Le cinéma : entre fan et consommateur

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Avec l’accès facile à internet, les jeunes sont de plus en plus tentés de télécharger des films plutôt que d’aller au cinéma. Les jeunes fuient-ils réellement le cinéma ? Existe-t-il une fuite cinématographique ? Des professionnels du cinéma (acteurs et réalisateurs) et une étudiante ont accepté en exclusivité de répondre à cette question pour Sorbonne Nouvelle Presse (SNP).

« On ne va plus au cinéma pour s’échapper, mais pour voir la vraie vie » une citation du célèbre acteur français Vincent Lindon, mais en point de vue contemporain cette citation est à débattre.

Aujourd’hui selon Eurostat, nous sommes 84% à avoir accès à internet en France. Cet accès a engendré un accroissement de téléchargements illégaux. En 2013, 1 jeune sur 2, avoué télécharger illégalement des films. Le manque de moyens en est souvent la raison.
Même le tarif étudiant, pourtant censé être préférentiel, est un véritable investissement. Les coûts s’élèvent parfois à 10 euros la séance au cinéma ; et le prix passe alors à 20 euros si l’on invite une demoiselle … Pour tenter de relancer l’industrie du cinéma et d’attirer les jeunes dans les salles, chaque année a lieu « Le printemps du cinéma ». Pendant 3 jours, une séance ne coûte que 4 euros.

Garder ce tarif de 4 euros la séance tous les jours semble apparemment utopique. « Avec seulement 4 euros, on n’aurait pas assez de budget. On ne pourrait pas faire de grands films » affirme le réalisateur Radu Mihaileanu pour Sorbonne Nouvelle Presse.
L’actrice Michèle Laroque elle aussi à notre micro, elle est, plus compréhensive. Lorsque nous l’interrogeons à ce sujet, elle rétorque que « Ce serait merveilleux de garder ce tarif pour tous les jours. J’ai conscience qu’aujourd’hui le cinéma est trop cher pour les jeunes ».

En effet, selon le Centre National du Cinéma (CNC), les 15-24 affirment à 26% en 2014 que le prix de billet d’entrée était un véritable déterminant.
En fait, aller au cinéma est véritable pari. « Le prix est élevé parfois on en ressort déçu » nous annonce Mélissa, une étudiant de 21 ans. La jeune poursuit est avoue qu’elle a par conséquent tendance à se rendre sur internet pour télécharger illégalement mais donne toutefois de l’espoir aux producteurs de films. « C’est vrai que je télécharge beaucoup … mais lorsqu’un film me donne envie et que je sais qu’il va me plaire, je vais le voir au cinéma ; payer ma place est une manière pour moi de remercier le réalisateur », en revanche David Mabiala, un jeune étudiant en Sciences de l’Information et de la Communication à la Sorbonne Nouvelle, a un point de vue et une perspective un peu différents de Mélissa : « J’y vais chaque année au printemps du cinéma pour profiter du bas prix, mais pour les autres jours je préfère MK2 c’est à 4.5 euros, c’est donc à notre portée nous les étudiants ».

L’industrie du cinéma ne semble donc pas réellement souffrir du téléchargent illégal. Et pour cause, une autre étude du CNC a démontré que les jeunes considèrent 73% que le cinéma est le meilleur endroit pour découvrir un nouveau film. Selon Pascal Elbé qui était lui aussi au micro de Sorbonne Nouvelle Presse, l’explication est ici toute simple. « La vraie jubilation et la véritable émotion elle se trouve sur grand écran avec des gosses enceintes. Lorsque nous faisons un film nous pensons en grand ». Il conclut en affirmant que « partager un film à plusieurs, avec des inconnus, dans une salle sombre, c’est quelque chose d’indescriptible ».

Mohammed AWAD

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