La Reine des Neiges, le Disney de Noël 2.0

La Reine des Neiges, c’est le nom du nouveau film d’animation de Noël des studios Disney. C’est l’histoire d’Anna, une jeune princesse qui part à la recherche de sa sœur Elsa, ayant plongé le Royaume d’Arendelle dans l’hiver éternel. Durant son aventure, Anna est accompagnée d’un jeune montagnard, Kristoff et de Sven, son fidèle renne. Après un long et pénible voyage, ils vont rencontrer Olaf, un bonhomme de neige qui parle, et retrouver Elsa. Les sœurs vont se réconcilier et vont retourner au Royaume, qui va finir par sortir de l’hiver éternel et reprendre sa sérénité. Deux sœurs séparées, des pouvoirs magiques, des animaux rigolos qui parlent, une histoire d’amour prévisible dès la première rencontre entre Anna et Kristoff… Le scénario parait à première vue d’une banalité affligeante, on se dit : « Tiens,  une histoire classique pour les fêtes de cet hiver » et on choisit un autre film. Et pourtant, malgré les apparences, le nouveau film d’animation des studios Disney est plus qu’intéressant.

Anna, l'héroïne principale, acoompagnée d'Olaf le bonhomme de neige.

Anna, l’héroïne principale, acoompagnée d’Olaf le bonhomme de neige.

Ce dessin animé est en fait un anti-Disney en puissance. Dès les dix premières minutes du film, Anna rencontre un jeune prince : elle tombe dans ses bras/regard langoureux/coup de foudre/ils se fiancent. Là on se dit qu’on est clairement tombé bien bas dans le cliché niais du dessin animé romantique, mais on se rendra vite compte que ce jeune prince ne sera pas l’amoureux d’Anna à la fin du conte. En effet, le baiser final sera donné par Kristoff, un jeune travailleur orphelin qui n’a pour seul bien son traîneau. On est loin de l’image lisse du beau prince héritier. Il y a donc une évolution sociale certaine au niveau des personnages, les studios Disney s’inscrivent ici dans la modernité : l’amour ce n’est pas un coup de foudre mais s’attacher à quelqu’un progressivement. Et on évitera également les clichés au dénouement, Anna et Kristoff finiront par échanger un baiser et non « se marier et avoir beaucoup d’enfants ». En bref, la Love Story de ce Disney est bien plus crédible et moderne que celles de notre enfance.

Et Anna ? Et bien le personnage principal de ce film est des plus attachants. Anna n’est pas une princesse coincée bloquée dans son château. Jeune fille joyeuse qui rêve d’amour et de liberté, elle reprend parfaitement la naïveté à la Raiponce. Anna est une vraie adolescente, pas une image toute faite. C’est une jeune fille spontanée, maladroite, nature mais aussi courageuse. Son courage va l’accompagner tout au long de son voyage et ce sont ses réactions spontanées face aux péripéties qu’elle va rencontrer qui vont la rendre si attachante pour le public, mais aussi pour Kristoff. Ce dernier est beaucoup plus sérieux et posé que les héros de la plupart des dessins animés, ce qui renforce l’effet de réel et la crédibilité que Disney a voulu injecter dans son film. Touché par la candeur d’Anna, il l’aide dans sa quête de retrouver sa sœur, mais cette aide est aussi intéressée (Anna lui a promis un nouveau traîneau). On peut donc ici encore rapprocher ce film de Raiponce, où Flynn, le bandit-beau gosse, aidait Raiponce pour récupérer sa couronne avant de tomber amoureux d’elle. On a donc dans ce film des personnages modernes, beaucoup plus crédibles que dans les dessins animés d’il y a quelques années, et ces personnages sont d’autant plus attachants qu’ils sont comme nous, humains et pleins de défauts.

Kristoff, la rupture totale avec le cliché du prince charment habituel.

Kristoff, la rupture totale avec le cliché du prince charment habituel.

Après le périple d’Anna, on passe au dénouement : cette dernière a le cœur glacé et a besoin d’un « geste d’amour sincère » pour être sauvée. Et là, dernier pied de nez de Disney aux clichés romantiques. Ce n’est en effet pas Kristoff qui va sauver la jeune princesse mais sa sœur ainée. Ce film d’animation marque son empreinte dans notre société moderne. Malgré l’histoire plutôt classique et les chansons niaises, on a bel et bien affaire à des personnages originaux, attachants, terriblement drôles (surtout le bonhomme de neige Olaf qui aurait pu à lui seul être un héros de film tant ses répliques ont une puissance comique) et surtout sincères. C’est la sincérité qui est mise en valeur ici : l’amour entre sœurs; le dévouement de Sven, le renne, envers son maître; et la beauté de l’entraide dans une relation d’amitié sincère qui débouchera sur un baiser touchant. En bref, ce dessin animé est un parfait mélange entre le rêve des contes de Noël et l’humour des films d’animations de la nouvelle génération.

Mathilde Guihard, n°21200626

Publication visée : magazine culturel.

Source photos : affiche du film, Allocine.

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« Ivresse » ou quand le 7e art se met au service de la sensibilisation

L’ivresse peut prendre différentes formes. On peut être ivre de plaisir, ivre d’amour ou bien ivre de liberté. Mais il est aussi possible d’être ivre d’alcool, et Guillaume Canet nous en rappelle les limites dans son dernier court-métrage « Ivresse ».

 Guillaume Canet, l’acteur des petits mouchoirs, fait le choix de détourner les codes cinématographiques afin de mieux sensibiliser les jeunes de 18-24 quant aux dangers de l’alcool au volant. Aussi, « Ivresse » sera diffusé, juste avant les fêtes de fin d’années, du 11 au 18 décembre. Ces dates de diffusion sont d’autant plus symboliques qu’à l’approche des fêtes les risques d’accidents mortels liés à l’alcool augmentent. Le film sera projeté dans les salles de cinéma UGC, Gaumont-Pathé, CGR et à la télévision .

L’association Ferdinand fondée par le comédien Patrick Chesnais à la mémoire de son fils décédé lors d’un accident de la route du à l’alcool en 2007, est à l’origine de ce projet. Le film a été tourné bénévolement par Guillaume Canet et a été financé par La fondation Vinci Autoroute.

Conscient de l’état d’esprit des jeunes de 18-24 ans, Chesnais ne tient pas à utiliser un ton moralisateur et rompt avec les codes traditionnels du genre. Ainsi son dernier spot se révèle être plus original et novateur  grâce à une ambiance plus réaliste. Le slogan « Amuse-toi mais reste en vie » tiré d’une musique des Bee Gees relate l’état d’esprit ouvert mais aussi engagé du comédien. Guillaume canet à travers « Ivresse » va donc tenter de mener à bien son rôle de messager luttant contre l’ivresse au volant.

« Ivresse » dépeint quelque séquences de la vie d’un couple; de sa rencontre jusqu’à sa fin tragique. Si Canet fonde son film sur l’histoire de deux jeunes adultes c’est parce qu’un accident mortel sur trois impliquant 18-24 ans est dût à l’alcool. Les conséquences routières du à l’alcool sont beaucoup plus importantes chez les jeunes adulte. C’est pourquoi Guillaume Canet a décider de s’attarder sur cette génération en particulier.

Canet tient donc à toucher son public avec ce court métrage d’une minute quarante. Il joue sur le côté psychologique et émotionnel du récepteur avec un style visuel simple et épuré. Aucune scène choquante et violente n’est montrée. « Ivresse », nous dévoile donc  le quotidien d’un couple lambda dont le destin bascule du jour au lendemain à la suite d’une soirée trop arrosée. En retraçant cette histoire, Canet différencie son film des autres spots publicitaires classiques sur les dangers de l’alcool au volant.

Violent, il ne l’est pas au premier abord, mais il l’est psychologiquement par la suite. Le spectateur peut être amené à être décontenancé et mal à l’aise. Chloé 20 ans, témoigne:

« Le film change des spots publicitaire classiques qui sont généralement volontairement violents et trash. Le fait que la violence soit plus implicite, le film incite peut être plus à réfléchir ».

Par ailleurs Maxime 18 ans nous dévoile un point de vue différent:

« Je trouve que le film n’est pas assez explicite. Il ne me choque pas assez pour réellement me marquer. »

Chesnais et Canet ont souhaité faire le plus de « Buzz » possible avec ce film grâce à un partage intensif de la vidéo sur les réseaux sociaux et il en a été ainsi. Seulement tout le monde n’adhère pas au contenu artistique de ce spot publicitaire, qui ne serait pas assez concret pour certain.

Cependant l’idée principale était de toucher et marquer le plus de personnes possible. Le peu de personne que ça sensibilisera sera déjà une victoire.

Fassier Hélène

Publié pour: L’express

Source: Nouvelobservateur.

Hunger Games enflamme le Grand Rex

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Ce 16 Novembre, un véritable ras-de-marée humain bouchonne le Boulevard Poissonnière du 2ème arrondissement de Paris. Impossible de circuler aux alentours du célèbre cinéma. « Excusez moi, qu’est-ce qui se passe ? » questionnent des piétons, médusés par l’attroupement d’adolescents. « C’est l’avant première d’Hunger Games ! ».
Adolescents, parents, journalistes, paparazzis, tout le monde essaye de se faire une place pour apercevoir le tapis rouge. Un seul objectif : approcher Jennifer Lawrence (Katniss Everdeen), Josh Hutcherson (Peeta Mellark) et Liam Hemsworth (Gale Hawthorne), les 3 favoris d’Hunger Games.

Et pour cause, dès sa première adaptation au cinéma, la saga littéraire de Suzanne Collins a connu un succès vertigineux ; 4 prix raflés, un box-office mondial qui a atteint 691 247 768 $ … Mélange de science-fiction, action et drame, l’histoire est celle de 26 adolescents contraints de s’affronter à mort dans une arène grandeur nature où l’unique survivant est proclamé vainqueur. « J’avais lu les bouquins, et j’ai décidé d’aller voir le film, j’ai adoré. Je me suis vraiment prise d’affection pour les personnages. » explique Céline, 20 ans. « Et puis Liam est très beau » plaisante sa copine Sonia.

Plus de 2500 fans ont pu assister à la projection du film en avant première. « La salle est complète, tout a été vendu. », confirme un employé du cinéma à l’entrée VIP. Le succès du film est tel que de nombreuses personnalités se sont mêlés aux fans ; « Les places n’ont pas toutes été mises en vente. On en a bloqué pas mal pour des journalistes, des gens de la télé…qui ont été invités ».

Moins chanceux, pas moins de 700 fans se sont attroupés dehors pour tenter leur chance autrement. « On est là depuis 6h du matin. J’espère réussir à avoir une photo ou un autographe… » confie Marine, 16 ans, qui sèche les cours pour l’occasion. D’autres sont plus déterminés, comme Sammy, 17 ans ; « Je vais essayer de m’infiltrer discrètement sur le tapis rouge avec un paparazzi déguisé en garde du corps ».

La tentative se soldera par un échec car l’ampleur de l’événement a été solidement anticipée: sollicités par la préfecture, des gardiens de la paix encadrent la cohue dehors, tandis qu’un service de sécurité privé garanti la protection des acteurs attendus ; « Pour ce type d’événements, le cinéma fait constamment appel à une société privée de protection rapprochée. Au moins 50 gars de cette société sont déployés ce soir », relate un employé du cinéma. L’initiative est efficace puisqu’aucun débordement n’a été jamais déploré « Je n’ai jamais eu de problèmes, ou subi de dégradations. Et puis ça, ça nous fait du chiffre d’affaire en plus, surtout lors des spectacles » se réjouit le propriétaire du café voisin.

Difficile à croire quand à 20h30, l’équipe arrive en cortège de Mercedes noires. L’agitation atteint son summum ; bousculades, cris, c’est la pêche aux autographes et aux photos. Pour apercevoir leurs idoles défiler sur le tapis rouge, certains fans escaladent lampadaires et panneaux de signalisation. Après un quart d’heure d’apparition publique, l’équipe du film disparaît à l’intérieur du cinéma.

Au final, les réactions sont mitigées ; «On a rien vu du tout ! » pleure un groupe d’amis, qui se réconforte en arrachant des affiches du film accrochées aux barrières. D’autres explosent de joie « On a eu notre photo moi et Kévin ! » hurle de joie Noella, 16 ans. Mickael lui, – fan de Josh Hutcherson depuis 7ans – ne perd pas de temps et se presse avec quelques amis, à l’hôtel Park Hyatt où loge l’équipe. L’un d’eux explique : « Je suis fan de Jennifer Lawrence, et elle est pratiquement inapprochable. En fait, son staff lui a imposé un contrat d’exclusivité: plus elle se fait photographier avec des fans, plus son image perd de la valeur. L’an dernier, l’avant-première du 1er volet était beaucoup mieux organisée et tout le monde avait pu les voir … ».

Une chose devrait mettre tout le monde d’accord cependant ; ce second volet qui sortira au cinéma dès le 25 Novembre fait parti des films les plus attendus de l’année. De quoi préméditer un succès à nouveau sans faille à ce second opus.

LEMOINE Anissa

Num étudiant : 21200264

Source image : moi-même

Publication visée : 20min