La Reine des Neiges, le Disney de Noël 2.0

La Reine des Neiges, c’est le nom du nouveau film d’animation de Noël des studios Disney. C’est l’histoire d’Anna, une jeune princesse qui part à la recherche de sa sœur Elsa, ayant plongé le Royaume d’Arendelle dans l’hiver éternel. Durant son aventure, Anna est accompagnée d’un jeune montagnard, Kristoff et de Sven, son fidèle renne. Après un long et pénible voyage, ils vont rencontrer Olaf, un bonhomme de neige qui parle, et retrouver Elsa. Les sœurs vont se réconcilier et vont retourner au Royaume, qui va finir par sortir de l’hiver éternel et reprendre sa sérénité. Deux sœurs séparées, des pouvoirs magiques, des animaux rigolos qui parlent, une histoire d’amour prévisible dès la première rencontre entre Anna et Kristoff… Le scénario parait à première vue d’une banalité affligeante, on se dit : « Tiens,  une histoire classique pour les fêtes de cet hiver » et on choisit un autre film. Et pourtant, malgré les apparences, le nouveau film d’animation des studios Disney est plus qu’intéressant.

Anna, l'héroïne principale, acoompagnée d'Olaf le bonhomme de neige.

Anna, l’héroïne principale, acoompagnée d’Olaf le bonhomme de neige.

Ce dessin animé est en fait un anti-Disney en puissance. Dès les dix premières minutes du film, Anna rencontre un jeune prince : elle tombe dans ses bras/regard langoureux/coup de foudre/ils se fiancent. Là on se dit qu’on est clairement tombé bien bas dans le cliché niais du dessin animé romantique, mais on se rendra vite compte que ce jeune prince ne sera pas l’amoureux d’Anna à la fin du conte. En effet, le baiser final sera donné par Kristoff, un jeune travailleur orphelin qui n’a pour seul bien son traîneau. On est loin de l’image lisse du beau prince héritier. Il y a donc une évolution sociale certaine au niveau des personnages, les studios Disney s’inscrivent ici dans la modernité : l’amour ce n’est pas un coup de foudre mais s’attacher à quelqu’un progressivement. Et on évitera également les clichés au dénouement, Anna et Kristoff finiront par échanger un baiser et non « se marier et avoir beaucoup d’enfants ». En bref, la Love Story de ce Disney est bien plus crédible et moderne que celles de notre enfance.

Et Anna ? Et bien le personnage principal de ce film est des plus attachants. Anna n’est pas une princesse coincée bloquée dans son château. Jeune fille joyeuse qui rêve d’amour et de liberté, elle reprend parfaitement la naïveté à la Raiponce. Anna est une vraie adolescente, pas une image toute faite. C’est une jeune fille spontanée, maladroite, nature mais aussi courageuse. Son courage va l’accompagner tout au long de son voyage et ce sont ses réactions spontanées face aux péripéties qu’elle va rencontrer qui vont la rendre si attachante pour le public, mais aussi pour Kristoff. Ce dernier est beaucoup plus sérieux et posé que les héros de la plupart des dessins animés, ce qui renforce l’effet de réel et la crédibilité que Disney a voulu injecter dans son film. Touché par la candeur d’Anna, il l’aide dans sa quête de retrouver sa sœur, mais cette aide est aussi intéressée (Anna lui a promis un nouveau traîneau). On peut donc ici encore rapprocher ce film de Raiponce, où Flynn, le bandit-beau gosse, aidait Raiponce pour récupérer sa couronne avant de tomber amoureux d’elle. On a donc dans ce film des personnages modernes, beaucoup plus crédibles que dans les dessins animés d’il y a quelques années, et ces personnages sont d’autant plus attachants qu’ils sont comme nous, humains et pleins de défauts.

Kristoff, la rupture totale avec le cliché du prince charment habituel.

Kristoff, la rupture totale avec le cliché du prince charment habituel.

Après le périple d’Anna, on passe au dénouement : cette dernière a le cœur glacé et a besoin d’un « geste d’amour sincère » pour être sauvée. Et là, dernier pied de nez de Disney aux clichés romantiques. Ce n’est en effet pas Kristoff qui va sauver la jeune princesse mais sa sœur ainée. Ce film d’animation marque son empreinte dans notre société moderne. Malgré l’histoire plutôt classique et les chansons niaises, on a bel et bien affaire à des personnages originaux, attachants, terriblement drôles (surtout le bonhomme de neige Olaf qui aurait pu à lui seul être un héros de film tant ses répliques ont une puissance comique) et surtout sincères. C’est la sincérité qui est mise en valeur ici : l’amour entre sœurs; le dévouement de Sven, le renne, envers son maître; et la beauté de l’entraide dans une relation d’amitié sincère qui débouchera sur un baiser touchant. En bref, ce dessin animé est un parfait mélange entre le rêve des contes de Noël et l’humour des films d’animations de la nouvelle génération.

Mathilde Guihard, n°21200626

Publication visée : magazine culturel.

Source photos : affiche du film, Allocine.

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Le Grand Retour de Britney Spears : Top ou Flop ?

La chanteuse pop Britney Spears. Source de l'image : ernesthgarcia.tumblr.com

La chanteuse pop Britney Spears.
Source de l’image : ernesthgarcia.tumblr.com

 

Britney Spears revient avec son huitième album intitulé « Britney Jean » sorti le 2 décembre 2013 et déjà de nombreuses critiques sur l’album évoquent le changement musical de la star. Alors ce nouvel opus représente t-il un tremplin pour la star ou marque t-il, au contraire, la fin de son succès ?

 La princesse de la pop, plus connue sous le nom de Britney Spears, a fait son grand retour le 2 décembre dernier (jour de son anniversaire d’ailleurs) avec la sortie de son huitième album intitulé « Britney Jean ». La chanteuse avait déclaré pendant la promotion de cet album que ce dernier serait le plus personnel de son répertoire, ce qui intrigua fortement ses fans qui s’impatientèrent de le découvrir comme nous raconte Emma P., une grande fan de Britney :

« J’écoute les chansons de Britney depuis ma plus tendre enfance, elle a fait partie de ma vie en quelque sorte. Alors lorsqu’elle a déclaré que cet album était plus intime, j’étais impatiente de l’acheter afin que moi aussi je découvre sa vie. »

 « Britney Jean » une fois dans les bacs, les critiques journalistiques se multiplièrent et la plupart donnèrent un verdict peu glorifiant pour la star. En effet, les critiques françaises furent très mauvaises tel que l’article paru dans le journal Le Nouvel Observateur qui trouva que le style musical de l’artiste avait beaucoup trop changé en citant : « Où est passé notre bitch provoquante ? » ou encore le site web avoir-alire.com qui considéra cet album comme « un album anodin », ce qui va totalement à l’encontre des intentions de Britney, qui voulait marquer le coup en se dévoilant un peu plus sur cet album.

Pochette du nouvel album de Britney Spears, intitulé "Britney Jean". Source de l'image : rollingstone.com

Pochette du nouvel album de Britney Spears, intitulé « Britney Jean ».
Source de l’image : rollingstone.com

Quant aux fans, les avis sont mitigés car certains trouvent que l’album est réussi et qu’il correspond bien aux intentions que voulait partager Britney. Les critiques musicales sont également favorables avec cela et décrivent l’album « Britney Jean » comme un album-concept, c’est-à-dire un ensemble de chansons ayant le même thème qui évoque ici la solitude dans la vie de la popstar. Rosa D., étudiante en psychologie et qui a acheté l’album, nous confie ses impressions sur celui-ci :

« Je trouve que Britney a su se remettre parfaitement au goût du jour et aux nouvelles tendances musicales. Sa musique est plus rythmée et correspond tout à fait aux attentes des jeunes d’aujourd’hui. »

Cependant, cette « remise à jour » du style musical de l’artiste n’est pas du goût de tout les fans comme Emma P. (citée déjà plus haut) et Dorinda G., toutes deux ferventes de Britney, qui avouent avoir été déçues après avoir écouté l’album dans son intégralité. Dorinda G. confie d’ailleurs son mécontentement face à ce changement musical radical de la star et ne comprend pas ce choix :

« Pourquoi Britney s’est-elle associée à Will I Am ? Je ne comprend pas. Le style musical de celui-ci ne correspond pas du tout à celui de Britney qui est une chanteuse pop avant tout et pas techno ! ».

Emma, qui partage le même sentiment que Dorinda ajoute même qu’elle n’a pas « du tout » aimé ce nouvel opus. Elle ajoute même :

« Je n’ai pas reconnu Britney dans cet album. Il n’y a rien de personnel avec toutes ces collaborations dans les chansons ! »

De plus, le chiffre de vente de départ de « Britney Jean » est très faible et cet album est le moins bien vendu de toute la carrière de la star.

Cela annoncerait-il la fin du succès de Britney Spears ? Cet album se plierait-il trop à la nouvelle tendance musicale mettant finalement en parenthèse l’univers pop de la chanteuse ? Ou bien est-ce un retour surprenant et réussi comme l’idole sait si bien le faire depuis des années, avec des chansons qui correspondent à son évolution et ses intentions ?

Pour le savoir, il ne vous reste plus qu’à acheter son nouvel album déjà présent chez vos disquaires, afin de vous faire votre propre opinion sur le destin de la chanteuse Britney Spears.

Par Candice NICOLAS-NELSON 

Du papier argentique pour immortaliser la capitale d’autrefois !

          « J’ai deux amours, mon pays et Paris ! » chantait Joséphine Baker en 1927. Des années 1920 aux années 1950, Brassaï a su immortaliser la richesse de la Ville des Lumières. Après le succès notamment de l’exposition Doisneau en 2011, l’Hôtel de Ville nous fait découvrir un autre géant de la photographie dans une exposition unique, intemporelle, et de surcroît gratuite !

          Mieux vaut s’y prendre à l’avance pour aller voir l’œuvre du génie Austro-hongrois ! Il est dix heures, c’est l’ouverture et déjà les passants affluent vers l’entrée de la salle Saint Jean à l’Hôtel de Ville dans le 4ème arrondissement. L’attente n’est pas longue, et on a surtout connu pire que de patienter quelques instants au pied d’un bâtiment historique de toute beauté ! Une fois entrée, c’est l’admiration devant la salle avec ses hauts-plafonds et ses clés de voûte en pierre blanche, éclairés par la lumière timide du ciel de décembre.

          L’exposition nous invite à découvrir tout le travail photographique de Brassaï, de son vrai nom Gyula Halasz. Né en 1899 et mort en 1984, il quitte à l’âge de 4 ans Brasso, ville de l’ancien Empire Austro-hongrois (aujourd’hui en Roumanie) pour la France où son père enseigne la littérature à la Sorbonne. Il n’y reste qu’un an, mais en garde une trace indélébile. Quand il revient en 1924, Paris devient sa ville d’adoption. Il se met ainsi à la photographie pendant les années folles, ces années d’après guerre où l’euphorie des bars interdits côtoie les travailleurs nocturnes des Halles.

Chez Suzy - Brassaï (1932)

Chez Suzy – Brassaï (1932)

          La salle est répartie en différentes pièces en forme de cube de couleur foncée, dans lesquelles on rentre pour s’immerger dans un «Paris Éternel, celui du flâneur », dans un « Paris des années folles » ou dans un « Paris de Nuit ». La partie « Paris secret » nous invite à découvrir le bordel de « Chez Suzy » en 1932, où les prostituées attendent un client dans une salle sombre, ou encore ce couple fâché assis à un bistrot. Les expressions des sujets sont spontanées. Ces images sont comme un fragment arraché du passé, qui revit l’espace d’un instant sur le papier argentique noir et blanc. Elles sont pleines de vivacité, de dynamisme, les protagonistes y sont constamment en mouvement.

          Brassaï prend Paris dans son entier, et surtout la nuit : des pavés aux quais de la Seine, d’un escalier à un panneau publicitaire, d’un bâtiment menacé par l’effondrement à la Place de la Concorde. Tous les quartiers, tous les recoins, tous les espaces des plus infimes aux plus gigantesques sont représentés. Il n’utilise aucune lumière supplémentaire, se contente uniquement de celle offerte par les lampadaires à gaz, par la lueur d’une cigarette allumée ou par les phares d’une voiture. Cette lumière si particulière et les couleurs noires et blanches donnent une atmosphère mystérieuse et authentique à la photographie de Brassaï, soulignant les reliefs des statues ou des pavés irréguliers. C’est ainsi ce que commente Marion, étudiante : « Ce qui me fascine c’est sa capacité à donner de la vie à ce qui n’en a pas. Tous les objets prennent sens dans ses photos, ils font partie d’un tout. »

Chien dans l'escalier - Brassaï. Ici on voit bien l'importance du jeu des ombres et des lumières dans sa photographie.

Chien dans l’escalier – Brassaï. Ici, on voit bien l’importance du jeu des ombres et des lumières dans sa photographie.

          Tous les parisiens sont aussi représentés dans ses travaux : « La môme aux bijoux », cette mystérieuse vieille femme assise au bistrot, les danseuses dénudées des Folies Bergères, un enfant qui pose son bateau dans la fontaine du Luxembourg, un baiser volé au coin d’une ruelle, ou même des artistes devant leur roulotte. Une partie du travail de Brassaï a été en effet de rendre compte de la magie de ces arts nomades, en immortalisant quelques grands cirques passés à Paris pendant les années 1930.  Selon les propos de Brassaï lui-même, inscrits sur les murs de l’exposition : «Tout peut devenir banal, et tout peut devenir merveilleux.»

          D’autre part, cette exposition est l’occasion de se rendre compte de la palette de talents du photographe : réalisateur à ces heures, il est possible de visionner dans une des salles son court-métrage surréaliste de 1956 qui fut primé à Cannes. Ce film loufoque montre les animaux de Vincennes, dont les mouvements sont accélérés et ralentis selon le rythme de la musique. Puis, après ce visionnage, on continue à se déplacer dans l’Hôtel de Ville comme on se balade dans une rue parisienne, guidé par Brassaï…

Couple fâché au bal musette des Quatre Saisons - Brassaï

Couple fâché au bal musette des Quatre Saisons – Brassaï (1932)

          On découvre enfin qu’il fut un passionné de ces graffitis populaires sur les murs, gravés à la hâte par un parisien amoureux ou un enfant étourdi. Un grand mur noir s’érige alors au fond de la salle, où les photographies de ces dessins interdits sont comme incrustées dans ce mur qui devient à son tour le témoin d’histoires secrètes. Qui a dessiné ces graffitis ? Pourquoi ce dessin en particulier ? Au regard de ces dessins que Brassaï considère comme la meilleure galerie d’art, notre curiosité s’éveille. Puis brève rencontre avec Jean-Pierre Contillon, un retraité passionné de la photographie, qui exprime son ressenti concernant l’exposition : « Je pense que ce lieu est facile d’accès. Ce sont des photos de Paris, d’un Paris un peu révolu… La portée historique, mais aussi esthétique est forte ! Tout le monde peut s’y retrouver, même les gamins avec ces graffitis par exemple ! »

        S’il y a bien quelque chose que l’on retient de l’exposition Brassaï, c’est l’image d’un Paris certes passé, mais dans lequel on se retrouve tous et qui finalement est toujours aussi vivant aujourd’hui ! Ses photographies représentent la Ville des Lumières et ses habitants dans son entièreté et loin de tous les stéréotypes. Un Paris intime, un Paris insolite, un Paris rieur, un Paris travailleur, Paris tout court. Nous pourrions ressentir la nostalgie d’une époque que nous n’avons pas connu mais qui avait l’air plus joyeuse. Mais on en ressort au contraire émerveillée devant ces photographies argentiques, et on se prend, comme Brassaï, l’envie de flâner le long des quais de la Seine…

Camille Nicolas

Source Images :

– photo de couverture prise par Camille Nicolas.

– Chez Suzyhttp://www.missplump.net/art/photo/musep8s.htm

– Chien dans l’escalier http://stas-decisivemoment.blogspot.fr/2012/08/visiting-exhibitions-brassai-brett.html

– Couple fâché au bal musette des Quatre Saisons : http://www.mutualart.com/Artist/Brassai/D3542C1B8DC72DF5/Artworks

Publication visée :  Direct Matin, Elle ou encore Be.

Manifestation contre les nouvelles dessertes du RER D

Les élus levaient leur carton rouge à chaque passage de train pour manifester leur mécontentement.

« Usagers en colère, notre RER c’est la misère ! Usagers fatigués des galères de la D ! » scandent les manifestants sous les yeux médusés des voyageurs des trains entrants en gare. La scène se passe ce mardi 17 décembre 2013, aux environs de 19 heures à la Gare de Lyon, plus précisément sur les quai 1 et 3 du RER D. Ils sont un peu plus de cent ce soir-là dont une cinquantaine d’élus des territoires traversés par le RER D.

Quelle est la cause de ce rassemblement ? La récente refonte des horaires et dessertes sur l’ensemble du RER D. Avec une réel impact sur les trajets des usagers de la ligne et plus particulièrement ceux du Sud sur l’axe Corbeil-Melun-Malesherbes qui sont particulièrement mécontents. Ce sont eux qui manifestent ce soir là.

En effet c’est depuis le 15 décembre que les modifications sont effectives. Cette date marque l’achèvement d’un plan d’action qui engage des aménagements sur l’infrastructure du RER. Ce plan fut voté en 2003 par le conseil d’administration du STIF, l’autorité organisatrice des transports en d’Ile-de-France. Son but principal était d’adapter l’offre à la fréquentation des trains qui a augmenté de 50% en 10 ans. Ainsi, le trafic gagnerait en fluidité et régularité. Toutefois, en s’attardant en détail sur les nouvelles mesures, on se rend compte qu’elles marquent beaucoup plus d’inconvénients que de bénéfices et se révèlent inégalitaire du fait qu’on habite au nord ou au sud de la ligne.

    La nouvelle gare de Créteil-Pompadour, tant décriée.

Pour les usagers qui souhaitent se rendre de Châtelet jusqu’au nord de la ligne, il y a désormais 12 trains par heures au lieu de 8 auparavant. C’est l’unique bonne nouvelle accueillie par les usagers. Pour ceux du sud et donc les manifestants, un problème de taille s’impose. C’est la création de la nouvelle gare multimodale Créteil-Pompadour. En effet, sa création qui a pour but l’amplification de l’offre de transports en commun sur un secteur en pleine expansion pose trois problèmes :   le nombre potentiel de voyageurs supplémentaires dans des trains déjà bondés. De plus, cette gare dispose d’un quai unique qui impose la suppression de la deuxième voie de circulation pour se rendre dans le nord, ce qui oblige désormais tous les trains à se suivre à la queue leu-leu alors que les directs pouvaient auparavant doubler les omnibus, ce qui conduira à un ralentissement obligatoire de toute la ligne en cas de retards. Enfin, tous les trains, même les directs disposent désormais d’un arrêt supplémentaire dans la partie sud, ce qui conduit à un rallongement considérable des temps de parcours dans cette partie de la ligne.

C’est pour toutes ces raisons que les responsables politiques des formations UMP, UDI ou Divers droite ont mis en place cette manifestation dénonçant « la majorité PS/Verts de la région qui a décidé de rajouter un arrêt supplémentaire » selon les mots de Nicolas Dupont-Aignan, député maire de Yerres et chef de file du mouvement. Les usagers eux aussi ne manquent pas de se plaindre. Sylvie Vauquer, 43 ans, se confie : «  A cause des nouvelles dessertes et horaires, je dois réveiller mon fils plus tôt le matin pour le ramener à l’école et je perds 15 minutes de plus dans les transports avec l’arrêt supplémentaire. C’est 15 minutes de moins que je consacre à ma famille donc ça me pose vraiment problème »

Lydia Benamar, jeune étudiante de 20 ans partage cet avis : «  Je suis vraiment en colère pour la création de la nouvelle gare. Le matin pour aller à la fac c’est déjà assez dur d’être dans des trains archi-remplis, maintenant il faut encore qu’ils ajoutent une gare pour que plus de personnes montent et que le trajet soit rallongé…C’est vraiment n’importe quoi. »

David Granjean, 52 ans, simple voyageur ne prenant pas part à la manifestation de conclure : «  C’est vrai qu’avec les nouveaux horaires, c’est encore moins agréable de prendre le RER D, mais je ne vois pas l’intérêt de faire cette manifestation, c’est trop tard maintenant, la gare est créée… »

Espérons toutefois qu’elle fera au moins réagir les autorités en charge du projet.

Jessica LEGROS-MALANDA

Source photo 1 : essonneinfo.fr Photo 2 : ville-creteil.fr

Publication envisagée : leparisien.fr

 

 

 

The Victoria’s Secret Fashion Show

Le 13 novembre dernier, la grande salle de l’Arsenal du 69 ème régiment de Manhattan sur Lexington Avenue est prise d’assaut par Les Anges!

Plus de quarante mannequins, six tableaux, soixante dix costumes haute couture et un budget de douze millions de dollars. Le Victoria’s Secret Fashion Show est l’un des évènements les plus attendus!

Une fois de plus le défilé mondial tient ses promesse et nous offre un vrai show à l’américaine!

Quarante minutes de sexy et de glamour!

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En 2012, le show avait réuni prés dix millions de téléspectateurs, sans compter les quatre millions de vues sur Youtube… Considéré comme le Super Bowl de la mode, c’est un véritable exploit d’obtenir des billets!

Un spectacle haut en couleur, extravagant avec des invités de prestige. Tous les ans, la marque Victoria’s Secret invite des artistes à se produire sur scène aux côtés des anges ! Cette année, Taylor Swift, Les Fall Out Boy, Neon Jungle et le groupe A Great Big World ont enflammé le podium!

Venues des quatre coins du monde, elles étaient toutes présentes ! La namibienne Behati Prinsloo, la néerlandaise Doutzen Kroes, les américaines Lily Aldridge et Erin Heatherton, les brésiliennes Adriana Lima et Alessandra Ambrosio, les françaises Cindy Bruna et Constance Jablonski et bien d’autres ! Les tops les plus en vus du moment se sont donnés rendez vous à New York!

La star de la soirée, un ange venu tout droit d’Afrique du Sud, la top Candice Swanepoel qui porte le célèbre Royal Fantasy Bra. Le soutien gorge le plus cher du monde, réalisé par le joaillier Mouawad. Celui-ci est composé d’or, de saphirs, de diamants et de pierres précieuses. Ce petit bijou ne vaut pas moins de dix millions de dollars.

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C’est l’étoile montante de la haute couture, le plumassier belge, Serkan Cura que la marque a choisi cette année pour créer les costumes du défilé.Il lui aura fallu deux mois de travail et l’aide de cinq assistantes pour fabriquer les onze pièces commandées par Victoria’s Secret. Chaque plume est collée une par une !Sa pièce maîtresse, un corset en plumes de faisan, d’une valeur de vingt cinq mille euros!

Bien plus qu’un simple défilé, Victoria’s Secret est surtout un tremplin d’exception pour faire décoller la carrière des anges et de leurs créateurs!

Diffusé le 10 décembre dernier sur la chaine américaine CBS. Le défilé sera transmis le 20 décembre à 22h55 sur Paris Première.

 Levy Clara

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Source Photos: DR

Publication Visée: Glamour

L’insécurité grandit dans la capitale

Alors que Paris ne parle que du « tireur fou » arrêté pour avoir déclenché une fusillade à la Défense lundi 18 novembre dernier, un autre braquage venait d’avoir lieu, au cœur de la capitale.

Jeffrey, 23 ans, a accepté de témoigner et de nous raconter ces dix minutes de calvaire.

Ce lundi, comme tous les jours, le jeune homme se rend à son travail : vendeur dans un magasin situé en plein centre de Paris. Il est 7h et les employés attendent leur responsable qui détient les clés pour ouvrir « la porte de derrière », réservée aux employés. Ce jour là, elle est en retard. En arrivant sur place, cette dernière ouvre la porte à ses collègues afin qu’ils puissent déposer leurs affaires au vestiaire, situé au sous sol du magasin. Pas le temps de respecter la consigne de sécurité qui les oblige à être deux pour fermer cette porte, la responsable reste alors toute seule pour verrouiller la porte tandis que les employés descendent rapidement au sous sol. Là, tout se passe très vite. Deux hommes, un cagoulé et un casqué, bloquent la porte et braquent la responsable avec une arme à feu : « ils sont où les autres ? ».

Pendant ce temps là, Jeffrey, au vestiaire et au milieu de ses collègues, discute joyeusement et personne ne se doute de ce qui se passe un étage au dessus. Soudain, l’homme casqué apparaît dans le couloir du sous-sol menant au vestiaire, et vise le jeune homme avec son arme. Pensant tout d’abord à une blague, Jeffrey se met à rire. « Non, c’est pas une blague ! Assis ! ». L’homme l’attrape par le col et le force à s’asseoir par terre. Effrayés, ses collègues l’imitent.

C’est au tour de l’homme cagoulé de faire son apparition, il est avec la responsable du magasin et lui demande d’ouvrir le coffre : « On n’est là que pour l’argent ». Alors pourquoi, se demande Jeffrey, trouvent-il nécessaire de charger leurs pistolets et de les tenir en joue ? Pour impressionner, certainement, mais surtout pour les soumettre à leur volonté. Jeffrey ajoute : « L’homme casqué était grand mais maigre. Avec un simple couteau, il n’aurait pas fait le poids face à nous tous, mais il était très stressé, on le sentait, et cela faisait d’autant plus peur que l’on se disait qu’il pouvait faire n’importe quoi à n’importe quel moment. »

Après avoir pris un butin équivalent à 8000€ (qui compte l’argent du coffre plus les chèques cadeaux des employés), les malfaiteurs leur ont donné une consigne : « Vous attendez dix minutes avant d’appeler la police ». Sous la pression, les employés ont obéi. Suite à cet évènement, une cellule psychologique a été mise en place et tout le monde est revenu travailler excepté la responsable qui à ce jour n’est toujours pas revenue.

On se dit souvent que ce sont des choses qui n’arrivent qu’aux autres. C’est ce que Jeffrey pensait également : « C’est un nouveau sentiment que j’ai ressenti, je ne connaissais pas ça et je ne pensais pas que ça m’arriverait. J’ai dis au revoir à ma petite amie comme tous les matins et une heure après je me faisais braquer un pistolet sur la tempe. C’est une blessure mentale, et ce sont souvent les plus douloureuses. On se dit que tout peut s’arrêter d’un coup sans qu’on ai le temps de s’en rendre compte. »

Ces braquages et violences dans Paris sont de plus en plus fréquents, et laissent à réfléchir. Dans une société où les polémiques vont bon train, où la violence (verbale et physique) et le racisme sont banalisés, les parisiens ne se sentent plus en sécurité. C’est un climat de méfiance générale qui règne sur la capitale française, d’autant que beaucoup de plaintes pour violence restent sans suite. C’est le cas ici : même si une enquête est en cours, les victimes n’ont toujours pas de nouvelles quant à l’identité des braqueurs.

Par Yael GUINI

Conte de fées 2.0 : de la webcam à la télévision

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            Paris  –  « WAIT ! WHAT ?! » se sont exclamés les centaines de milliers de fans de la populaire websérie Jake and Amir, le 18 décembre dernier. Le duo de comédiens new-yorkais venait d’annoncer l’adaptation télévisuelle de cette sensation web.

En effet, Jake Hurwitz et Amir Blumenfeld ont surpris leurs admirateurs sur Facebook avec l’annonce que leur série web sera adaptée en programme télévisuel sur la chaîne TBS, dans un futur rapproché.

Exciting News!
Our favorite thing about making this webseries has always been our amazing and loyal fans. Thanks so much to everybody who has laughed along with us, as we made every weird joke that popped into our heads.
We actually couldn’t have done it without you.

–  Jake and Amir

Si vous êtes passés à côté de ce phénomène du web, permettez-moi de vous éclairer. Jake and Amir a été créé en 2007 par les deux employés du site web humoristique CollegeHumor. La formule est simple : des épisodes de moins de 5 minutes mettant en vedette les deux personnages, publiées une à deux fois par semaine sur YouTube, CollegeHumor et Vimeo.

Le duo comique oppose Jake, le « regular guy » rationnel, à Amir son collègue obsessif, nigaud et exaspérant. Les personnages sont brillants et ne manquent pas de faire rire les amateurs. Mais c’est peut-être aux risques des acteurs : « Je crois que les lignes entre le personnage d’Amir et le vrai Amir, sont  en train de devenir floues », plaisante Jake. « Ouais… Je deviens plus con à chaque jour » renchérit Amir.

À ce jour, les deux comédiens américains ont quelque 600 vidéos à leur actif. Ne paniquez pas devant ce nombre, les deux humoristes ont prévu le coup pour les nouveaux initiés en créant une page contenant leurs meilleures vidéos. Bien que les deux créateurs soient payés pour créer des contenus humoristiques pour CollegeHumor, l’idée pour les capsules humoristiques leur est venue spontanément et ne faisait même pas partie de leur emploi. Aujourd’hui, cette série est la plus populaire du site américain.

Leur page Facebook compte 250 907 « J’aime ». Comme si les plus de 500 millions de vues n’étaient pas assez pour confirmer leur succès, je me permets de rajouter qu’ils ont aussi reçus des prix Webby, cérémonie couronnant l’excellence sur Internet présentée par The International Academy of Digital Arts and Sciences : les Oscars d’Internet. En 2010, ils remportent le Webby Award for Best Comedy: Long Running Form or Series. La même année, Amir Blumenfeld sera le gagnant du prix The Best Individual Performance.

En 2011, Blumenfeld et Hurwitz ont produit leur premier épisode de 30 minutes payant (soyez sans crainte, le coût était seulement de 2,99 $). La websérie a eu une belle brochette d’invités comme Rick Fox, l’ancien jouer de basket-ball pour les Lakers de Los Angeles ; Allison Williams, l’actrice incarnant Marnie dans Girls de HBO ; Ben Shwartz, acteur jouant entre autres à la télévision dans Parks and Recreation et House of Lies ; Julia Nunes, une chanteuse faisant sensation sur YouTube ; Thomas Middleditch, acteur connu pour des films comme The Campaign et  The Kings of Summer ; Hoodie Allen, un rappeur indépendant new-yorkais.

 Alors, à quoi peut-on s’attendre de cette adaptation télévisée ? Le duo fera équipe avec les scénaristes Mike Lisbe et Nate Reger, ayant travaillé sur des projets tels que Men at Work. Le producteur exécutif ne sera nul autre que Ed Helms, l’acteur du blockbuster The Hangover et de la version américaine de l’hilarante série The Office. De quoi réjouir les amateurs de la websérie ! La chaîne TBS compte parmi ces programmes originaux Conan, Cougar Town, 10 items or less et Lopez Tonight.

Pour les fans, cette annonce est une source de réjouissance, mais aussi un pincement au coeur. Justine Dallaire, étudiante et adepte de la websérie depuis 2009 nous confie : « C’est clairement la fin d’une ère… Mais j’adore ! »

Devant ce bel accomplissement, on ne peut m’empêcher de penser qu’il s’agit d’une autre « success story » signée YouTube. Voilà encore des YouTubers qui font leur entrée dans – pardonnez-moi l’expression – le vrai show-business. Pensons à Justin Bieber, devenu vedette de la pop après avoir attiré l’attention de l’agent artistique Scooter Braun. Ou encore à Lucas Cruikshank, créateur du personnage de Fred sur YouTube en 2008 qui fût le premier YouTuber à avoir plus d’un million d’abonnés et adapta son personnage au cinéma dans 3 productions de Nickleodeon.

La France n’échappe pas à cette tendance avec Norman Thavaud de Norman fait des vidéos. La chaîne YouTube est lancée en 2010 et aura un franc succès : plus de 3 396 317 abonnés, 289 435 584 vues pour ses 45 vidéos. Son succès lui permettra à lui aussi d’obtenir une opportunité dans la « vraie » industrie du divertissement, soit un rôle dans le film Pas très normales activités du cinéaste Maurice Barthélémy.

Immanquablement, on aboutit au constat suivant : le média social est une mine d’opportunités pour les « entertainers » du monde entier. En plus, soulignons que les YouTubers les plus populaires ont des revenus de plusieurs millions versés par le site. Il est estimé que le YouTuber le plus rémunéré est BlueXephos avec un revenu de 6,7 millions de dollars américains. Pas mal ! Je ne sais pas pour vous, mais moi je cours m’acheter une caméra vidéo.

Carrière YouTube, here I come !

Audrey Béland

Publication : Les inrocks

(À la une) Crédits : Fromthefeetup.ca

(2e photo) Crédits : Allthingsd.com