La beauté n’est pas toujours ce que l’on pense.

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Samedi 15 octobre. 2016. Il est 19heures. Les arrivées ne décroissent pas au 6 rue Albert de Lapparent dans le 7ème arrondissement de Paris, pour assister au colloque « Autour du Mystère de la beauté »  organisé par Foncabel, une ONG qui promeut la personne humaine. 

 

Trois hôtesses d’accueil semblent barrer la route au passage. Elles feuillettent des listes par ordre alphabétique. Question de corroborer le nom sur l’inscription payante imprimée, présentée  et celui bien marqué  sur la liste.

Passé ce barrage, trois autres personnes proposent de garder sacs et manteaux au vestiaire. Transit après lequel un paradis de petits fours salés attend. Accompagné d’un large choix de boissons gazeuses ou pas.

A 19h45, comme à l’école, des sons de clochettes annoncent la fin de cette forme de récréation aux fours salés. Il est temps de remplir la salle pour le colloque. A l’entrée, il est tout de suite précisé qu’aucun mode de sauvegarde n’est permis. Même pas des photos. On peut prendre notes.

A premières vues, les trente et quadragénaires semblent plus nombreux et donc plus intéressés par ce colloque pourtant payant. 20 euros le tarif normal.5 euros pour les étudiants. Les étudiants au rendez-vous semblent se connaître : assis côte à côte sur les marches d’escaliers  du mini amphithéâtre qui accueille le colloque : ils se passent de petits mots à l’oreille.

Adeline, 18 ans et en prépa d’école d’ingénieur, hôtesse volontaire à l’événement partage son étonnement de l’angle du thème du colloque : Mystère de la beauté. Elle confie s’être attendue à parler des apparats extérieurs. Les maquillages ou l’accoutrement. Que ce soit pour hommes ou femmes cherchant à paraître dans la société. Bref, il n’en est pas du tout le cas.

L’intervention du  Professeur de Philosophie Cécile Lassieur en est bien la cause. Elle plonge l’auditoire tout de suite dans l’univers de la beauté : le beau. Le mot  « beauté » étant associé au mot  « beau », Madame Lassieur nous conduis dans le monde  de la beauté en une question: y-a-t-il du « beau » dans la vie ordinaire ? Sa réponse est quasiment lue. A quelques intervalles elle relève la tête pour maintenir le contact avec le public. Dans son discours, elle associe l’ordinaire au quotidien et affirme que le quotidien est rempli de l’utile. Or l’utile « n’a pas la réputation d’être beau». Elle rajoute toujours  en mode lecture qu’une chose n’est belle que quand elle est pleinement ce qu’elle est. « L’utile trouvé dans le quotidien peut être beau quand il est approprié à sa fin,  à condition que l’utile ne soit pas conçu de manière isolée ».

Le point où le professeur  bouleverse toute une vision sur la beauté apparaît quand elle  statue la différence entre le beau et la joliesse. Le premier relève de l’esthétique. Le deuxième des sens. « Le beau nécessite de la réflexion et on ne s’en lasse pas. Le plaisir des sens est éphémère. Il a besoin d’un constant renouvellement » dit-elle.

Pour rendre l’expérience de beauté plus réelle avec elle, Madame Lassieur plonge tout l’auditoire dans l’univers de la mode. Du coup, elle pose une question qui parle plus : peut-il y avoir de la beauté dans la mode ? « Certains vêtements peuvent être beaux sans être jolis ». Elle rajoute que la mode est belle quand elle est associée à la finalité du vêtement qui est de préserver la pudeur. Un vêtement dans ce sens devrait être une fin en soin insiste-t-elle. Elle nous fait imaginer un pantalon jeans qui devrait servir à couvrir le corps. C’est sa fin. Sinon on n’en porterait pas. Et établit un contraste avec ce qu’elle appelle «  le pantalon à trou ». Cette  expression entraîne des fous rires dans la salle. Ce « pantalon à trous » se limiterait donc à être un moyen pour attirer l’attention. Madame Lassieur tient à préciser par là qu’on retrouve l’utilité dans cet aspect : attirer l’attention. Et non une fin en soi qui serait de couvrir le corps.

Pour conclure, elle reste dans l’exemple de la mode pour résumer le mystère de la beauté, souvent confondu avec la joliesse ou plutôt l’agréable : « les vêtements beaux  gardent la beauté même quand ils sont dépassés ».

Pour le reste des réponses au mystère qu’est la beauté, la présidente de l’Association Foncabel invite chacun à se procurer le livret d’une trentaine de pages imprimé à la commande pour dix euros. Une seule adresse 46, rue Scheffer, 75016 Paris.

Allez ! Vite aux cartes bleues pour découvrir les autres facettes que nous cache la beauté !

Lire une interview avec la présidente de Foncabel

Raïssa MUADI T.

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