de la Mode et du Design, cet OVNI vert sur les quais de Seine à deux pas d’Austerlitz propose des locaux hermétiques à la lumière extérieure, permettant une immersion totale au sein de l’univers présenté. Et ce ne sera pas notre imagination, très sollicitée lors de cette exposition et aussi enfantine qu’elle soit, qui s’en plaindra.

Introduite par quelques mots de John Lasseter, directeur artistique des fameux studios d’Emeryville, l’exposition tire son fil autour des trois commandements de Pixar : des personnages attachants, un univers crédible et une histoire fascinante. C’est alors film par film que le studio nous présente les sujets de réflexion apparus sur chacun d’eux. Le chemin du visiteur commence par l’élaboration des personnages avant de s’intéresser à la création des univers. Les œuvres proposées rendent alors compte de la difficulté de créer des monstres attachants pour Monstres & Cie, de la complexité de personnifier les automobiles de Cars ou encore de définir l’univers de couleurs d’un film d’animation comme Les Indestructibles. L’exposition nous plonge réellement au cœur des choix et des étapes de réalisation du studio.

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Mais la réussite de cette exposition tient aussi à la diversité absolument délicieuse des œuvres exposées. L’exposition Pixar, ce sont des story-boards, des études, des colorscripts, des sculptures… Tous réalisés par des outils de création différents : aquarelle, fusain, crayon, résine, collage, gouache, peinture numérique, pastels, marqueurs… Il est difficile de rester insensible face à toutes ces œuvres tant elles expriment leurs charmes éclectiques au fur et à mesure de votre avancée. Le visiteur se retrouve face à un grand panel de savoir-faire du studio et se prend alors vite à comparer l’univers graphique de chacun des dessinateurs tout en cherchant à identifier leurs marques au sein des films que nous avons tous vus et revus. Et chacun, suivant ses affinités artistiques, y trouvera son bonheur.

L’exposition s’achève sur quelques dernières pièces marquantes : des courts-métrages de Pixar souvent méconnus, l’Artscape pour une immersion dans l’univers de l’animation, et enfin, le magique et spectaculaire Zootrope. À ne pas manquer.

À la sortie, Marie, une trentenaire accompagnée par ses deux enfants nous expose « son bonheur de retrouver toutes ces pièces exposées » et « la magie de découvrir les premières ébauches de nos personnages préférés ». Mohamed, accompagnateur d’un centre de loisir, parait tout aussi conquis mais déplore simplement « un manque d’une dimension participative proposée par l’exposition, notamment envers les enfants, qui ne peuvent qu’admirer les oeuvres exposées sans réellement intéragir ».

Malgré cela, allez-y donc avec votre âme d’enfant et amenez vos bambins. Tous passionnés par les films inter-générationnels du studio, l’émerveillement sera tout aussi universel, on vous l’assure !

Horaires : Pour ses deux dernières semaines et face à l’afflux de visiteurs, l’exposition sera accessible tous les jours de 10h à 22h.

Billetteriehttp://artludique.com/billet.html

 

Auteur : Franck MITHIEUX

Publication envisagée : Blogs (Paris, Culture…), Presse écrite (Libération), Presse gratuite

Illustrations : ART LUDIQUE Le Musée

NB : Cette article était écrit pour être publié autour du 20 février, mais je n’avais pas les identifiants pour me connecter à la plateforme.

Tous à couvert, en 2013 les Jeux Vidéos explosent !

          « Six français sur dix jouent aux jeux vidéo », c’est le constat que fait Astrid Aron, chargée de projet de l’exposition. Interviewée sur BFM TV, elle qualifie elle-même ces jeux de  » nouveau média de masse » avec une industrie « qui marche en France ». Autant de nouveaux atouts qui justifient l’ouverture d’une exposition de 1000 mètres carrés à l’intérieur de la cité des sciences et de l’industrie pour plonger dans l’univers du pixel. « Faire dialoguer les gens qui ont quelques tensions avec les jeux vidéo » c’est l’objectif qu’elle revendique pour son exposition, en effet elle a été pensée pour convenir aux « Gamers » mais également aux personnes hermétiques à cette technologie. On remarque en entrant dans l’exposition qu’elle propose une approche du jeu vidéo très ludique, la possibilité de créer son propre jeu est d’ailleurs mise à disposition des visiteurs. Alexia Murano, étudiante nous dit d’ailleurs  » J’ai aimé le fait que l’exposition retrace les changement du début des jeux vidéos jusqu’à maintenant, cela m’a rappelé mon enfance, même si je ne suis plus du tout au courant des jeux vidéo actuels ».

            L’exposition tent également d’apporter une étude poussée et réaliste sur les impacts du jeu grâce à un petit reportage amenant une explication de ce phénomène technologique qui n’est plus vu de nos jours comme purement néfaste. Ainsi Thomas Gaon, psychologue interviewé dans le reportage répond à la critique très répandue de la violence qu’engendrerait les jeux vidéo  » les jeux vidéos ne sont qu’une alarme à un mal-être préexistant mais ils ne rendent pas violent ». Cette vision vieillissante est également contrastée par Olivier Mauco, docteur en science politique mais aussi  » Game designer » qui explique que cette critique résulte d’une « guerre culturelle entre les dominants et les dominés, depuis toujours effective pour tous les nouveaux médias ». Le reportage précise quand même qu’il existe une minorité de gens souffrants d’un réel problème de dépendance.

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          Toutefois, l’univers du pixel ne s’arrêtera pas à 1000m² d’exposition. En effet ce n’est qu’un « test à l’ouverture d’un espace permanent  dans la cité des sciences » déclare Astrid Aron sur BFM TV. Un an n’aura pas été nécessaire pour approuver l’ouverture de cet espace, l’affluence est telle après seulement un mois , que les jeux vidéo rejoindront prochainement l’Astronomie ou l’Astrologie dans le panthéon de la cité des sciences. Le public répondra-t-il avec autant de ferveur à ce nouveau projet? Alexis Faydel, étudiant et adepte de jeux vidéo nous dit à ce propos : « JE pense que le succès de l’exposition a démontré encore une fois qu’en 2013 les jeux vidéo font partie intégrante de la vie de beaucoup de gens et le fait qu’une telle institution (le cité des sciences) y réserve un espace permanent le confirme ».

          Cet engouement pour une exposition sur les jeux vidéo est le résultat d’une démocratisation plus générale depuis environ 5 ans. Ces derniers ont tendance à rejoindre d’autres grandes instances culturelles comme le cinéma ou le sport et même parfois à les dépasser. Le jeu « Call of Duty Ghosts » est un bon exemple, sorti en Novembre 2013, le jeu d' »Activision » a atteint le milliard de copies vendues en seulement un jour. Pour comparer avec le cinéma, le plus gros carton de 2013 a été « Iron Man 3 » avec 1.2 milliards d’entrées en 10 semaines, qui est le 5e plus gros carton cinématographique de tous les temps. Cette domination du jeu vidéo par rapport au cinéma ou à la télévision est expliqué par Olivier Mauco « Les jeux vidéos ne sont pas passifs comme la télé ou le cinéma, ils permettent d’être actif en se divertissant ». De plus les jeux vidéo bénéficient d’une avancée considérable de leurs graphismes, les hissant parfois au niveau de films interactifs. Emeric Murano, étudiant de 17 ans, affirme préferer les jeux vidéo à la télévision « Le succès des jeux vidéo se fait surement par la résussite de leurs graphismes, c’est de plus en plus immersif, on se sent de plus en plus dedans, cela permet de se défouler et de faire des choses qu’on ne peut pas faire dans la réalité ».

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          Le jeu vidéo s’adapte également de plus en plus à la mode récente du « Share » ou « Partage » démocratisé dans le monde par l’importance prise par les réseaux sociaux. On voit ainsi se développer autour de l’acte de « jouer » une réelle vague de création de contenu avec les « YouTubers de jeux vidéo » qui créent des vidéos dans lesquelles ils jouent. Ils parviennent aujourd’hui à fidéliser un public de masse, comme « Diablox9 », Benoit de son vrai nom , un jeune YouTuber d’à peine 20 ans qui a réussi à réunir un public d’un million et demi d’abonnés à sa chaine. Ces YouTubers sont de magnifiques porte-paroles du jeu vidéo. « Soulsstealer » un YouTuber avec un public d’abonnés d’environ 15.000 personnes nous dit d’ailleurs à propos de « jeu vidéo l’expo » : « Je pense que cette exposition est le reflet du poids de l’industrie du jeu vidéo face à d’autres domaines, notamment le cinéma qui a généré moins de bénéfices en 2012 ».

          Outre la notion de partage que développe les jeux vidéo, ils rejoignent également de plus en plus les codes du sport. Thomas Gaon affirme « Le Jeu vidéo, c’est de la performance, on doit maitriser le jeu, c’est de l’entrainement comme un sport ». Dernièrement la finale d’une compétition du jeu vidéo « League of Legends » s’est organisée aux Etats-Unis dans le stade de Basketball « The Staples Center » à Miami devant plus de 10.000 personnes et entièrement aménagé autour de l’univers du jeu. A noter que 2 millions de dollars étaient à gagner. Les joueurs de jeu vidéo n’ont presque plus rien à envier aux stars de Rugby ou de Football! Comme nous dit  » Soulsstealer » :  » La compétition sur les jeux vidéo prend une dimension remarquable, les joueurs sont considérés comme des stars, en Corée notamment, où ils disposent de gardes du corps. Il y a quelques années les enfants rêvaient de devenir professionnels du jeu vidéo, c’est désormais possible ». Cependant si le rapprochement avec le film interactif  semble avoir été adopté, on ne conçoit pas encore unanimement que le jeu vidéo puisse devenir un sport légitime. « Soulsstealer » modère d’ailleurs cette idée: « Même si cela augmente l’aspect compétitif du jeu vidéo qui est indispensable, cela peut être considéré comme une stratégie marketing de la part des entreprises organisant ces événements, de plus le sport est d’origine une activité où l’on se dépense ». Alexis Faydel, étudiant en informatique en relation constante avec les jeux nous dit également  » Il me parait impossible que les jeux vidéo deviennent un sport, il y a de nouvelles mises à jour et des nouveaux jeux chaque année, qui a deja vu le football mettre à jour ses règles? Selon moi les jeux vidéo évoluent trop vite pour s’adapter au format sportif ».

Michaël Cueille.