Florence, un musée à ciel ouvert

Concentré d’art et d’histoire, la belle Florence (Firenze) n’est pas la capitale de Toscane par hasard. Extrêmement touristique, ses nombreux musées et ses ruelles médiévales en font une escapade rêvée pour les amoureux d’art et de beauté en tout genre.

Giotto, Botticelli, ou encore Michel Ange, tant de noms qui ont marqué l’histoire de l’art. Et c’est bien à Florence, berceau de la Renaissance, que ces artistes ont vécu et créé les chefs d’œuvre que l’on admire aujourd’hui. Il serait ainsi dommage de découvrir Florence sans jeter un coup d’œil à ses musées. Parmi les incontournables, la Galerie des Offices renferme l’une des plus belles collections d’art au monde. Elle est à l’Italie ce que le Louvre est à la France. Des maîtres florentins aux peintres étrangers comme Rembrandt, de Caravage à Van Eyck, les Offices offrent un panorama complet de l’art occidental.

David

Réplique en marbre du David de Michel Ange, sur la Piazza Della Signoria, devant le Palazzo Vecchio. © Chouvelon Clémence

Budget serré ? Certes, les nombreux musées de Florence recèlent de trésors. Mais pas besoin de débourser une fortune pour avoir le syndrome de Stendhal ! Flâner dans les rues de la capitale toscane, qui se visite aisément à pied, c’est déjà en prendre plein les yeux. La beauté est partout, à tous les coins de rues. La Piazza della Signoria, centre historique de la ville, en est le parfait exemple : surplombée par le magnifique Palazzo Vecchio, qui offre une vue imprenable sur la ville, la place est investie par l’art. Sur le porche de ce dernier se tient la réplique du célèbre David de Michel Ange. A quelques mètres, en plein air, La Loggia de la Seigneurie accueille plusieurs sculptures, comme le Persée de Benvenuto Cellini, ou encore le L’Enlèvement des Sabines de Giambologna. Pourquoi ne pas s’asseoir un moment à la terrasse du célèbre café Rivoire, pour profiter de la magie de cette place typiquement italienne ?

Non loin de là, sur la Piazza del Duomo, se dresse l’impressionnante Sante Maria di Fiore, cathédrale emblématique de Florence. Sa façade neo-gothique flamboyante contraste avec le dénuement de son intérieur.

Le Duomo

Avec sa façade de marbre vert, rose et blanc, Le bien nommé Duomo (cathédrale en italien), est le symbole de la ville. © Chouvelon Clémence

Les plus bucoliques apprécieront le calme des jardins florentins. De l’autre côté de l’Arno, loin du tumulte du centre historique – et par conséquent touristique – La Piazzale Michelangelo offre une vue spectaculaire sur la ville. Sa situation entre deux jardins, le Giardino delle Rose et le Giardieno dell’Iris, en font un havre de paix après une journée passée à arpenter les musées de la ville. On en profite pour visiter la Basilica di San Miniato al Monte, une belle église romane du XIème siècle, et observer le coucher du soleil sur le magnifique Ponte Vecchio avant un apperitivo dans les règles de l’art. 

Place Michel Ange

Panorama sur Florence depuis la Piazzale Michelangelo © Chouvelon Clémence

Clémence CHOUVELON

publication envisagée : Lepetitfute.com, lonelyplanet.fr

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Les perles cachées de Venise

Depuis novembre dernier, Google Street View propose aux internautes une balade dans les méandres de Venise. Mais le service de Google ne vous permettra pas de découvrir tous les recoins cachés et méconnus du grand public. Seule une personne qui a visité ces lieux ignorés pourra vous emmener dans la Venise insolite. Le mot d’ordre de cette escapade ? Visiter les grands monuments cités dans tous les guides touristiques, c’est bien, s’enfoncer dans les replis non répertoriés de la ville authentique, c’est mieux !

Venise le soir, Crédit : Flick/Iselines

Venise le soir, Crédit : Flick/Iselines

Même si cela peut surprendre, les voyages scolaires peuvent être un bon moyen de découvrir cette Venise cachée, pour peu que l’on soit, comme Chloé Claessens, ancienne élève du lycée Saint Thomas de Villeneuve à Chaville, accompagné d’un guide digne de ce nom. La clé de la réussite de tous voyages est très certainement l’accompagnement qu’ils connaissent. Les guides locaux, qui ont vécu sur place toute leur vie, sont très précieux dans ce genre de périple. Ces derniers permettent de découvrir la face cachée d’une ville, tous ces endroits magiques où aucun touriste ne s’aventure.

Même s’il est bien évidemment intéressant de visiter les monuments et autres lieux touristiques de Venise, tels que la Basilique Saint-Marc, surnommé « Basilique d’Or » à cause de son plafond entièrement décoré de mosaïques dorées, le Palais des Doges ou encore le Musée Correr, musée municipal de Venise, il est important de savoir que la Venise « cachée » a autant voire plus à vous offrir.

Le sestiere, ou quartier, à retenir ?

Cannaregio, au nord de Venise. Un spot incontournable mais « trop glauque » pour les touristes selon Chloé. En effet, il renferme le Ghetto juif de Venise, endroit chargé d’histoire existant depuis le Moyen Âge, où l’on peut observer les plus hautes constructions de l’île, le manque de place et l’impossibilité de construire de nouveaux bâtiments obligeant les Juifs à construire en hauteur. On peut, encore aujourd’hui, observer les barbelés au dessus de l’enceinte du Ghetto.

Le plus intéressant reste la « vraie » Venise, celle où vivent les Vénitiens, où comme le dit si bien Chloé, « la meilleure chose à faire est marcher et admirer ! ». Il peut effectivement être très agréable de flâner dans des rues où l’on entend enfin parler uniquement italien. Néanmoins, gare à vous ! Les Vénitiens auraient tendance à oublier de fermer leurs jardins. Du coup, comme l’a expliqué Chloé, « on se promène, et au coin de la rue, on arrive directement sur leur terrasse, en plein milieu d’une partie de cartes ou de l’apéro », avant d’ajouter avec humour, « évidemment, il n’y a que les touristes pour faire ce genre de bourde ! ».

Mais s’il y a vraiment un incontournable dans ce sestiere, c’est bien cette petite église en briques, prénommée Sant’Alvise, qui n’a pourtant rien d’exceptionnel vue de dehors. Son plafond est recouvert de fresques immenses et les murs sont habillés de toiles originales de maîtres. Une expérience assez extraordinaire selon Chloé, qui a expliqué avec enthousiasme à quel point il pouvait être incroyable de se tenir devant un Veronese ou un Bastiani « comme ça, dans la rue, sans aucune surveillance, et non pas dans un musée ».

Donc si vous non plus vous n’avez pas envie de payer trois fois plus cher votre café en terrasse et surtout vous faire constamment attaquer par des pigeons, c’est dans cette Venise protégée de la folie touristique qu’il serait le plus judicieux de se rendre !

En vous souhaitant un bon voyage… .

Caroline Miklas

Bologne : le charme à l’état pur

Située au nord de l’Italie, dans la région d’Emilie-Romagne, Bologne est le berceau de l’architecture médiévale. Fondée par les Étrusques en 534 avant Jésus-Christ, conquise par les romains, dominée par l’autorité papale, la ville regorge de monuments qui réfèrent à différents pans de l’Histoire. Visite guidée pour les âmes nostalgiques.

Dans les terres italiennes, une ancienne ville fait de l’œil aux touristes, Bologne. Cette cité de 375 000 habitants possède une histoire très riche, qui la dote d’un patrimoine pittoresque et singulier. Vestiges antiques, monuments médiévaux et édifices de la Renaissance sont à découvrir. Le charme des époques passées est conservé : les arcades, les tours, les basiliques et les palais ornent le centre de Bologne.

Abritant la plus ancienne université du monde occidentale, fondée en 1088, Bologne écope du surnom de la Dotta, qui signifie savante. La ville est également appelée la Rossa, en référence à ses tuiles en terre cuite et pour son âme politique résolument communiste, et la Grassa pour sa délicieuse cuisine. Bologne cumule donc les identités, comme elle cumule les références au passé.

Une ville médiévale

En découvrant la cité, les tours médiévales, bâties à l’époque des communes italiennes, attirent d’emblée les regards. Les familles les plus riches se livraient une guerre sans merci pour étendre leur suprématie. Elles tentaient de construire les tours les plus hautes possibles, comme preuve de leur pouvoir. « La tour Asinelli m’a particulièrement marquée. Pour admirer la ville, j’ai dû monter 500 marches très étroites. C’est crevant, quand je grimpais, les autres touristes me disaient « courage, courage, il reste la moitié ». Mais au final, on découvre un panorama à couper le souffle, » explique Marie-Amélie Druesne, en vacances à Bologne durant l’été 2013.

Cette tour de 97,2 mètres a longtemps été utilisée comme prison.

La tour Asinelli de 97,2 mètres a longtemps été utilisée comme prison

Puis, au centre de la ville, surgit la place Maggiore, datant du XVème siècle. Sur cette place, se concentrent les principaux monuments médiévaux : le Palazzo d’Accursio, la Basilique San Petronio, le Palais des Notaires, le Palazzo del Podestà et le Palazzo dei Banchi. Marie-Amélie est tombée sous le charme de ce lieu symbolique : « Deux édifices m’ont tout de suite interpellée. Le Palais d’Accursio, qui est en fait la Mairie de Bologne, et qui dispose de portiques en arches. On y trouve à l’intérieur de nombreuses fresques retraçant l’histoire de la cité. Et la Basilique San Petronio, qui est la plus grande église de la ville. Ce qui m’a surprise, c’est que sa façade est inachevée. »

Il s'agit de la quinzième plus grande église au monde, avec ses 132 mètres de longueur et ses 60 mètres de largeur.

Il s’agit de la quinzième plus grande église au monde, avec ses 132 mètres de longueur et ses 60 mètres de largeur

Non loin de la place Maggiore, un édifice de la Renaissance pointe son nez : le Palazzo dell’Archiginnasio. Il abrite le théâtre anatomique, un lieu autrefois dédié à l’expérience scientifique. Ce théâtre est orné de statues en bois représentant les médecins de l’Antiquité et de l’époque moderne.

Le théâtre anatomique fut restauré après les bombardements américains de la seconde guerre mondiale.

Le théâtre anatomique fut restauré après les bombardements américains lors de la seconde guerre mondiale

Une ville sainte

Au XVIème siècle, Bologne fait partie des états papaux. Plusieurs églises et autres établissements religieux sont alors construits.  « La ville possède 96 couvents ! », précise Marie-Amélie. Lorsque l’on déambule dans le centre-ville, on peut apercevoir les Basiliques Santa Stephano et Santa Maria dei Servi, présentant une architecture gothique. « Je conseille aussi d’aller admirer le sanctuaire de la Madonne de San Luca. Ce n’est pas dans le centre mais au sommet d’une colline. Je n’ai vu que l’extérieur mais c’est gigantesque. » Autre monument à ne surtout pas rater, la fontaine del Nettuno. Neptune surplombe quatre sirènes, qui pressent leurs seins pour faire sortir de l’eau. Cette monumentale fontaine a été construite en l’honneur du Pape Pie IV, en 1565.

Elle symbolise le pouvoir du pape : il domine le monde comme Neptune domine les eaux

Elle symbolise le pouvoir du pape : il domine le monde comme Neptune domine les eaux

Le centre-ville de Bologne a conservé toute son authenticité. Les gratte-ciels, les affiches publicitaires et autres signes de l’âge moderne n’ont pas encore réussi à franchir les quarante kilomètres de remparts qui entourent la ville. Un dépaysement à coup sûr.

Julie Lanique