Un pari fou : la traversée de l’Eurasie à vélo !

Stéphanie et Nicolas ont fait un pari fou : prendre une année sabbatique pour voyager à vélo à travers deux continents. De Bretagne jusqu’aux Philippines, ils nous racontent leur aventure hors du commun.

Quel a été le déclic qui vous a décidé à vous lancer dans cette grande aventure ?

Nous avions déjà fait des voyages en randonnée par exemple mais jamais à vélo, ou juste sur quelques jours, ce fut notre première expérience à ce niveau-là. Nous travaillons tous les deux dans le tourisme d’aventure donc ça n’était pas un monde inconnu pour nous. L’idée du vélo nous est venue assez vite car il permet d’avoir une bonne vitesse et cela nous a semblé être un bon moyen de voyager. Pour démarrer, nous avons voulu commencer par l’Eurovélo 6 car c’est une piste plutôt accessible, c’est relativement plat et bien indiqué et cela nous a semblé plus facile.

Comment avez-vous trouvé les informations sur le sujet ?

Principalement sur internet et les sites officiels comme celui de l’Eurovélo qui est particulièrement bien fait. Nous nous sommes surtout renseignés sur ce premier itinéraire pour bien commencer notre voyage. Pour la suite nous avons fait un peu au feeling car nous ne voulions pas nous mettre trop de contraintes, nous voulions pouvoir avancer au jour le jour, suivant nos envies, alors on a vu directement sur place. Les seules difficultés que l’on a eues étaient pour faire nos visas, nous avons malheureusement dû modifier notre itinéraire car nous n’avons pas pu avoir nos visas pour certains pays d’Asie centrale.

Comment vous êtes-vous organisés et préparés pour ce voyage ?

Nous sommes plutôt sportifs à la base donc nous ne nous sommes pas spécialement préparés physiquement pour ce périple. Nous sommes simplement partis quelques week-ends à vélo avant le grand départ pour tester l’équipement, s’assurer de sa solidité et surtout vérifier que l’on n’était pas trop chargé. C’est important car il y a toujours du matériel auquel on ne pense pas ou d’autres dont on n’a pas l’utilité. Il faut aussi penser aux cartes qui peuvent s’avérer très utiles, notamment pour certaines parties de l’Eurovélo 6 qui ne sont pas très bien indiquées. Mais sinon, cette piste est vraiment à la portée de tous.

Comment s’est déroulé votre voyage ?

Le début a été assez simple, nous avons profité de notre traversé de la France pour rendre visite à des amis, donc ça nous a pris un peu de temps pour arriver en Allemagne mais ensuite nous avions une moyenne d’environ 70 km par jour, à ce rythme nous avons mis à peu près deux mois pour aller jusqu’à Istanbul et pouvoir entrer en Asie. C’est devenu un peu plus compliqué lorsque nous sommes arrivés au Moyen-Orient, en Iran notamment car nous y sommes arrivés au début du mois de juillet. Nous avons décidé de prendre l’avion pour survoler le pays car la chaleur était intenable dans le désert et c’était assez difficile d’y voyager à vélo. Ensuite, nous avons eu quelques soucis avec les visas, notamment pour le Kazakhstan alors nous avons modifié un peu notre itinéraire. Pour finir, nous avons traversé la Chine avant de nous rendre aux Philippines où nous sommes restés plus longtemps pour s’accorder quelques vacances bien méritées !

Comment trouvez-vous les aménagements des pistes de l’Eurovélo 6 ?

Dans l’ensemble, c’est assez bien balisé. Nous sommes souvent sur le bord des fleuves, c’est plutôt agréable et du coup c’est plat. Par contre, le revêtement n’est pas toujours bien aménagé. Quand on arrive dans les derniers pays de l’Eurovélo 6, en Bulgarie par exemple, on se retrouve parfois à rouler à travers des champs (rires), ça peut surprendre un peu mais avec une bonne carte on s’en sort plutôt bien, nous avons quasiment toujours trouvé notre chemin.

Avez-vous croisé beaucoup de monde sur les pistes ?

En France, nous n’avons pas croisé grand monde, mais je pense que c’est parce que nous sommes partis de Quimper en Mars pour arriver en Asie Centrale un peu avant l’été et éviter ainsi les grosses chaleurs. Mais je sais que l’Eurovélo 6 est assez fréquenté l’été. Les pistes Eurovélo commencent à se faire connaître et ça attire de plus en plus de monde.

Comment avez-vous décidé de partager ce voyage ?

Nous avions plusieurs supports, au début nous avons créé un blog avant de partir afin de pouvoir l’alimenter pendant le voyage, principalement pour donner des nouvelles à nos proches. Nous écrivions régulièrement des articles, quand les moyens techniques nous le permettaient. Pour les photos, nous avons privilégié une page Facebook, plus accessible. Et à notre retour, nous avons monté les films de nos trajets pour les mettre en ligne sur YouTube. Je pense que c’est important d’avoir un support où l’on raconte notre voyage jour après jour pour garder un souvenir écrit de l’aventure.

Voudriez-vous repartir en vacances « classiques » ?

Peut-être oui mais après une telle année, nous allons nous rester un peu tranquilles et passer de bons moments en famille avant de repartir à l’aventure un jour, je l’espère !

Manon Marchand

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