Listen ! De la musique mais pas que…

Le jeudi 17 mars dernier a eu lieu la soirée de lancement de la jeune start-up listen!
Après deux années de travail et de collaboration, l’équipe listen! a donné rendez-vous à près de 500 personnes à la Maison de l’architecture.

Le nouvel arrivant dans l’écosystème musico-digital

La volonté des deux fondateurs, Stella Rebouh, graphiste et Gontran Mabetomoka, professeur de mathématique, est clairement de révolutionner l’expérience musicale. « Cette Start-up est un long parcours à la recherche de nos convictions personnelles », nous rapporte Gontran. « Listen! est avant tout un projet qui est né à travers des rencontres et des échanges. Le cœur du projet et de la réflexion c’est la musique ».

Listen! a vu le jour dans le but de combler un manque dans l’univers musico-digital. En effet, les informations sont nombreuses mais peu sont distribuées de manière intelligente selon les deux jeunes entrepreneurs. Il y a un trop plein d’information, la culture du zapping est omniprésente. Aujourd’hui, le besoin de synthèse et la réduction du temps de recherche est importante pour eux. La volonté première de listen! est de placer l’utilisateur au centre de la démarche.

«  Le silence est aussi une partie intégrante de notre concept et notre projet », rajoute Stella. Il est possible de le remarquer en regardant le logo de la start-up qui est représenté pour un soupir en écriture musicale.

12472368_863178730476473_4911824447439103461_n T-shirt au logo listen! ©Victor Roblin

Autours de cette philosophie listen! toute une interrogation sur l’écosystème de la musique existe, et ce dans sa globalité. L’intérêt pour le grand public, les artistes, mais aussi les médias et les industries musicales est très fort. L’un des buts de listen! est de pouvoir faire le lien entre les quatre acteurs et contributeurs de la musique et ce qui l’entour.

La collaboration avec les médias et artistes indépendants est également très important pour la jeune start-up. Faire des découvertes multiples tout en gardant en vue le principe d’équité, voilà une autre chose pour lequel les fondateurs veulent se battre.

Pour résumer simplement, listen! est une bibliothèque de profils et de contenus musicaux. C’est une plateforme digitale permettant à ses utilisateurs de faire leur expérience de la musique de manière plus fluide, plus exhaustive et surtout plus intuitive. Cette nouvelle plateforme intelligente et ergonomique a pour idée de décloisonner les rapports entre le grand public et les professionnels de la musique.

Que ce soit vidéos, audios, articles, images, les contenus seront diverses et c’est cela la grande nouveauté. Le but de la plateforme listen! est de rassembler l’ensemble des contenus en fonction de l’utilisation que chacun veut en faire.

Tout comme I-Tunes, il sera possible de créer sa propre bibliothèque musicale, tout comme Spotify il sera possible d’écouter et de découvrir un large choix de musique qui nous correspond, tout comme Twitter ou Facebook il sera possible de suivre ses amis et autres personnes (artistes, médias, labels), tout comme Instagram il sera possible de découvrir des photos des artistes etc.

C’est en cela que listen! est une innovation dans le monde de l’écosystème musical. De nombreux contenus sur une même plateforme.

Une soirée bien remplie

Au cours de cette soirée de lancement tout était réuni pour passer un bon moment: des concerts, présentations, rencontres, discussions. Il a été possible de faire la découverte des représentants et de l’équipe listen!.

1917523_863178307143182_6699199434104145172_nL’équipe listen! ©Victor Roblin

Après un discours de bienvenue, une présentation de la soirée et de l’équipe, le premier groupe, Soldièse, a fait son entrée. Deux autres groupes ont suivi, Kutson puis Purple Iceberg. Chacun avec son style, son énergie mais toujours beaucoup de talent, à l’image de listen! nous a même avancé un des invités.

Entre chaque passage musical, du temps était réservé pour discuter et rencontrer les membres de l’équipe listen!.

Les groupes Purple Iceberg et Soldièse. ©Victor Roblin

Le rendez-vous est pris dans plusieurs semaines pour avoir accès à la version finale de la plateforme en ligne. Listen! ne s’arrête pas là, de nombreux événements ont lieu, et ce toujours en suivant les mêmes enjeux et valeurs. On retrouve les listen! & talk! qui sont des débats en petits comités autours de la musique et son écosystème chaque premier mercredi de chaque mois. Puis une série de concerts vont bientôt arriver, mais des précisions sont encore à venir de ce côté.

Histoire à suivre donc…

En attendant il est possible de retrouver listen! sur les réseaux sociaux.

Facebook: www.facebook.com/Listen

Twitter: twitter.com/ListenContact

Instagram: www.instagram.com/listenetwork/

Camille Cuvier

Nombre de mots: 676

Publication: A nous Paris, Les Echos Start, L’ADN, Influencia

Publicités

Last Train, ou comment avoir un train d’avance sur la musique rock aujourd’hui

Aucun album à leur actif, ni même de prévu prochainement, et pourtant, tous les festivals se les arrachent. Cela va faire près de deux ans qu’ils enchaînent les concerts sans chômer, aussi bien en France qu’à l’international. Récemment en première partie de Johnny Hallyday à l’AccorHotels Arena, ils ouvriront également pour Muse cet été aux Arènes de Nîmes.Mais comment en sont-ils arrivés là ? Ça, c’est la grande question, d’autant plus qu’ils ne sont même pas parisiens.

Jean-Noël, Antoine, Julien et Tim n’étaient alors que des collégiens lorsqu’ils ont décidé de fonder ensemble le groupe Last Train, en 2005. S’ils ne se souviennent plus vraiment d’où leur est venue l’idée de ce nom singulier, ils ont cependant créé le groupe pour « kiffer » et « se faire plaisir » comme ils le disent eux-mêmes.

A cette époque, ils puisaient d’ailleurs leur inspiration dans un peu tout ce qu’ils écoutaient et produisaient alors une sorte de véritable brainstorming musical, sans réelle direction mais pourvu du peps nécessaire et de la fougue de leur jeunesse. En 2013, ils remportent ainsi le concours « Tremplin SFR Jeunes Talents » et jouent au festival « Le Printemps de Bourges » qui les propulse au devant de la scène française. En 2014, ils enchaînent alors une tournée de concerts dans toute la France et se décident à sortir un EP 5 titres aussi détonnant qu’impressionnant, intitulé « The Holy Family ».

12496348_1038969606124238_2165567175841407478_o

Prenant peu à peu leur marque dans le monde pourtant difficile de la musique, les Last Train décident de s’émanciper totalement et montent leur propre label, « Cold Fame Records », qu’ils inaugurent en janvier 2015. Ce sont eux qui s’occupent de tout: la promo, les clips, la production, jusqu’à l’organisation de leurs tournées dans les moindres détails.

Comme le dit Tim, le bassiste, ils ont voulu faire leurs preuves et montrer ce qu’ils savaient faire: « Au début, lorsque nous n’étions pas encore très reconnus, on faisait déjà tout ça, et on s’est rendu compte que ça nous plaisait plutôt bien, alors on a créé le label pour être au centre de toutes les décisions mais aussi pour pouvoir s’occuper d’autres groupes ». Comme le rajoute Jean-Noël, le chanteur, « ce choix a vraiment été longuement réfléchi, ce n’était pas une décision à prendre à la légère car ça nous donne vraiment beaucoup de travail mais au moins on est complètement indépendant et libre de faire ce dont on a réellement envie. » Un choix plutôt judicieux donc, car ça marche plutôt bien pour eux !

À tout juste la vingtaine, le quatuor tient donc les rênes d’un groupe très prometteur. Ambitieux sans être prétentieux, un brin timide même, ils redonnent un véritable coup de fouet aux jeunes groupes de la scène française actuelle.

Comme beaucoup d’autres musiciens français, ils ont d’ailleurs fait le choix de mettre la langue de Molière au placard et de chanter exclusivement en anglais, qui « sonne vraiment mieux » selon eux. Comme le dit Antoine, le batteur, « les paroles c’est plutôt secondaire en fait, parce qu’on compose toujours l’instrumental avant et ensuite on écrit la chanson ».

12645191_945461138863697_5399186299206038565_n

Cependant, ils ont trouvé le moyen de se démarquer des autres groupes, grâce au grain de voix « rugeux », mais pourtant des plus agréables, de Jean-Noël, qui fait tout le charme et l’unicité de leurs mélodies.

Dans la lignée de Black Rebel Motorcycle Club ou encore Band Of Skulls, parfois même aussi envoûtant que les Doors, Last Train sait comment faire vibrer son public dans un dynamisme fulgurant et un son brut qui tendait pourtant à disparaître. Leur secret, c’est la scène. Le live. C’est l’ambiance brûlante, l’émotion partagée avec le public, l’adrénaline procurée par la foule en délire. Sur les planches, rien à dire, ils savent ce qu’ils veulent !

Après une Maroquinerie à guichet fermé le 10 Mars dernier, ils joueront ce lundi 4 Avril au Festival Chorus à La Défense. Après un été sur les routes pour leur tournée internationale « The Holy Family », que vous pouvez retrouver ici, ils termineront l’année en beauté avec trois dates parisiennes. C’est donc le moment d’aller les voir, avant qu’ils ne remplissent des salles comme l’AccorHotels Arena à eux-seuls. Ces gars-là ne sont décidément pas près de s’arrêter ! Et c’est tant mieux.

Courtois Melody

697 mots

Crédit photos article: Yann Orhan  &  crédit photo image à la une: Bobby Allin
Source: Tim Gerard, Jean-Noël Scherrer, Antoine Bashung, Julien Peultier (Last Train)

Site Internet

Page Facebook

Publications envisagées: Les Inrockuptibles, Rock & Folk

Le Collectif Première fait sauter L’Inexplosible

Projet artistique ambitieux ?

Enthousiaste. C’est bel et bien l’état d’esprit des quatre membres du collectif, tous âgés de 19 à 25 ans. Ce collectif « Première » est la synthèse d’une réflexion menée par un groupe d’amis autour de la musique électronique : « Nous souhaitions partager nos créations avec le public adapte de ce genre musical tout en rassemblant les artistes inconnus ou méconnus de la scène orléanaise ».

Ces ambassadeurs locaux de la musique électronique n’ont d’ailleurs pas manqué de rappeler en préambule de cette manifestation que la communauté naissante est fondée sur des valeurs d’entente et de respect. Au cours de ce rassemblement mi- diurne mi- nocturne, les spectateurs ont pu assister à un DJ set au cours duquel ils ont pu apprécier les performances des Orléanais HugePumper et Petrouchka. Une exposition sur les genres musicaux et l’historique du collectif nouvellement créé complétait la programmation musicale.

Et les organisateurs ne s’y sont pas trompés. Le public a répondu présent malgré le choix de l’horaire peu banale pour ce type d’événement : « Si nous avons décidé d’organiser notre événement l’après-midi, c’est avant tout pour faire découvrir ce genre musical au public le plus large, et de proposer quelque chose de différent de ce qui se fait habituellement sur Orléans. Notre collectif souhaite avant tout faire de l’action culturelle et changer l’image de la ville », avance l’un des fondateurs.

Projet citoyen en trompe-l’œil ?

Si l’objectif est de proposer une musique de qualité et de « rassembler une scène déjà présente mais trop éparse », la motivation sous-jacente est d’influencer le regard de la population sur la ville.

Transformer une ville considérée comme endormie par la jeunesse semble être un enjeu important pour ce collectif. « Nous voulons nous réapproprier notre espace » précise l’un des organisateurs.

Cette démarche n’est pas unique sur l’agglomération. En effet, de nombreuses associations telles que « Le d’Arc », « Orléans Soirée Privée » ou encore « Sois Orléans ! » ont d’ores et déjà entamé une bataille auprès des élus pour qu’un vent de fraîcheur souffle sur Orléans et ses lieux socio-culturels. Message reçu par les états-majors municipaux. En témoigne la présence de nombreux élus lors de cet événement.

À l’instar du DJ Cast, opération « casting » conduite de concert entre la Mairie d’Orléans et l’association Orléans Soirée Privée depuis trois ans en amont du Set Électro, l’événementiel municipal a pris un virage déterminant. Mais les leaders associatifs précédemment cités voient plus loin avec la création de nouveaux espaces dédiés à la culture. « Nous serons les porte-paroles de ceux qui veulent que les choses changent ».

Pour ceux qui auraient manqué cet événement, de nombreux lives sont disponibles sur le site du collectif Première : collectif-premiere.fr.

Rémi SILLY pour Les Inrockuptibles

Photo : Rémi SILLY

 

Art’press Yourself : Le premier festival afro-urbain

 

12270272_1495207854115685_2115508283_n

Kdyboocrea

 

APY, le premier festival mélangeant cultures africaines et urbaines a eu lieu samedi 7 novembre au Pan Piper (11e). De 16h à minuit, divers artistes étaient réunis sous le thème « OldSchool Vibes ». Dessinateurs, créateurs de mode et de bijoux, défilés, sons afro-hiphop, atelier maquillage, shooting photo, et bien d’autres étaient au rendez-vous. L‘objectif? Pousser sur le devant de la scène les nouveaux artistes de la culture « afro-street » et ainsi montrer que cette dernière se démocratise de plus en plus.

 

Les temps forts de la soirée

Dès l’entrée vous êtes plongés dans une atmosphère sonore et animée. Pendant que l‘équipe d’accueil vous remet votre bracelet, une file s’est déjà constituée pour les ateliers maquillage et shooting photo.

A l’étage, la salle d’expo-vente où chaque exposant tient un stand. On retrouve des artistes comme Fred Ebami (Londres), des créateurs mode et accessoires style « street » et wax, Big Smile Bazaar avec une sélection de vyniles funk, hip-hop et afro, un stand de vente de tissages,….

Tout le monde se parle, tout le monde se tutoie, de la wax partout, en tee-shirt, en pantalon, sur les cheveux, sur les sacs…. Le style est au rendez-vous, venu de tous les pays!

20h, tout le monde est invité à descendre dans la salle de spectacle où le DJ Babaflex est déjà en train de mixer. Les têtes commencent à bouger, puis les corps. Certains se mettent même à danser au milieu de la foule. Enfin, le Speaker de la soirée entre sur scène et annonce le défilé des créations de United Fingers, BeWax, Afrikanista, ou encore Ladyhood, portées par les danseuses du crew hip-hop Paradoxsal. Puis au tour des enfants de défiler pour une marque de vêtements africains Danoise.

Et encore d’autres surprises; interviews d’artistes, pauses musique, happening. Un repas africain est même offert…

 

12312010_1495207874115683_373934656_n

DJ Babaflex

 

 

L’héritage oldschool

En effet, le festival s’est déroulé autour de trois grandes figures afro et hip-hop: Don Cornelius et sa célèbre émission Soul Train, Spike Lee (Do the right thing) et MJ. L’occasion de faire un zoom sur l‘héritage de la culture afro-urbaine chez les artistes d’aujourd’hui.

J’ai interrogé Laetitia NGoto, l’organisatrice d’Art’Press Yourself, et Kdyboocrea, illustratrice, pour avoir leurs points de vue sur le sujet…

Laetitia NGoto

Pour Laetitia, le but du festival était de « montrer qu‘à chaque fois que la culture afro et la culture urbaine se sont rencontrées, de nouvelles tendances ont été lancé […]. La culture afro-urbaine n’a cessé d’inspirer le milieu artistique voire le monde entier ». Il s’agissait aussi de rendre hommage à ceux qui ont inspiré les nouvelles générations.

C’est pour cela qu’elle a choisi le thème des années oldschool. « Aujourd’hui, même les jeunes de 20 ans (ou moins) écoutent Kayne West, Florida…dont les mélodies sont des reprises d’Otis Redding ou encore Etta James. Certains garçons portent des coupes afros (comme dans le film culte HOUSE PARTY) ou encore de longues tresses (comme Janet Jackson dans le film Poetic Justice) ». Le choix des artistes s’est donc fait en fonction de ce fil conducteur: réunir des créateurs dont le travail alliait cultures afro, urbaine, mais aussi oldschool.

Autres influenceurs ? « Mickael Jordan, Prince de Bel Air, Jamel Shabaaz, James Brown »

 

Kdyboocrea, 25ans, Paris

 

12308862_1495207860782351_120003333_n

Illustrations Kdyboocrea

 

Inspirée par les mangas, les jeux vidéos mais aussi l’actualité et l’univers hip-hop, elle aime travailler sur des sujets comme Chris Brown, Rihanna, Marilyne Monroe, Barack Obama, ou des personnages de mangas. Elle essaye de réunir plusieurs univers en utilisant des dessins et photos de personnages connus, parfois Oldschool, et en les retravaillant dans un style futuriste/digital grâce aux logiciels informatiques. « Je remets au goût du jour des choses passées […] mais j’apporte autre chose. C’est comme la mode, ça revient toujours. J’ai crée par exemple celui sur le Prince de Bel Air pour le festival. »

 

En Bref

Plus de 500 personnes présentes et plus de 75 à travailler sur le festival. De l’ambiance, du bon son, des beaux styles et des belles couleurs. Mais ne vous inquiétez pas, une session de rattrapage est prévue l’année prochaine pour ceux qui n’ont pas pu venir…

 

Lisa Rubinel (@_Rblrbl)

pour Nofi.fr

Crédits photo: Lisa Rubinel

(655 mots)

 

SEAN VEUT ENFIN DEVENIR « BIG »

PARIS – 5 FEVRIER : « Avec ce disque, Je veux être le meilleur et je me donne à 110% pour cela ». Avec une telle phrase, lors d’une interview donnée à la Soho House de Los Angeles, nous comprenons mieux l’importance que revêt le troisième album du rappeur de Detroit Big Sean intitulé « Dark Sky Paradise » et commercialisé le 24 Février à travers le monde.

Cover de l'album

Couverture de l’Album

Dream Team de Guests pour une ambition affirmée

Le moins que l’on puisse dire c’est que ce nouveau disque place la barre très haut. Seront présents Kanye West, son mentor déclarant que Big Sean serait « sur le chemin divin », mais aussi Lil Wayne, Drake, ou encore Chris Brown. Casting cinq étoiles pour un artiste voulant marquer les esprits après son deuxième opus « Hall Of Fame », échec commercial  en  2013.

Comme il le dit lui même dans beaucoup de ses titres, « Tout ce que je fais est compris dans mon nom ». L’artiste n’aura pas le droit à l’erreur. Son album est l’un des plus attendus de l’année. Il a même été présenté à «L’House Of Blues» lors de la soirée «Pre Grammy Awards» à Los Angeles le 7 Février.

EVERYTHING THAT I DO IS MY FIRST NAME

Jerôme Bonnetin, programmateur à la radio hip-hop électro Mouv’ analyse avec optimisme ce projet musical : « Big Sean réunit toutes les bonnes recettes qui font les succès commerciaux du hip hop actuel : titres sombres, d’autres sucrés aux accents pop ou des productions plus édulcorées. Les textes sont dans les pures thématiques hip hop » . Pour lui, le succès commercial résonne comme une évidence : « les 12 titres ont été agencés pour toucher le plus large public possible ».

Big Sean (deuxième à partir de la gauche) en compagnie de 2 Chainz, Kanye West & Travi$ Scott lors de la soirée de présentation de l'album le 7 Février à Los Angeles.

Big Sean (deuxième à partir de la gauche) en compagnie de 2 Chainz, Kanye West & Travi$ Scott lors de la soirée de présentation de l’album le 7 Février à Los Angeles.

Des débuts mitigés

En attendant, son premier single « IDFWU » est déjà certifié Platinium au Billboard (Un million de ventes aux USA). Cependant, comme nous le dit notre spécialiste, le succès des singles n’est pas le même en France : « Ce 1er single n’a pas flirté avec le haut des charts en dehors des radios locales spécialisées depuis sa première diffusion en septembre 2014 ». Big Sean confirme ses difficultés à s’exporter hors des États Unis, contrairement aux autres artistes de sa génération comme Kendrick Lamar ou Drake.

Le programmateur ajoute : « Blessings  le second single,  démarre très doucement dans les médias avec un nombre de vues très faible sur internet malgré la notoriété de l’artiste.» Big Sean, comme souvent, alterne succès et déceptions.

L’ALBUM S’ÉCOUTE FACILEMENT, MAIS PEUT S’OUBLIER DE LA MÊME MANIÈRE – J.Bonnetin

Un album décisif pour la suite de sa carrière

Big sean decisif

Celui qui était il y a encore cinq ans employé au Mcdonalds de Detroit entend revenir par la grande porte. Malgré quelques duos de qualité ces dernières années le rappeur n’a pas confirmé les espoirs placés en lui après un premier album réussi en 2011. La confirmation n’est pas encore arrivée,  son deuxième album n’ayant vendu que 10 000 unités en France et à peine 100 000 aux USA. Et à bientôt 27 ans, le temps presse. Album du tournant donc. Sean veut faire parler de lui en tant qu’artiste, et non pour sa romance avec la chanteuse Ariana Grande présente sur le titre « Research ».

Après une année 2014 au repos, Sean s’est remis au travail pour produire cet album ambitieux qui lui donnera peut être une dimension mondiale. Comme il le dit dans sa chanson : «Je me moque des vacances, je me sens mieux dans le travail»

2015 sera décisif pour BS qui veut s’imposer parmi les meilleurs et quitter son image d’éternel «espoir ». La présence à la production de Kanye mais aussi des beatmakers tendance du moment comme DJ Dahi ou encore Mike Will Made It apportent une autre dimension à ce travail. Autant dire qu’un nouvel échec l’éloignerait des sommets.

Espérons que notre réaction à l’écoute de cet album soit le fameux « OH GOD », gimmick prononcé par l’artiste dans chacune de ses chansons. Voici un extrait.

Sean, enfin BIG?

Réponse le 3 Mars, date des premiers chiffres de vente.

WALID KACHOUR

_______________________________________________________________

Crédits images : Facebook, Instagram Officiel.

Publications envisagées : Les Inrocks, Le Parisien, GQ Magazine

MOTS : 580-600

Un bœuf musical de 2500 musiciens.

Le grand hall du centre CentQuatre résonne du bruit de différents instruments : guitares, trompettes, violons, flutes traversières et autres instruments à vent ou à cordes se répondent et forment un grand brouhaha musical. En tout, c’est plus de 100 instruments qui sont représentés, selon les organisateurs. Une grande scène surplombe la foule de musiciens qui se fait de plus en plus dense au fur et à mesure que l’heure avance. C’est à 16h qu’Ibrahim Maalouf arrive sur l’estrade et que le silence ce fait enfin : l’heure de l’improvisation est arrivée.

Badge de l'événement

Badge de l’événemen

L’ « Impro Musicale Géante » est un événement crée par Ibrahim Maalouf, un trompettiste professionnel, connu entre autre pour son dernier album avec le rappeur Oxmo Puccino. Son but était de rassembler des gens autour de la musique pour le simple plaisir de jouer tous ensemble. C’est la première édition d’un rassemblement qui n’a pas manqué de réunir un grand nombre de personnes, venant de différents horizons. Amandine Doubre, 20 ans et étudiante en licence professionnelle des métiers de l’édition explique comment elle s’est retrouvée au CentQuatre : « c’est une amie qui m’a parlé de cet événement. Elle aime bien Ibrahim Maalouf comme moi ! Je ne suis pas musicienne mais je vais claquer des mains et des pieds ! ». A côté d’elle, un groupe d’une dizaine de jeunes attendent avec impatience que l’improvisation commence. « C’est notre prof de musique qui nous a parlé de cet événement, nous on vient d’Alsace, raconte Mathias, 17 ans, joueur de saxophone. On est là en groupe, un petit groupe de saxophonistes avec notre prof, ça va être sympa ! ».

Pendant deux heures, c’est un cours d’improvisation, donné par Ibrahim Maalouf auquel ont pu assister les quelques 2500 musiciens présents. L’organisateur principal, aidé par des invités surprise, s’est appliqué à donner les principes de base d’une bonne session d’improvisation. La chanteuse lyrique Marianne James, l’auteur-interprète Grand Corps Malade, le groupe Zalindé (un groupe de femmes jouant des percussions), l’actrice et dessinatrice Charlotte LeBon, le chroniqueur Mouloud Achour, le chanteur Mathieu Chedid (mieux connu sous le nom de –M-), la danseuse professionnelle Hajiba Fami ainsi que des anonymes du public se sont relayés sur scène pour des petites sessions d’improvisation de musique reprises par tous les musiciens présents.

Ibrahim Maalouf sur scène

Ibrahim Maalouf sur scène

Le cours s’est donc divisé en quatre parties, toutes animées par une personnalité différente. Tout a commencé par un échauffement de la voix, suivi par une session portée sur l’importance de prêter attention à ce que jouent les autres autour de soi durant une session d’improvisation. L’introduction de la notion du rythme été illustrée avec Zalindé et la pointe de poésie qu’il faut dans tout morceau de musique (qu’il soit improvisé ou non) a été démontré par Mathieu Chedid et Hajiba Fami.

Environ un quart d’heure avant la fin de l’événement, le moment de la grande improvisation est arrivé. Porté par tous les conseils qu’ils avaient reçu, les musiciens de la foule se sont appliqués à jouer ensemble, en rythme et en essayant de trouver une rythmique qui aurait été commune à tous. Il en a résulté 5 minutes d’« une très très belle et poétique cacophonie », selon Ibrahim Maalouf.

Il était difficile de se rendre compte du résultat final en étant dans la foule des musiciens, entouré des centaines de sons des différents instruments mais l’ambiance  festive, conviviale et joyeuse a fait que cet après-midi restera pour tous les participant un souvenir fort en surprises et émotions, ce que confirme l’étudiante de licence professionnelle des métiers de l’édition, Amandine Doubre, à la fin de l’après-midi : « C’était épuisant et tonifiant à la fois ! Super, de surprises en surprises, je ne savais pas à quoi m’attendre mais je ne m’attendais pas à ça ! ».

V.L

Sources photos : photo à la une de F. P-T, photos dans l’article de V.L – Publication : Les Inrockuptibles (rubrique actualités)

Quand Paris réveille la nuit

Dans une warehouse de 45 000 m2 du 19ème arrondissement de Paris, Plus de 10 000 férus de Techno sont venues se déchaîner  sur une programmation à faire trembler les plus grandes soirées de Berlin. Il est 19h, sous une scénographie éblouissante la soirée débute, et les danseurs déjà en transe  n’ont  pas peur de s’épuiser au rythmes  d’une techno exigeante ; ils en sont sure, ils tiendront jusqu’au petit matin. Retour sur cette soirée qui a bousculé la scène parisienne.

Le festival Weather, créé par l’agence Surprize en 2013, revient cette année avec la première édition du Weather Winter festival. Evénement plus qu’attendu, les 10 000 places ont été vendus 6 semaines avant l’événement et pour les plus chanceux ils ont pu s’en procurer à la dernière minute à 80 € sur le marché noir. Pour les autres, ils ont pu profiter de la grande nouveauté de cette année : la diffusion en live sur la chaîne Arte Concert.

Mis à part une coupure de son pendant 10 min sur le set de Laurent Garnier, et un plafond qui gouttait rappelant la première édition du Weather festival et son mythique plafond douche (soulignant encore le manque de connaissance en terme d’organisation de soirée techno), les feedbacks sont globalement positif. Pour rester dans la nostalgie, Derick May, pionnier de la techno de Detroit closait à nouveau le festival jusqu’à 9h sous les applaudissements et un public déchainé avec le même track qui avait fait sensation sur les réseaux sociaux «  Never grow Old ».

« Une programmation qui manquait de prise de risque »

 La nouveauté de cette année c’était Laurent Garnier, Dj français qui a fait un set remarquable. Tout le monde s’est abandonné,  comme une sorte de soutien, un hommage même, l’artiste à reçu un accueil digne des plus grand. Mais avec 70 % des artistes déjà bookés aux Weather précédentes, Nicolas Tabary, jeune parisien de 24 ans amateur de musique électronique et bénévole pour l’événement trouvait que «  la programmation manquait de prise de risque, on rentre dans la rentabilité, c’était un peu commercial et attendu ».

Weather winter 2Et la population dans tout ça ?

 Elle s’est rajeunit et s’est diversifiée et cela en partie à cause de l’effervescence autour du festival de juin 2014 qui a fait un buzz sur les réseaux sociaux. Le Weather festival c’était l’endroit ou il fallait être et être vu (bataille de selfie dans les coins), ce qui a fait fuir les initiés et ce qui tend à rendre la techno un produit de plus en plus mainstream. Assez ironique après la lutte pour faire entrer la techno dans la capitale 10 ans plus tôt car jugé trop « agressive ». Mais le festival a attiré bon nombre d’étranger et on peut dire que cela participe au rayonnement culturel de la capitale.

Cet engagement dans le mouvement électro à incité de plus en plus de personnes à devenir DJ. C’est le cas de Qant, un jeune artiste de 25 ans  qui se démarque de ces jeunes dj hipster à l’image ultra travaillée qui ont suivies la mouvance. Qant, C’est l’élégance à la française, grand brun longiligne et discret aux yeux bleu perçant, il est parti tenter sa chance à Berlin avec une réelle envie d’apprendre. « Berlin c’est la meilleure des écoles » confie t-il, mais il exprime aussi la difficulté de se faire un nom, «  A Paris, il y a encore très peu de DJ, on se souvent facilement de notre nom si on est bon. A Berlin, il y a tellement d’artistes, il faut se différencier pour acquérir une crédibilité ». Oui Berlin reste indétrônable mais la capitale underground continue de nous en former de très bon !

Paris est la, continue d’apprendre et de se développer dans la lignée de Berlin ou Londres. Faut-il encore améliorer les conditions et les détails techniques qu’impose une soirée techno, mais le réseau de transport s’étant fortement développé ( heetch, Uber, dézonnage de la carte navigo prévu pour septembre 2015 etc.) la possibilité de déplacer davantage les festivals en périphérie est prometteuse et offre enfin l’espoir à Paris de faire du bruit outre manche.

Pour un aperçu de ce qui vous attends en juin 2015, jetez à l’œil à celui de l’an passé

Romi FLORES

Source image : Jacob KHRIST, photographe officiel du Festival / Publication envisagée : A nous Paris, Timeout, Resident Advisor