Presse et Rédaction Journalistique — Cours 1

Voici le Powerpoint (en PDF) pour notre premier cours qui comprend une introduction, une discussion des définition des mots « journalisme » et « journaliste » ainsi que les idées de « hard news, » « soft news, » et « information en ligne. »

Cours 1: Presse et rédaction journalistique

DEVOIR

Merci de réfléchir aux sujets pour vos deux articles (date de limite à préciser bientôt):

1) Un article sur un événement médiatique/un lancement/une nouveauté

2) Un portrait sur quelqu’un que vous connaissez qui fait quelque chose « extraordinaire » ou au moins unique…on proposera les sujets en classe ensemble.

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Paris debout pour le Stand Up à l’Americaine !

Paris – Dave Chapelle, Jerry Seinfeld, Richard Pryor, ou Kevin Hart ce sont autant de noms qui ne vous disent peut être rien en France, pourtant ce sont de véritables emblèmes du Stand up à l’Américaine. Aujourd’hui ce style d’humour, plus jeune et dynamique, traverse les frontières d’outre Atlantique pour atterrir sur la capitale.

Sebastien Marx, avec son spectacle "A New Yorker in Paris"

Sebastien Marx, avec son spectacle « A New Yorker in Paris »

En 2014 de nombreux humoristes du monde entier viennent tenter leurs chances à Paris avec l’ambition folle de faire rire le public français, dans un tout nouveau genre : faire rire avec la langue de Shakespeare. Les bilingues, soyez prêt à rire et accueillir ces humoristes venus tout droit des Etats Unis, pays du  Chewing gum et des hamburgers.

Finis l’humour de situation de Coluche, les jeux de mots de Raymond Devos, ou l’humour politique de Guy Bedos, place à l’humour d’observation sous le nom de «  Stand up ». Ce mouvement, qui signifie  « se tenir debout » en français, est apparu à la fin du 20éme siècle aux Etats Unis avec un principe simple : parler seul sur scène en s’adressant directement au public, sans accessoires, sans costume, en racontant des histoires drôles, assez courtes et sans interruption. Cet humour non conventionnel et sous le signe de l’autodérision, s’inspire de l’humour juif des Etat Unis avec des artistes comme Jerry Seinfeld ou Woody Allen qui ont fait du Stand up un véritable art, suivi ensuite par l’humour afro américain avec des illustres « standupers » reconnus tels qu’Eddie Murphy , ou encore Dave Chapelle. Les spectacles de one-man-show, souvent inspirées du quotidien, sont ainsi mis en scène pour mettre l’accent essentiellement sur l’improvisation et le naturel des humoristes, comme s’ils s’adressaient directement au public.

Depuis ces 10 dernières années le nombre d’humoristes, de chroniqueurs, et de « standupers » n’a pas cessé d’augmenter sur la capitale, avec  l’émergence de comiques tels que Jamel Debbouze, Gad Elmaleh ou Thomas Ngijol qui ont repris ce style d’humour en se produisant dans les plus prestigieuses salles de France, tel que l’Olympia, ou  encore Bercy. En temps de crise le Stand up fait vendre, et ça les cafés théâtres parisiens l’ont bien compris en proposant des centaines de spectacles humoristiques par soir à prix réduit (principe simple : 1 entré = 1 consommation). Dans ce tourbillon infernal de l’humour, entre affiches, flyers, vignettes collées au mur, et publicités dans le métro représentant de nombreux artistes, il fallait à tout prix se démarquer pour se faire une place. C’est pourquoi apparaît aujourd’hui des spectacles d’un genre nouveau, entièrement dirigé par des humoristes Américains, avec des blagues en anglais destinées à un public bilingue. En effet après la délocalisation humoristique des Français aux Etats Unis – Mustapha El Atrassi à Los Angeles ou le Comte de Bourderbala à New York – c’est au tour des américains de venir tenter leurs chances en France. « Great Great British American Comedy Night », « French Fried Comedy Night », « How to become parisian in one hour? », voici autant de nouveaux spectacles hauts en couleurs qui débarquent pour  montrer le contraste des cultures entre Français et Anglo-Saxon.

Robert Hoehn, créateur du French Fried Comedy

Robert Hoehn, créateur du French Fried Comedy

« Les marques utilisent l’humour pour mieux vendre, les hommes utilisent l’humour pour draguer, les enfants utilisent l’humour pour se faire remarquer, moi j’ai choisi l’humour pour en faire mon métier » 

Robert Hoehn, créateur du plateau d’humoriste anglais French Fried Comedy Night en 2013, a voulu reprendre le concept des grandes scènes américaines, comme le Laugh Factory ou le Comedy Strip, qui ont sorti des stars de renoms tels qu’Adam Sandler ou Steve Carell, en pratiquant le Stand up directement à Paris. « Le but premier de mon plateau est de faire découvrir des talents du monde entier, avec la volonté de faire rire les français directement en anglais, ce qui n’est pas chose facile vu le niveau de langue des parisiens » s’amuse ainsi Robert Hoehn qui propose un show avec une heure de vannes percutantes tous les jeudis à 21h15, au Paname Art Café, situé à République. Karim Kachour, le directeur du Paname Art Café, nous indique alors cette volonté prononcée de rammener un goût de fraicheur dans le paysage artistique Français « En France nous avons toujours été marqué par le théâtre et cette esprit assez classique de l’humour, il me semblait alors nécessaire de briser ces codes en revenant à l’essence même du Stand up en proposant des sketches en anglais ». Ce fossé des cultures entre français et américains est davantage mis en valeur par Robert dans ses vidéos sous le ton de l’humour, avec le concept « American Parigot » qui montre que la vie à Paris n’est pas toujours facile.

Mardi dernier à la sortie du spectacle, on observe justement ce clivage des cultures  au sein même du public avec d’une part une communauté d’Américains et d’anglais, touristes ou nouveaux expatriés, et des Français plus ou moins bilingue qui veulent découvrir une nouvelle expérience atypique comme nous le confie une spectatrice « Je n’ai pas tout compris à vrai dire, mais j’ai beaucoup rit, et j’adore le coté border line du Stand Up à l’Américaine : on peut parler de sexe, et de drogue sans aucun tabou. C’est un humour loufoque et j’adore. »

A Paris, capitale de la culture, il y a alors cette ouverture sur le monde avec pleins d’artistes cosmopolites, de tout âge, qui viennent des 4 coins du monde, ce qui permet de voir des spectacles hors du commun comme en témoigne avec ironie Robert « Je me rappel d’un soir assez spéciale, il y’avais trois comiques Américains, un humoriste Australien, un comique Canadien, face à un public moitié espagnol moitié français : c’est ce que j’appelle la vraie mondialisation ».

Il n’est donc pas impossible d’imaginer de voir débarquer dans un futur proche des spectacles d’humour en arabe, en chinois, en espagnol ou même en italien. Bonne résolution pour l’année 2014 : Sortez, buvez, rigolez, et améliorer votre anglais dans les divers spectacles anglophones proposés désormais dans la capitale !!!

Maintenant à vous de rire et vous exercez en anglais, grâce à la vidéo Stand Up du moment poignante et hilarante, d’Aamer Rahman, jeune « standuper » Australien qui parle du « racisme inversé » :

Ryad Hamidouche.

Crédits Photos : https://www.facebook.com/FrenchFriedTV (Facebook).

Publications visées : Le Parisien ou L’Express.

Jean-Marie Charon: Réflexions sur les règles professionnelles

Un extrait du Wikipedia:

« A titre d’exemple, le rapport remis au ministère français de la Culture et de la Communication en juin 1998 par Jean-Marie Charon, conseiller de la ministre de la culture Catherine Trautmann, faisait état de réflexions et de règles professionnelles demandant que l’éditeur de presse hebdomadaire régionale s’engage à veiller à ce que ses journalistes :

  • vérifient leurs sources ;
  • n’usent pas de méthodes déloyales ;
  • ne versent aucune rémunération aux personnes qui acceptent d’être des sources d’information ;
  • ne publient que des informations, avérées et précises, dont l’origine est connue, en les accompagnant si nécessaire de la réserve qui s’impose ;
  • s’interdisent de percevoir quelque avantage que ce soit en raison de la publication ou de la non-publication d’une information ;
  • informent les personnes peu familières avec la presse que leurs propos pourront être diffusés, et donc portés à la connaissance d’un large public ;
  • restent critiques à l’égard des perquisitions au déroulement desquelles les forces de l’ordre invitent les journalistes ;
  • n’acceptent aucune consigne d’un annonceur ;
  • n’acceptent des cadeaux que s’ils servent directement l’accomplissement du travail journalistique ;
  • refusent toute pression et n’acceptent d’autres directives rédactionnelles que celle de l’éditeur ou des responsables de la rédaction ;
  • ne soumettent pas un reportage aux sources avant sa publication ;
  • fassent preuve de respect à l’égard des personnes qui viennent de vivre un drame, en évitant de les harceler pour obtenir une information ;
  • s’interdisent la calomnie et les accusations sans fondement ;
  • refusent de nourrir et d’amplifier la rumeur, même si d’autres supports s’en sont déjà fait l’écho ;
  • veillent dans le choix de leurs photos à ne pas induire une présomption de culpabilité par l’image ;
  • traitent l’information, y compris les faits divers, sans rechercher le sensationnalisme ;
  • assurent le suivi des informations publiées ;
  • respectent fidèlement le sens des propos rapportés ;
  • situent les faits et opinions dans leur contexte, sans en exagérer ni en diminuer la portée ;
  • départagent ce qui relève de l’information factuelle, de l’analyse et de l’opinion personnelle ;
  • recueillent le point de vue de toutes les personnes mises en cause dans une affaire et, lorsque l’une d’elles se refuse à toute déclaration, en informent les lecteurs.

Source: Wikipedia

Qui est Journaliste? Ils ont décidé…

Un article important. Un moment important, au moins en Amérique. On a tout un débat autour de la définition du « journaliste » aux Etats-Unis. La gouvernement a voté et c’est décidé…effectivement on n’est plus tous jounalistes…

A lire:

http://www.usatoday.com/story/news/politics/2013/09/12/senate-panel-defines-journalist/2806645/

Pourquoi parler de ce sujet?

Quelle justification pour une définition précise ?

Quel danger pour la démocratie ?