Francois Kollar, un ouvrier du regard

Du 9 février au 22 mai, le musée du jeu de paume fait découvrir à ses visiteurs une France d’entre deux guerre en pleine révolution industrielle à travers l’exposition des séries de photographies de Francois Kollar.

François Kollar, à 20 ans, quitte sa Hongrie natale pour rejoindre Paris. C’est en partie ses expériences d’ouvrier de chemin de fer et de tourneur sur métaux dans les usines de Renault qui lui ont certainement permis de forger son regard si honnête, bienveillant et en même temps brut du monde ouvrier.

Attiré par la photographie, il apprend seul et commence par photographier des portraits et autoportraits. Il suit ensuite une formation artistique et ouvre son propre studio de photographie, rapidement il travaille pour de grandes marques.Il répond alors à de nombreuses commandes photographiques très conséquentes.

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C’est dans deux grandes salles lumineuses, affiché sur des murs de couleurs crèmes, que le travail de François Kollar est exposé : une série de photographies aux noirs et blancs qui lui sont propres.

Dés l’arrivée, les premières œuvres du photographe capturent l’attention du visiteur, des publicités réalisées pour de grands magazines de l’époque tel que « L’illustration » ou « Vu ».

En avançant dans l’exposition du Jeu de Paume, l’univers, et l’empreinte photographique de François Kollar se révèlent. Le visiteur découvre une sélection de 130 tirages parmi 2000 clichés de sa grande enquête réalisée pour les éditions des Horizons de France sur le monde du travail. Une large collection qui met en lumière l’activité rurale et industrielle des régions françaises. Cette série de photographies, « La France travaille », est certainement la plus importante commande photographique de sa carrière. François Kollar y réalise une documentation très réaliste de la modernisation du travail en France vers 1930.

Son regard très connaisseur, met judicieusement en valeur les travailleurs de tous les domaines. Le photographe couvre de nombreux métiers, de l’industrie à l’artisanat en passant par l’agriculture tout en proposant un tour de France à travers 20 régions de France.

Dans une période de révolution industrielle, l’artiste réalise des portraits pris sur le vif, d’hommes et de femmes qui occupent des fonctions dans les différents processus de production. C’est avant tout une trace de cette évolution, de ce changement industriel vers le monde moderne qu’illustre François Kollar. Un témoignage d’une époque ou l’Homme est encore au cœur du processus de production. Comme le confie Pia Viewing dans un article du magazine « usinenouvelle » « Il perçoit qu’à l’époque les travailleurs sont encore au cœur du monde industriel, à l’articulation nécessaire entre la technologie et la valeur intrinsèque de l’industrie ou de la production agricole et artisanale ».

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Mais en plus d’être un véritable témoignage historique, cette collection présentée au musée du Jeu de Paume est aussi un témoignage artistique. Finalement, avec la photographie François Kollar s’apparente assez aux sujets qui l’inspirent dans cette collection. En effet, la maitrise de la photographie est aussi très technique, et demande aussi à l’homme d’être totalement au cœur du processus de création en maitrisant l’objet. C’est un art qui demande une réelle maitrise technique.

Comme l’a dit Catherine Drapeau, visiteuse rencontrée lors de l’exposition, « C’est une exposition instructive, un voyage à travers le temps qui permet de s’imaginer  le travail ouvrier en France avant le révolution industrielle. En plus c’est une très belle exposition, avec un regard très artistique ! »

Alors, aucune hésitation « un ouvrier du regard » est l’exposition à aller voir pour visualiser au mieux un monde qui a en partie disparu de nos jours !

Mathilde Gueuret

Informations :

Exposition « François Kollar, un ouvrier du regard ».                                                                Jusqu’au 22 mai, Jeu de Paume, 1, Place de la Concorde, 75008 Paris. Mardi de 11 heures à 21 heures, du mercredi au dimanche, de 11 heures à 19 heures.

(623 mots)

Publication envisagée :  Que faire à Paris, rubrique culture ou Télérama

Crédits photos : moi et donation François Kollar, Médiathèque de l‘architecture et du patrimoine, Charenton-le-Pont

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2 réflexions sur “Francois Kollar, un ouvrier du regard

  1. Attention – le chapo n’est pas dans le bon cadre (‘extrait’) et on n’a pas de photo sur la page d’accueil ! Il n’y a pas de photo à l’une non plus. Le chapo ne doit pas figurer dans l’article, et donc il faut nous expliquer le « news » tout de suite dans l’article. Il faut redire dans le 1e ou 2e paragraphe que cela s’agit d’une exposition au Musée du Jeu de Paume. Sinon, le texte se développe petit à petit et devient de plus en plus intéressant dès qu’on s’est rappelé qu’on est dans une exposition au Jeu de Paume 🙂 Cela devient un tout petit peu technique pour une publication comme A Nous, et la citation de votre source n’est pas mauvaise, mais elle semble un peu fabriquée – les gens ne parlent pas comme ça dans la vie quotidienne, non ? Attention à la fin et le point d’exclamation qui est à éviter. Globalement bien écrit et organisé, sinon. -BP

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