Sur la trace des vendeurs à la sauvette

Le nombre de procès-verbaux dressés contre des vendeurs à la sauvette dans les rues de Paris est passé de 8 449 à 15 259 cette année. Situé dans le 18ème arrondissement, le quartier de Barbès incarne un parfait exemple de la situation puisqu’il regorge de marchands illégaux.

Il est 16h30, en plein après-midi, à la sortie du métro Barbès, Balwant est en place. Il adopte une position stratégique, accompagné de son matériel. Installé, il est prêt à démarcher des clients. Voilà le quotidien de ce marchand de marrons, qui exerce dans l’illégalité. Cependant, il n’est pas seul. A Barbès, la concurrence se fait rude entre vendeurs, qui développent un véritable marché noir de produits en tout genre.

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Des vendeurs illégaux
On peut constater le développement de plusieurs types de marchés illégaux : du simple drap au trafic de drogue. Les vendeurs illégaux sont omniprésents et occupent les trottoirs. Un jeu du chat et de la souris se met alors en place, impliquant la police. En effet, le nombres d’activités s’établissant sans autorisation ne cesse d’augmenter. Des vrais réseaux s’organisent, développant ainsi leur propre code de communication.

Cependant, ces activités ne sont pas sans risque, puisqu’un vendeur exerçant dans l’illégalité peut encourir jusqu’à 6 mois d’emprisonnement et 3750 euros d’amende.

La vigilance policière
Dès lors, dans le quartier de Barbès, une zone de sécurité est mise en place. Très fréquemment, des rondes sont organisées, que ce soit à vélo, en voiture ou encore à pied. La police intervient en masse, procédant à des fouilles. Le démantèlement des réseaux devient une priorité pour les autorités. A la sortie du métro, au niveau de la célèbre brasserie Barbès, on peut observer le va-et-vient incessant de la police. Ils n’hésitent pas à interroger et fouiller les suspects. Le préfet de police Paris multiplie d’ailleurs les actions afin de maitriser l’espace public.

La foule au milieu des trafics
Les touristes et les passants se retrouvent alors au milieu de toute cette agitation. En effet, attaques entre policiers et les vols à l’arraché sont fréquents. Un agent de police a d’ailleurs été poignardé l’année dernière. A Barbès, c’est donc l’insécurité qui règne. Si certains habitants s’accommodent de la situation, à l’image d’un quartier populaire, les plaintes à la mairie du 18ème arrondissement ne cessent d’accroître.

L’impact sur la vie du quartier
Les ventes illicites qui prennent place dans le quartier Barbès ont un réel impact sur la vie du quartier. Certains lieux culturels sont même délaissés, comme le cinéma Le Louxor, qui connaît une véritable baisse de sa fréquentation.

 

Lory FACCHI

 

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