L’humanitaire : pourquoi les jeunes s’engagent?

De plus en plus de jeunes se lancent dans l’humanitaire. L’occasion de découvrir une autre culture et d’aider des gens dans le besoin. Emma, 21 ans, partie pour la première fois en 2012 en Roumanie, nous parle de son expérience. Maud, 22 ans, qui part le 15 avril prochain au Népal, nous parle quant à elle de ses attentes.

Emma:

Pourquoi t’es tu lancée dans l’humanitaire ? 

J’avais très envie de partir en humanitaire, pour sortir de mon confort et découvrir d’autres modes de vie. Le problème à l’époque, était que je voulais partir dans une destination lointaine mais les séjours étaient trop coûteux. Cependant, une amie m’a parlée de son voyage avec l’association Frères Roumanie, qui était financièrement plus abordable. J’ai donc sauté sur l’occasion pour me joindre à elle.

Peux-tu nous raconter ton expérience ?

Le séjour se déroulait sur 10 jours, dans une ville nommée Satu Mare. Je faisais partie d’un groupe d’une dizaine de jeunes. Nous habitions dans une maison, avec des jeunes Roumains qui faisaient partie de l’association. Le but de l’association, est d’aider des jeunes locaux défavorisés à s’insérer dans le monde professionnel. Pour ce faire, ils les aident à trouver un logement, à développer leur CV, ils les font travailler sur des projets…En ce qui concerne notre participation à ce projet, une de nos missions était par exemple d’aller jouer avec des enfants des bidonvilles, pour lesquels l’association a développé une école. Comme nous nous trouvions en été, que les jeunes étaient en vacances, nous devions les divertir pour qu’ils gardent l’habitude de venir à l’école. Cela maximisait les chances qu’ils reviennent à la rentrée suivante.

La barrière culturelle n’était pas trop difficile à gérer durant ton voyage?

La seule chose qui m’a bloqué au début était la barrière de la langue. Il est difficile de créer du lien avec un enfant, sans pouvoir réellement discuter avec lui. Cependant au fil du voyage, communiquer est devenu de plus en plus facile, surtout grâce à la gestuelle. Cela m’a permis de pouvoir échanger avec eux.

Cette expérience a-t-elle changé ta perception de la vie?

Je dois dire que oui. Habiter avec les jeunes Roumains de l’association, était une des meilleures parties du voyage, mais c’était éprouvant de voir à quel point certains ont des vies difficiles. Je n’ai que des bons souvenirs de la Roumanie, mais c’est vrai que le séjour a été chargé en émotions. Le dernier soir, les adieux ont d’ailleurs été très difficiles. Je pense qu’un voyage humanitaire permet réellement de mûrir. Tout du moins cela a été mon cas. Cela m’a également confortée dans l’idée, qu’il faut éviter les préjugés et s’ouvrir aux autres.

Est-ce que tu as un conseil à donner à Maud ?

Mon conseil serait de se donner à fond, d’effectuer chaque mission consciencieusement car les populations locales comptent sur notre aide.Je lui suggère aussi de rencontrer des locaux, d’échanger un maximum avec eux, de s’ouvrir. En suivant ces conseils elle passera un bon séjour, et s’insérera pleinement dans cette nouvelle culture.

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Emma 2012 en Roumanie avec des jeunes Roumains.


Maud:

En quoi consiste ta mission au Népal?

J’arrive à Katmandou, la capitale du Népal. De là, je vais rencontrer les autres volontaires qui arrivent en même temps. Durant une semaine, l’organisme Globalong avec lequel nous partons, va nous initier à la culture de base du Népal. Je me rendrais ensuite dans l’orphelinat de Pokhara qui m’a été affecté. Avec les coordinateurs sur place nous définirons des programmes qui nous correspondent. En fonction de notre profil, nous choisirons par exemple de faire faire du sport aux enfants, ou de leur apprendre l’anglais. Le but est de leur apporter quelque chose, pendant les 3 mois du séjour.

Qu’elles sont tes appréhensions et tes attentes et en ce qui concerne ton voyage?

J’ai peur de ne pas réussir à me faire comprendre au niveau de la langue. J’appréhende aussi le choc des cultures, que de voir des gens dans le besoin soit très dure par rapport à notre mode de vie très confortable. Paradoxalement, ce que j’attends, c’est aussi ce choc culturel. J’ai envie de me sortir de mon cocon, de m’ouvrir l’esprit, de grandir. J’espère surtout réussir ma mission et apporter quelque chose aux enfants sur place.


Nous pouvons donc voir que les jeunes partent principalement, pour aider et mûrir. C’est un choix très personnel, qui permet de donner un coup de pouce aux populations locales. Même si les jeunes ont beaucoup d’appréhension avant de partir, le voyage humanitaire pour Emma a été une expérience enrichissante. Emma espère d’ailleurs repartir en humanitaire très bientôt.

 Savannah Vignonde.

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