Un an après les attentats, la vie a repris ses droits

Les attentats du 13 Novembre 2015 restent gravés dans la mémoire de chacun et au lendemain de ces événements meurtriers c’est toute une nation qui a dû se relever et faire face à la peur quotidienne.

22424281743_8e1d302b6a_zCe Vendredi 13 Novembre 2015, c’est un total de 130 victimes et 413 blessés que l’organisation de l’état islamique Daesh a revendiqué. Alors que les Parisiens profitaient de leur début de week-end, des commandos djihadistes se sont livrés à une véritable tuerie dans plusieurs quartiers de la capitale. Ces attaques résonnèrent comme un choc pour la France qui n’avait alors jamais connue d’attaque de cette ampleur et surtout de cette nature. Quiconque peut être visé et il faut désormais espérer ne pas se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Pour ceux qui habitent les quartiers pris d’assaut, le choc est encore plus dur car il faut réapprendre à vivre dans ces lieux qui portent le deuil et remémorent constamment le drame survenu. Quand à ceux qui n’ont pas été touchés directement, le sentiment de sécurité a disparu.

Les habitants des 10ème et 11ème arrondissement où ont eu lieu les tueries les plus importantes ont dû après que l’effroi des premiers mois soit passé, se reconstruire et continuer à vivre.Cependant, le traumatisme psychologique est pour certains très lourd, et les milliers d’hommages qui furent déposés les mois suivants les attentats montrent l’importance de ces événements dans les consciences. C’est près de 8000 hommages qui furent recueillis par les archives de Paris, déposés devant les cafés touchés tel que Le Petit Cambodge, A la bonne bière, Le carillon, La Belle équipe, Casa Nostra, Comptoir Voltaire, devant la salle de concert du Bataclan et au pied de la statue place de la République.

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La plupart des gens semblent avoir repris leurs habitudes et leur vie d’avant comme Emeline,vendeuse, qui déclare : « On ne peut pas s’empêcher de vivre. J’ai repris mon train-train quotidien mais je me méfie des  événements de grande ampleur comme par exemple le concert de David Guetta qui avait été organisé à la Tour Eiffel. J’aurais bien voulu y assister mais cela me semblait trop risqué donc je n’ y suis pas allée ».

Jérôme, gendarme à la caserne place de la République annonce : « Il y a de plus en plus de gens qui nous interrogent pour savoir de quel genre de bâtiment il s’agit depuis qu’on accueille les militaires du plan Vigipirate dans la caserne. Les gens en général sont toujours inquiets mais reconnaissants du travail que font les militaires et je dirais que la plupart se sentent en sécurité depuis leur déploiement ».

Auriane, 19 ans, raconte : « Je n’avais plus peur jusqu’à mi septembre lorsqu’il y a eu une fausse alerte à Châtelet. J’étais partie avec ma mère faire les magasins pour une fête à laquelle je devais aller le soir même et nous avons décidé d’aller voir les nouvelles Halles. Alors que l’on s’en approchait, on a entendu le GIGN et la police puis des gens crier « ça tire ! ça tire ! ». On s’est réfugiées chez Naf Naf, on avait très peur alors on est restées dans la boutique jusqu’à ce que les vendeuses nous disent qu’elles allaient fermer et qu’on devait partir. En sortant, nous avons couru jusqu’à la rue de Rivoli et le soir même aux informations on a appris qu’il s’agissait d’un canular. Maintenant quand je sors, je me dit toujours « on ne sait jamais » et qu’il peut très bien y avoir un attentat. J’ai téléchargé l’application SAIP, reconnue par le gouvernement, qui m’informe en cas d’attentat puisqu’elle utilise la géolocalisation ».

Malgré une sécurité renforcée au maximum avec des milliers de policiers, gendarmes et militaires de l’opération Sentinelle, la menace terroriste pèse sur notre pays et nous pousse à rester en situation de vigilance avec le sentiment qu’une attaque peut survenir à tout moment. Pour les personnes qui n’ont pas été touchées directement, la vie est redevenue ce qu’elle était avant avec le travail et les sorties mais cette date a marqué un bouleversement dans nos vies. Du côté des victimes en revanche, le traumatisme restera difficilement surmontable. Une chose est sûre, le 13 Novembre 2015 restera à ce jour pour les Parisiens, la pire tuerie terroriste perpétrée en France devenue une des cibles de l’état islamique.

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