Paps Touré : « l’art-triste » de la rue.

Inspirée de l’univers d’Elliott Erwitt ou de Robert Doisneau, Paps Touré, photographe français d’origine Ivoirienne, a fait de la rue son terrain de jeu pour nous dévoiler un regard du monde à la fois critique, émouvant et bienveillant. Images fortes de notre société, livre à succès, ligne de vêtement, rien n’échappe à cet artiste haut en couleur. Portrait d’un enfant du 19ème arrondissement, prenant de plus en plus d’ampleur dans le paysage artistique Parisien.

Dimanche 1er Mars prochain, à l’endroit même où Paps Touré a grandit , sera organisé une vente spéciale des photographies originales de l’artiste. L’occasion pour nous de rencontrer ce personnage de 35 ans, au parcours atypique.

«Grâce à mes photos, je veux rendre à la rue ce qui appartient à la rue » Paps Touré

Ayant du mal à se présenter, sourire discret, Paps Touré se considère comme « un artiste par hasard ». C’est la photo qui est venu vers lui, et non l’inverse. Sans école, ni connaissances préalable des techniques de photographie, il parvient depuis cinq ans à se construire un nom dans cet univers jusque-là inconnu. Ce parisien dans l’âme, commence d’abord avec un simple appareil photo Nikon D40 à shooter ses deux chiens, des Staffies, pour immortaliser sa passion des bêtes « J’ai toujours eu des chiens, je les préfère aux humains car leurs regards me parle davantage».

Paps Touré : un amoureux des chiens.

Le  photographe, basket aux pieds, prend goût à l’exercice et ne quitte plus son appareil. A l’aide de son vélo, il arpente la capitale parisienne avec l’idée de figer les passants et les moments magiques qu’il ressent. Une journée d’hiver, tout bascule. Le photographe capte le regard d’un sans-abri d’une cinquantaine d’années depuis le pont de Stalingrad et ce cliché est alors un véritable choc émotionnel pour Paps Touré « Lorsque j’ai vu cette photo en rentrant chez moi, j’ai compris que je tenais quelque chose de magique. Je ne pouvais pas m’arrêter là».

Photographie sur le Pont de Stalingrad qui a tout fait basculer.

« Je me suis fait tout seul. Ma seule école c’est la rue et je lui appartiens. » Paps Touré

Artiste de la vie quotidienne, la rue devient ainsi le décor de sa thématique. En 2012 il sort son livre intitulé « Pas si simple », préfacé par Oxmo Puccino avec des images frappantes de réalité et de sensibilité. Sans retouche et par le biais du noir et blanc, il propose une série de photos sur les sans-abris, les amoureux, les vieux, les enfants, en soulignant le contraste sociale existant au cœur de Paris, avec toujours cette profonde volonté de raconter une histoire et de démocratiser l’art « Mon but est de capter un instant qu’on ne reverra jamais et que la plupart des gens ignorent, ou font semblant d’ignorer, pour le rendre immortel ».

Cliché d’un SDF prit dans la nuit parisienne.

Paps Touré se joue du décor pour accentuer le contraste sociale de notre société.

« Au-delà de l’artistique il y a une vraie visée sociale dans mon travail » Paps Touré

Mais Paps veut aller encore plus loin dans sa démarche, puisque il fonde en 2010 son association nommé 2-OR, permettant de venir en aide aux sans-abris en leurs proposant de véritables plats africains. Selon lui, l’art doit absolument être utile « J’organise régulièrement des maraudes pour distribuer nourriture, sourires, temps et vêtements. Je me devais de le faire ».

Malgré une enfance perturbée et un parcours atypique, Paps réalise aujourd’hui certains de ses rêves, en participant notamment à la campagne de publicité pour la  célèbre marque Jaguar ou encore avec sa collaboration avec le rappeur Booba. Récemment il a même a pu collaborer avec « Tealer », magasin de vêtements implanté à Paris, avec la mise en place d’une gamme de t-shirts à l’effigie de ses clichés, accompagné d’un message fort comme « J’ai toujours rêvé d’être un gangster » et en utilisant la dérision avec « Je peux pas j’ai chabbat ». Cette aventure permet à l’artiste une notoriété grandissante sur la toile comme il nous le confie « Depuis que je fais mes T-shirt je reçois des tonnes de messages sur mes comptes Instagram ou Facebook et on me propose pas mal d’autres projets c’est cool. Et puis le textile c’est une grande passion pour moi.»

Ligne de vêtement en collaboration avec Tealer.

« Les galeries c’est cool, mais la rue c’est moi »

Cet artiste urbain reste original même dans la manière d’exposer ses œuvres. Paps Touré cherche à chaque fois des endroits non conventionnels pour ses expositions comme les bars et les cafés (celui du Paname Art Café notamment). Cela lui vient d’une conviction simple « C’est l’art qui doit aller vers les gens et non l’inverse ». C’est pour cela qu’il a décidé d’organiser une vente spéciale le 1er Mars prochain, directement devant chez lui, pour vendre ses photographies originales et rencontrer des gens de tout horizons « Pour moi c’est l’occasion de partager mon travail et de créer une véritable famille. Il y a des collectioneurs, des chanteurs, des graphistes, des mamans … c’est ce mélange que j’aime retrouver.»

Paps Touré continue son aventure dans le monde artistique et à seulement 35 ans ce photographe en herbe n’a pas fini de nous surprendre !

Retrouvez le travail de cet artiste original, discret, et talentueux dans sa cour, le Dimanche 1er Mars : 2 rues de la solidarité 75019 Paris (et ça ne s’invente pas).

Voici quelques clichés de l’artiste sur le thème de l’amour, pour le découvrir davantage. 

Ryad Hamidouche.

Crédits Photos : https://www.facebook.com/pages/PAPS-TOURE-PHOTOGRAPHE (Facebook)

Publications visées : Le Parisien, Les Inrocks ou L’Express.

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Society : Une nouvelle étoile dans la galaxie So Press

25 novembre 2014. Alors que l’hiver commence à pointer le bout de son nez, engourdissant peu à peu les trottoirs du onzième arrondissement parisien, la rue de la croix Faubin, elle, semble animée. Festive même. Oui, les rires des quelques joyeux lurons installés à l’entrée du 7-9, à deux pas du Père-Lachaise, font écho. Une entrée sans véritable porte, et dans laquelle les luminaires larges et ronds n’ont pas tous été disposés.

La panoplie So Press

La panoplie So Press

Mais l’important est ailleurs. Au vrai, il se trouve plus loin, au centre de l’open space des nouveaux locaux de la rédaction So Press, mère de pas moins de cinq magazines, tous plus fous les uns que les autres. Doolittle, pour les jeunes parents, So Film, pour les accros au cinéma, Pédale ! pour les mordus de vélo et So Foot Junior, ou So Foot, pour les dingues de football.

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Un open space pas comme les autres

 

Barbe, famille et accouchement

Un lieu de travail au sein duquel le seul et unique bureau individuel est occupé par le créateur de cette famille. Franck Annese, un barbu à casquette de 35 ans. L’homme, diplômé de l’ESSEC, est assisté depuis toujours par ses plus fidèles amis, Marc Beaugé et Stéphane Régy, 35 ans également et rédacteurs en chef de So Foot et So Film. Un joli trio qui veut désormais marcher sur la presse tout court. Pour preuve, le 06 mars 2015, So Press accouchera d’un autre mioche. Encore. Son nom ? Society. Un quinzomadaire de société qui parlera « politique, économie, culture, sciences, sport » écrit par des types qui veulent désormais « raconter le monde ».

Une envie qui ne date d’ailleurs pas d’hier : « Cela faisait longtemps qu’on avait envie de faire un quinzomadaire de société avec Marc (Beaugé) et Stéphane (Régy). On voyait beaucoup de choses autour de nous qui ne prenaient corps dans aucun autre magazine. On avait envie de parler de tous ces sujets qui nous interpellaient mais qui ne trouvaient pas écho dans la presse française qui est un peu engoncée dans de vieux modèles et de vieilles routines » dégaine Franck Annese, enfoncé dans un des vieux canapés de la rédaction.

« quand on fait un magazine, ça sent le plaisir, on s’amuse à le faire »

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Une partie de ping-pong entre deux articles

« On fait des fanzines qui marchent »

Pourtant, dans une presse de société où Le Monde, Le Point et autres cadors font la loi, la  « So sphère », elle, n’a pas peur. Mieux encore, elle a trouvé la recette qui plait à ses lecteurs. Celle des « Trois H » : Humour, humain, histoire. Un secret de fabrication qui opère depuis 11 ans déjà : « Quand on fait un magazine, ça sent le plaisir, on s’amuse à le faire. Il y a beaucoup plus de liberté que dans la plupart des autres magazines car on n’obéit à aucune règle pré-dictée. On fait des fanzines qui marchent » confie Stéphane Régy avec passion.

Un canard à 1 400 000 euros tout de même, pour lequel tout le monde pourra mettre la main à la patte, selon Marc Beaugé : « On a la réputation de donner sa chance à tout le monde. En revanche, le niveau d’exigence sera encore plus élevé que sur nos autres magazines. On n’a pas envie de publier des papiers qui ne soient pas à la hauteur. Mais ce n’est qu’une question de travail, et généralement, le travail ne nous fait pas trop peur. » Le projet est lancé.

 

Par Maxime Nadjarian, à Paris, le 28 novembre 2014

Photographies : Maxime Nadjarian

Publications envisagées : Le Figaro / Libération

Paris debout pour le Stand Up à l’Americaine !

Paris – Dave Chapelle, Jerry Seinfeld, Richard Pryor, ou Kevin Hart ce sont autant de noms qui ne vous disent peut être rien en France, pourtant ce sont de véritables emblèmes du Stand up à l’Américaine. Aujourd’hui ce style d’humour, plus jeune et dynamique, traverse les frontières d’outre Atlantique pour atterrir sur la capitale.

Sebastien Marx, avec son spectacle "A New Yorker in Paris"

Sebastien Marx, avec son spectacle « A New Yorker in Paris »

En 2014 de nombreux humoristes du monde entier viennent tenter leurs chances à Paris avec l’ambition folle de faire rire le public français, dans un tout nouveau genre : faire rire avec la langue de Shakespeare. Les bilingues, soyez prêt à rire et accueillir ces humoristes venus tout droit des Etats Unis, pays du  Chewing gum et des hamburgers.

Finis l’humour de situation de Coluche, les jeux de mots de Raymond Devos, ou l’humour politique de Guy Bedos, place à l’humour d’observation sous le nom de «  Stand up ». Ce mouvement, qui signifie  « se tenir debout » en français, est apparu à la fin du 20éme siècle aux Etats Unis avec un principe simple : parler seul sur scène en s’adressant directement au public, sans accessoires, sans costume, en racontant des histoires drôles, assez courtes et sans interruption. Cet humour non conventionnel et sous le signe de l’autodérision, s’inspire de l’humour juif des Etat Unis avec des artistes comme Jerry Seinfeld ou Woody Allen qui ont fait du Stand up un véritable art, suivi ensuite par l’humour afro américain avec des illustres « standupers » reconnus tels qu’Eddie Murphy , ou encore Dave Chapelle. Les spectacles de one-man-show, souvent inspirées du quotidien, sont ainsi mis en scène pour mettre l’accent essentiellement sur l’improvisation et le naturel des humoristes, comme s’ils s’adressaient directement au public.

Depuis ces 10 dernières années le nombre d’humoristes, de chroniqueurs, et de « standupers » n’a pas cessé d’augmenter sur la capitale, avec  l’émergence de comiques tels que Jamel Debbouze, Gad Elmaleh ou Thomas Ngijol qui ont repris ce style d’humour en se produisant dans les plus prestigieuses salles de France, tel que l’Olympia, ou  encore Bercy. En temps de crise le Stand up fait vendre, et ça les cafés théâtres parisiens l’ont bien compris en proposant des centaines de spectacles humoristiques par soir à prix réduit (principe simple : 1 entré = 1 consommation). Dans ce tourbillon infernal de l’humour, entre affiches, flyers, vignettes collées au mur, et publicités dans le métro représentant de nombreux artistes, il fallait à tout prix se démarquer pour se faire une place. C’est pourquoi apparaît aujourd’hui des spectacles d’un genre nouveau, entièrement dirigé par des humoristes Américains, avec des blagues en anglais destinées à un public bilingue. En effet après la délocalisation humoristique des Français aux Etats Unis – Mustapha El Atrassi à Los Angeles ou le Comte de Bourderbala à New York – c’est au tour des américains de venir tenter leurs chances en France. « Great Great British American Comedy Night », « French Fried Comedy Night », « How to become parisian in one hour? », voici autant de nouveaux spectacles hauts en couleurs qui débarquent pour  montrer le contraste des cultures entre Français et Anglo-Saxon.

Robert Hoehn, créateur du French Fried Comedy

Robert Hoehn, créateur du French Fried Comedy

« Les marques utilisent l’humour pour mieux vendre, les hommes utilisent l’humour pour draguer, les enfants utilisent l’humour pour se faire remarquer, moi j’ai choisi l’humour pour en faire mon métier » 

Robert Hoehn, créateur du plateau d’humoriste anglais French Fried Comedy Night en 2013, a voulu reprendre le concept des grandes scènes américaines, comme le Laugh Factory ou le Comedy Strip, qui ont sorti des stars de renoms tels qu’Adam Sandler ou Steve Carell, en pratiquant le Stand up directement à Paris. « Le but premier de mon plateau est de faire découvrir des talents du monde entier, avec la volonté de faire rire les français directement en anglais, ce qui n’est pas chose facile vu le niveau de langue des parisiens » s’amuse ainsi Robert Hoehn qui propose un show avec une heure de vannes percutantes tous les jeudis à 21h15, au Paname Art Café, situé à République. Karim Kachour, le directeur du Paname Art Café, nous indique alors cette volonté prononcée de rammener un goût de fraicheur dans le paysage artistique Français « En France nous avons toujours été marqué par le théâtre et cette esprit assez classique de l’humour, il me semblait alors nécessaire de briser ces codes en revenant à l’essence même du Stand up en proposant des sketches en anglais ». Ce fossé des cultures entre français et américains est davantage mis en valeur par Robert dans ses vidéos sous le ton de l’humour, avec le concept « American Parigot » qui montre que la vie à Paris n’est pas toujours facile.

Mardi dernier à la sortie du spectacle, on observe justement ce clivage des cultures  au sein même du public avec d’une part une communauté d’Américains et d’anglais, touristes ou nouveaux expatriés, et des Français plus ou moins bilingue qui veulent découvrir une nouvelle expérience atypique comme nous le confie une spectatrice « Je n’ai pas tout compris à vrai dire, mais j’ai beaucoup rit, et j’adore le coté border line du Stand Up à l’Américaine : on peut parler de sexe, et de drogue sans aucun tabou. C’est un humour loufoque et j’adore. »

A Paris, capitale de la culture, il y a alors cette ouverture sur le monde avec pleins d’artistes cosmopolites, de tout âge, qui viennent des 4 coins du monde, ce qui permet de voir des spectacles hors du commun comme en témoigne avec ironie Robert « Je me rappel d’un soir assez spéciale, il y’avais trois comiques Américains, un humoriste Australien, un comique Canadien, face à un public moitié espagnol moitié français : c’est ce que j’appelle la vraie mondialisation ».

Il n’est donc pas impossible d’imaginer de voir débarquer dans un futur proche des spectacles d’humour en arabe, en chinois, en espagnol ou même en italien. Bonne résolution pour l’année 2014 : Sortez, buvez, rigolez, et améliorer votre anglais dans les divers spectacles anglophones proposés désormais dans la capitale !!!

Maintenant à vous de rire et vous exercez en anglais, grâce à la vidéo Stand Up du moment poignante et hilarante, d’Aamer Rahman, jeune « standuper » Australien qui parle du « racisme inversé » :

Ryad Hamidouche.

Crédits Photos : https://www.facebook.com/FrenchFriedTV (Facebook).

Publications visées : Le Parisien ou L’Express.

« Après … c’est trop tard »

Le logo de l'aventure : Choc, mais nécessaire.

Le logo de l’aventure : Choc, mais nécessaire.

En 2014, ce n’est pas par les mots, mais par la performance que soutiendra Jacques Valente, skipper suisse de 52 ans, à l’aide de son « Blackbird », la promotion du don d’organe. De Barcelone à Pointe-à-Pitre, c’est un message d’espoir qui sera transmis, pour tout ceux qui sont en attente d’une greffe. Parce qu’ « Après … c’est trop tard ».

La naissance d’un projet

Ayant grandi les pieds dans l’eau du Lac Léman (Genève-Suisse), la passion de la voile s’est très rapidement transformée en une source d’adrénaline. C’est cette passion qui l’amènera à participer à la Mini Transat en solitaire 2003, course de voiliers reliant La Rochelle (France) à Salvador de Bahia (Brésil).

Retentant l’expérience en 2007 lors de la même course, Jacques est contraint d’abandonner lors de son escale à Madère (Portugal), en raison d’un arrêt net de son système rénal.

Dès lors, sa vie bascule. Plutôt habitué aux quais du lac, Jacques se retrouve dès Novembre 2007 sur la liste suisse des demandeurs d’organes.
L’année suivante, fait plutôt rare, il recevra un rein d’une donneuse vivante compatible, qui n’est autre que sa meilleure amie. Dans une interview accordée à l’hebdomadaire suisse Le Matin en Juin 2008, la donneuse Laurence Junod s’explique : « On a déjeuné ensemble. Il m’a raconté. Dans ma tête, j’ai commencé les démarches. Il fallait savoir si nous étions compatibles. Je l’ai appelé en Janvier 2008 : « Je te propose un de mes reins ». »

Remis de sa greffe, le navigateur a déjà la tête pleine de projets. Forcé d’abandonner sa traversée de l’Atlantique, il a une revanche à prendre. « Cela m’a laissé un goût d’inachevé, de pas fini ». Mais pas sans remercier la vie, et tous ceux qui l’ont accompagnés dans cette épreuve. « Mon bateau sera l’ambassadeur de la générosité » annonce t’il dans un communiqué.

Mêler passion et prévention

Qui dit nouvelle traversée d’un océan, dit nouveau navire. En 2009, Jacques Valente entreprend l’acquisition d’un bateau plus grand, plus rapide, plus imposant. Mesurant 9m50 de long pour 3m70 de large, c’est sur ce bateau d’une nouvelle jauge que se vivront les nouvelles aventures marines du skipper.

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Après des premiers essais remarqués en eaux fermées, il est maintenant temps de voir plus grand, et de faire parler de soi à plus grande échelle. Pour remercier les donneurs d’organes, qui sauvent à leur manière des vies tous les jours, Jacques décide de se lancer corps et âme dans la préparation d’une nouvelle traversée de l’Atlantique en solitaire en 2014.

Débutant à Barcelone (Espagne) en Juillet 2014, Jacques devrait rejoindre Madère (Portugal) dans le courant du même mois, avant de se lancer dans la deuxième étape de sa traversée en Novembre, afin de rallier Pointe-à-Pitre.

Relayée par les médias et sur les réseaux sociaux, son aventure servira de message d’espoir pour tout ceux qui sont encore en attente d’une greffe, mais elle aura également pour but de sensibiliser l’inconscient collectif à l’importance du don d’organes. En effet, lorsqu’un individu décède sans avoir explicité clairement ses intentions quant à l’avenir de ses organes, ces derniers deviennent inutilisables. Par cette action, Jacques espère ainsi encourager ceux n’y ayant pas encore pensé à réfléchir à la question. « J’aimerais faire en sorte que les familles en parlent sans tabous avant de devoir prendre une décision » ajoute-t-il.

Une préparation active

En temps normal, traverser un océan –en solitaire, sur un petit voilier- n’est pas une aventure anodine, mais lorsque le navigateur est greffé, il est normal de se poser des questions quant à la préparation physique en amont de la traversée.

Interrogé à ce sujet, Jacques nous explique : « Selon le médecin qui me suis, il n’y a aucun problème, mis à part la prise de mes médicaments actuels de manière régulière. »

En plus de cet aspect s’ajoutent quelques examens auxquels le skipper suisse ne pourra déroger. En effet, il devra subir « un check-up complet juste avant le départ, et également au retour, afin d’étudier les effets d’un effort prolongé sur l’organisme ».
Si le chemin est encore long jusqu’au départ, Jacques prend cette préparation physique très au sérieux. « J’ai pris contact avec une chaîne de fitness qui m’offre un abonnement annuel et qui me suivra dans ma préparation. ».

Comme le dit le proverbe : « Les petits ruisseaux font les grandes rivières ». Ainsi, on ne peut que souhaiter à l’entreprise de ce marin helvétique d’ouvrir des portes plus grandes, pour ainsi sensibiliser un maximum d’individus à la délicate question de l’avenir des organes de l’être humain. Parce qu’encore une fois, « après, c’est trop tard ».

 

VALENTE, Dylan, 21203019.

Article pour « Santé Magazine »

Crédit photo : Jacques Valente

Le père Noël passe d’abord par les Champs

Depuis 2008 se tient le marché de Noël aux Champs-Elysées à dates variables. Cette année il se tiendra du 15 Novembre 2013 au 05 Janvier 2014 des deux côtés de la voie des Champs-Elysées.

Bijoux, porcelaine, verreries, sculptures en bois, poupées russes, autant de belles choses que vous pourrez trouver au marché de Noël des Champs-Elysées, avec plus  de 160 stands en bois il est l’un des plus grands dans la capitale et sûrement le plus célèbre! Organisé sur les deux trottoirs entourant la rue reliant la place de la Concorde au rond-point des Champs-Elysées vous pourrez apprécier la perspective exceptionnelle sur l’obélisque de la Concorde et sa grande roue postée quelques mètres derrière, tout en profitant d’une ambiance de Noël magique.

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Si vous cherchez un cadeau de Noël respectant cette magie pour votre famille ou vos amis, c’est l’endroit idéal pour le trouver tant la diversité des objets proposés est impressionnante et de qualité. Alexia Murano nous dit d’ailleurs  » Je ne savais pas exactement ce que je venais acheter ici, mais quand j’ai vu tous ces magnifiques stands, je ne savais plus où donner de la tête, je voulais tout acheter! ». Le marché de Noël des Champs-Elysées propose également la possibilité unique de pouvoir faire profiter vos enfants d’attractions adaptés et qui ne manqueront pas de les faire rire, la mini montagne Russe, le mythique Caroussel de bois ou encore une patinoire, il y en a pour tous les âges.

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Si il peut paraître dangereux, handicapant voire très peu pratique pour les passants que le marché de Noël soit organisé sur deux trottoirs séparés par la plus grande et plus affluente route de France, il semble que Monique, Nicole et Christine, trois passantes sirotant leur vin chaud aient trouvés la technique et ne manquent pas de nous le faire remarquer: « Mais non voyons, le principe de ce marché c’est de faire toute la rue d’un coup puis de traverser, une seule fois, et là, c’est reparti pour un tour! »

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Mais attention, même si nous sommes en période de fêtes les prix du marché restent sensiblement élevés en raison de la qualité artisanale des objets vendus; comptez à peu près 45 euros pour un objet fait-main en bois. Cependant l’aspect féérique de Noël semble supporter ces prix élevés, comme nous dit cette vendeuse d’objets artisanaux venus de Russie: « C’est près de Noël, ce qui fait que comme pour tout le monde cela marche mieux que le reste de l’année ». Or la crise économique est encore d’actualité alors comment s’en sort l’économie du marché de Noël réellement quand on rentre dans les détails? Existe-t-il réellement une bulle magique entourant cette période de l’année?

Pas tant que ça nous explique cette même marchande quand on décide de lui poser la question plus précise de l’évolution de ses recettes depuis la crise: « Cela fait 6 ans que je viens au marché de Noël des Champs-Elysées et il est vrai que cela baisse d’années en années, surtout l’année dernière où on a beaucoup moins vendu ». Un autre vendeur, de fruits sec cette fois, nous dit également  » Les ventes ont beaucoup baissées avec les années, les gens achètent moins ».

Et qu’est-ce qu’il en est des principaux intéressés, les clients? Retournant vers nos trois passantes Monique Nicole et Christine flânant toujours devant les petits chalets de bois, nous leurs demandons comment ont évolué leurs dépenses depuis la crise  » Cela fait 4ans que nous venons, on est ni riches ni pauvres alors on se contente de se faire des cadeaux mutuellement, on réfléchit à ne plus jeter l’argent par les fenêtres donc on achète, oui, mais à bon escient.

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Si la crise semble réduire les dépenses des visiteurs du marché, elle ne semble donc pas atteindre ce bon esprit de partage et de bien-être qui règne à Noël, d’autant plus qu’acheter un cadeau n’est pas nécessaire au marché de Noël. Venir profiter d’un moment autour d’un bon vin chaud reste l’intérêt premier comme nous le disent nos trois interlocutrices de la soirée:  » On se contente aussi très bien de passer un bon moment en buvant notre vin chaud habituel! ». C’est aussi ça l’esprit de Noël, les stands culinaires sont d’ailleurs en nombre au marché des Champs-Elysées, gaufres, crêpes, spécialités Alsacienne ou même Kebabs! Tout est mis en oeuvre pour permettre de profiter d’un moment gourmand tout en étant à l’aise dans le froid ambiant, des tables avec de petits toits en bois ont été installées pour empêcher la pluie de gâcher votre crêpe. De petites cheminées ont également été placées tous les 50 mètres, qui vous permettront de garder vos mains au chaud pendant que vous tiendrez votre pinte de bière Alsacienne.

                                         Michaël Cueille.

Photo de Michaël Cueille

Article pour « Le Parisien ».

Les Food Trucks, ça roule pour eux !

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Un camion, une cuisine et quelques ingrédients suffisent pour créer un nouveau style de « street food » : les Food Trucks. Pour déjeuner ou pour dîner, ces restaurants sur roues sont toujours prêts à accueillir leur clientèle ; encore faudrait-il savoir comment les dénicher…

 Un Concept original

           Même si Los Angeles reste la capitale des Food Trucks, ceux-ci n’ont pas tardé à prendre de l’ampleur en France et surtout à Paris.  Se distinguant quelque peu des « baraques à frite » ou des « camions pizza », ces cuisines mobiles sont la marque d’un concept original. En effet, c’est tout d’abord un moyen de s’imposer face à la hausse des prix de certaines brasseries ou restaurants qui usent du cadre parisien pour augmenter le prix de leurs plats. Sans aucune prétention puisque sans aucun cadre idyllique à proposer, les Food Trucks savent rester très simple en proposant uniquement à la clientèle un camion.

         Seulement voilà, le concept est tel qu’ils n’étaient répertoriés nulle part, seul moyen de les dénicher : le hasard. Paris est vaste, c’est pourquoi certains développeurs de sites internet se sont mis à leur recherche pour proposer aux internautes de pouvoir suivre les actualités des Food trucks avec le lieu et les horaires de leur tournée. C’est sur www.easyfoodtruck.com que l’on peut faire une recherche de notre Food truck idéal en indiquant uniquement le lieu et l’heure qui nous intéresse. Ce site c’est un peu le guide ou le mode d’emploi des Food Trucks et sa création révèle bien une certaine révolution de la restauration due justement au concept énigmatique.

           Clémence Viola, étudiante en Lettres modernes nous confie que « le concept même de Food trucks est intéressant car on peut tomber dessus par hasard ou bien les suivre par internet » et s’empresse d’ajouter « c’est convivial car c’est en plein air et on est tous réunis devant, le temps d’être servi ». Effectivement, il n’y a pas de table ou de chaise pour manger sur place ce qui permet de transporter son repas n’importe où. L’emmener dans son bureau, une certaine facilité pour les professionnels pressés. Ou bien tout simplement prendre le temps de le déguster en s’installant dans un parc ou sur une aire appropriée. L’un des désavantages que l’on pourrait avancer est celui de l’attente. Victime de leur succès et n’ayant pas la capacité d’une cuisine de restaurant, il est plus dur de faire tourner à une vitesse constante les différents plats. Des camions toujours en mouvement pour une queue qui ne désemplit pas.

Une cuisine intéressante

            Derrière ce concept novateur se cache tout de même de belles prouesses culinaires. Avec plus d’une centaine de Food trucks à Paris, ces derniers offrent une variété de plats différents. Burgers, soupe, salade, bouchées asiatiques, glaces ou encore bar à mozzarella il ne suffit plus qu’à trouver le bon camion ! On remarque quand même que la plupart proposent des burgers : alors question de simplicité ou concurrence à McDonalds ? En effet, Clémence nous fait une fois de plus remarquer après avoir retiré son repas que « comparé à McDonalds on sait ce que l’on mange ! ».

            C’est devant l’un des plus célèbre Food Truck de Paris, Le Réfectoire, que nous rencontrons Florian Jouffreau, étudiant en école d’ingénieur pour nous confier les impressions de son repas : « J’ai choisis le burger Riri, rien de mieux qu’un bon steak de bœuf charolais, des oignons caramélisés et des tranches de bacon au miel, ce sont vraiment des burgers de qualité, j’y retournerai avec plaisir ». En approfondissant on remarque très vite que les frites proposées sont faites maison, avec un véritable goût de patate et une touche de persil.

           Pour ce qui est du rapport qualité/prix presque rien ne les égale c’est sans doute pour cela que les restaurateurs prennent peur. Ils se sont rendu compte au fur et à mesure que ce qui était servi dans ces camions était non seulement abordable mais aussi de bonne qualité pour les gourmands du midi.

Riri Burger : boeuf charolais, oignons caramélisés, bacon au miel, comté.

Riri Burger : boeuf charolais, oignons caramélisés, bacon au miel, comté.

Une notoriété impressionnante

           A l’heure où la « mal bouffe » prend de plus en plus d’ampleur dans notre société et que les plats sont de plus en plus gras, les Food Trucks qui proposent la plupart du temps des burgers ont trouvé le moyen de s’imposer et sont de plus en plus récompensés.

            C’est ainsi que Le Camion qui fume, le tout premier Food Truck parisien a obtenu le prix d’honneur du Guide Fooding et la palme d’or de la restauration en 2013. Quoi de plus étonnant que de voir aux commandes de son camion une californienne ? La chef américaine Kristin Frederick ouvre son camion à Paris en 2012 et c’est une réussite totale. Pleine d’ambition elle ouvre un deuxième Camion qui fume, crée son livre de cuisine « Les Burgers du camion qui fume », et prépare une émission de télévision pour partir à la rencontre des grands chefs. Sur la Place de la Madeleine, à Porte de Maillot ou près de la MK2 bibliothèque il est facile de repérer son camion.

            Cette dernière fait tout de même face à la concurrence puisque certains français se lancent dans l’expérience. C’est le cas d’une jeune chef française Valentine Davase qui ouvre l’un des tout derniers nés des Food Trucks : Le Réfectoire. Et c’est encore une réussite totale puisqu’il se fait élire meilleure burger aux British Street Food Awards 2013. Le Réfectoire se pose comme une réponse française à ce mouvement international. Leur but étant de proposer des burgers mais cette fois-ci à la française.

            Il ne faut donc pas sous-estimer la capacité des Food Trucks qui s’imposent de plus en plus comme le moyen idéal de manger à prix raisonnable pour une bonne qualité. Un concept que les restaurateurs ont du mal à imprégner.

Camille Blambert

Crédit photo : photos personnelles

Publication envisagée : www.ideemiam.com

A lire avant de publier votre article…

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Voici l’image qui vous guide pendant votre devoir. Vous y trouverez tous les éléments pour rédiger vos articles sur le blog.

Éléments clés:

– Titre

– Texte de l’article

– Photo

– Mots clés

– Chapeau (dans le champs « Extrait)

– Image à la une

Et n’oubliez pas…

– SIGNER votre article avec votre NOM et prénom

– Dites-nous la source pour les photos (Google Images n’est pas une source d’une photo…il y a toujours un site web affilié avec la photo…)

– Dites-nous la publication envisagée pour votre article

– 500-850 mots pour un événement

– Pas plus que 1000 mots pour un portrait…