Gwen, de l’islam à Jésus-Christ

«L’Islam m’a dit qu’un Dieu existe mais Jésus m’a montré qui est Dieu. »

dialogue-interreligieux-islam-christianisme-450x255

Pays aux racines judéo-chrétiennes, la France est un pays cosmopolite voyant la pratique de plusieurs religions sur son territoire. Dans ce brassage culturel, les trois principales religions monothéistes, Judaïsme, Christianisme et Islam se distinguent en nombre de fidèles .Les croyants revendiquent un sentiment fort d’appartenance et d’identification à leur religion qu’ils jugent comme définissant leur identité. Il est rare de voir la conversion d’une religion à une autre. C’est pourtant l’histoire de Gwen. La jeune femme parisienne nous livre son témoignage sur son passage de l’Islam à Christianisme.

Dans quelles circonstances s’est déroulée ta conversion ? Gwen. J’avais 27 ans. Je vivais à Saint-Denis avec mon concubin Mild, qui est aujourd’hui mon mari. Il est issu d’une famille chrétienne. J’avais parfois des discussions sur Jésus avec lui, mais aussi avec sa mère qui avait l’habitude de nous rendre visite. Je ne prêtais pas tellement attention à leurs propos car à cette période là j’étais enraciner dans l’Islam. Je considérais Jésus uniquement comme un personnage important du Coran. Par la suite un évènement a bouleversé ma conception des choses. Durant une période, Mild a subit d’importantes douleurs au genou l’empêchant de marcher. Un jour sa mère m’a invité à les rejoindre dans un moment de prière. Je l’ai fais mais sans grande conviction. Elle s’est alors mise à prier avec beaucoup d’intensité pour le rétablissement de Mild. Durant ce moment de prière elle s’adressait à Jésus et c’est alors qu’elle demanda à Mild de se lever alors qu’il ne pouvait pas marché. A ma grande surprise, Mild se leva. Il n’eut plus de douleur à son genou par la suite. Cet évènement qui peut sembler surnaturel m’a beaucoup troublé et m’a poussé dans une phase de réflexion. C’est là que ma conversion a réellement débutée.

Tu racontes ce moment comme le point de départ de ta conversion, par conséquent comment s’est déroulée la suite des évènements et quelles raisons concrètes t’ont véritablement poussé à passer d’une religion à l’autre ?

J’étais dans une véritable recherche de Dieu et j’avais ce profond désir de savoir qui il est. Mild m’a alors invité à l’église. Il l’avait déjà fait plusieurs fois auparavant et j’avais refusé, mais après son rétablissement, j’ai décidé d’y aller. J’y ai vécu des moments forts en y entendant parler d’un Dieu paternel et rempli d’amour. C’est quelque chose dont j’avais énormément besoin car ma vie a été marquée par l’absence de mon père. Lé véritable déclic s’est produit par la suite quand j’ai réalisé que j’avais besoin de parler à Dieu de moi-même pour qu’il se révèle à moi personnellement. J’ai pris conscience que je n’avais pas besoin de religion mais d’une relation intime et profonde avec un Dieu qui me connaît et c’est ce qui m’a poussé à me tourner vers Jésus. Je n’estime pas être passé d’une religion à une autre, mais je suis entré dans une relation avec Jésus dans lequel j’ai trouvé une paix profonde et ce père dont j’avais besoin. Pendant longtemps l’Islam m’a apporté une éducation, cela m’a permis de m’identifier à une religion et d’entendre parler de l’existence de Dieu. Je dirais que l’Islam m’a dit qu’un Dieu existe mais que Jésus m’a montré qui est Dieu.

Suite à ta conversion, comment ta famille et tes amis ont-ils réagit ?

A vrai dire je n’ai pas fais d’annonce officiel. Ma famille s’en est rendue compte progressivement elle-même par le fait que je parlais de plus en plus de Jésus. Je me souviens aussi de cette anecdote lors d’un repas de famille durant la préparation de mon mariage avec Mild. Ma grand-mère qui est française a conservé ses traditions culinaires. Un jour elle a servi du bœuf bourguignon que j’avais l’habitude de refuser car avant je mangeais halal. Ce jour-là, j’ai accepté, ce qui a permis à la majorité de comprendre mon changement (rires). Ma famille est très ouverte et tolérante. Elle ne m’impose rien. Cependant je vois aussi que les avis sont partagés et que je suis parfois incomprise et un peu marginalisée.

Comment gères-tu les avis et les regards de ton entourage sur toi ?

Je le gère comme un défi avec pour but de toujours donner la meilleure image : refléter la paix et l’amour. C’est très difficile par moment, j’ai notamment une cousine qui a coupé les ponts avec moi et qui refuse de me parler suite à ma conversion. J’entretien néanmoins des rapports pacifiques avec mon entourage. Au travers de cette expérience j’apprends à rester humble, à ne pas juger et garder une main de réconciliation tendue.

Dans la manière de pratiquer de la foi, qu’est-ce qui a évolué lors de ton passage de l’Islam au christianisme ?

La pratique de la foi s’oriente beaucoup autour de la pratique de rituels et traditions dans l’islam. Je m’appliquais à respecter les rituels surtout au niveau des récitations coraniques et des prières. Suite à ma conversion, je prie avec mes propres mots en exprimant à Jésus les besoins que j’ai sur le cœur lors de mes moments de prière. C’est ce qui me place dans la dimension de relation.

Cette relation avec Jésus dont tu parles, comment parvient-elle à te transformer en tant que personne ?

C’est l’enseignement qui fait toute la différence. Au travers de la lecture de la Bible, j’apprends à connaître d’avantage Jésus, et surtout son caractère. J’en apprends aussi énormément sur la vie et le quotidien. Ensuite avec la simplicité et la sincérité de la prière, j’ai ce sentiment de paix et de décharge face aux différents aléas de la vie.

Suite à ta conversion et suite à ces évènements, qu’est-ce qui a concrètement changé dans ta vie quotidienne ?

J’ai radicalement changé dans la confiance que j’ai en moi-même et j’ai beaucoup gagné en maturité. Beaucoup de choses ont aussi changé dans ma relation avec Mild. Il m’arrivait souvent de me montrer agressive et j’avais parfois du mal à dialoguer et à m’ouvrir. Je m’étais forgée une véritable carapace, mais ma mentalité à complétement été renouvelé. Aujourd’hui, je suis moi-même surprise de voir comment le dialogue et la communication sont au centre de notre relation. Ma vision du couple a été transformée et le mariage a confirmé tout ça. J’ai le sentiment de devenir une femme accomplie et de progresser vers le meilleure.

David Mabiala

Hérika, journaliste et animatrice auprès des jeunes de banlieue

Hérika, journaliste et chargé de projet à l’Office Municipal de la jeunesse de Tremblay-en-France, nous présente son parcours et sa détermination à devenir journaliste.

Quel est votre parcours?

J’ai d’abord fréquenté l’université catholique de l’Afrique de l’Ouest et l’Unité Universitaire d’Abidjan où j’ai fait ma licence de communication. Je suis encore allée faire une licence Information et Communication à l’université de la Sorbonne-Nouvelle. C’est une suite logique de mon parcours que j’avais déjà suivie en Côte d’Ivoire. Et après j’ai voulu entrer dans une école de journalisme. C’est là qu’on m’a parlé de l’ISFP. Après j’ai réussi le concours d’entrée. J’ai appris tout ce qui été lié au métier de journaliste: l’écriture journalistique à travers la presse écrite, presse web, télévision, radio. On a eu des cours de caméra. On partait sur le terrain pour des reportages. On se mettait dans une vraie situation de rédaction avec des journalistes, des rédacteurs et maquettistes.

Lire la suite

Nouvelle vie à Paris : témoignage d’une étudiante marocaine

Oumaima, 20 ans et étudiante étrangère à Paris, elle arrive tout droit d’Agadir du Maroc pour poursuivre des études en droit international dans la très prestigieuse faculté de droit de Panthéon Assas. N’ayant jamais quitté le cocon familial auparavant, elle nous raconte son expérience d’un an et demi loin de sa famille et de son pays, son quotidien parisien entre études, travail à temps partiel et vie étudiante ainsi que les difficultés mais aussi les joies liées à cela. Lire la suite