Deadpool frappe très fort

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« Un Marvel fait par des fans de Marvel pour des fans de Marvel« , voilà comment un jeune fan interrogé à la sortie de l’avant-première mondiale de Deadpool résume le film. Annoncé trois semaines plus tôt sur le site du cinéma parisien Le Grand Rex, cet événement très attendu a réuni le 9 février dernier plus de sept-cents personnes venues découvrir ou redécouvrir cet anti-héros emblématique de l’univers Marvel.

Le pitch ? Wade Wilson (incarné à l’écran par l’acteur canadien Ryan Reynolds), un ancien membre des forces spéciales, découvre qu’il est atteint d’un cancer généralisé. Promis à une mort certaine, il est contacté par un homme qui prétend pouvoir le guérir. Prêt à tout pour pouvoir continuer à vivre avec sa nouvelle fiancée, Wade accepte de le suivre mais tombe dans un piège. Se retrouvant alors atrocement défiguré suite aux expériences dont il a été victime, la traque pour retrouver ceux qui l’ont trompé commence : Deadpool est né.

Malgré sa violence très controversée qui lui vaut d’être interdit au moins de 12 ans en France et carrément censuré en Chine (rated « R » aux Etats-Unis : interdit au moins de 17 ans non accompagnés d’un adulte) et son intrigue plutôt basique, Deadpool, contre toute attente, explose le box-office depuis sa sortie en salles. En effet, ayant engrangé pas moins de trois cents millions de dollars de recettes à travers le monde en à peine une semaine d’exploitation, ce long métrage est la première adaptation d’une bande-dessinée à ne pas être tout public depuis Watchmen (2009), mais également le plus gros succès de la saga X-Men à ce jour.

Ce n’était pourtant pas gagné d’avance : Tim Miller, le réalisateur, et les scénaristes Rhett Reese et Paul Wernick, qui ont tous les trois du attendre onze ans avant de pouvoir monter le film, pourront vous le confirmer. Et pour cause, en choisissant de faire coller le plus possible leur personnage principal au comics dont il est adapté, l’équipe du film était consciente de risquer gros.

Il faut dire que Deadpool est loin d’être un enfant de cœur. Tous ceux qui sont familiers avec le personnage le savent : arrogant, trash et ultra-provoc, notre anti-héros est adepte d’un vocabulaire qui ferait rougir le si lisse et si bien rangé Captain America, autre figure emblématique de Marvel. Présentant par ailleurs une quantité de « punchlines » que beaucoup qualifient d’abusive et premier à briser le quatrième mur, Deadpool, loin, très loin, des derniers films produits par le célèbre label de comics, bouscule donc les codes et ça fait du bien.

« On vient pour ça justement, pour que ça déménage un peu ! » déclarait un spectateur âgé d’une trentaine d’années, interrogé à la sortie de l’avant-première. Venu avec plusieurs amis, tous aussi très fans de la bande dessinée de Rob Liefeld et Fabian Nicieza, il se déclare « très agréablement surpris » par le film : « J’avais peur qu’ils censurent en quelque sorte le personnage de Wade Wilson. Pour moi, Deadpool c’est avant tout un mec fun, super vulgaire, ouais, mais fun ! On en a marre des Marvel à la sauce Disney ! ».

C’est vrai qu’en voyant Deadpool, le spectateur a du mal à garder en tête le rachat de Marvel Entertainement par The Walt Disney Company. C‘était pourtant le 31 août 2009 : l‘entreprise ayant donné naissance à Mickey Mouse faisait alors l’acquisition du label de comics pour la somme colossale de quatre milliards de dollars (environ 3,5 milliards d’euros). Cependant, certaines licences avaient été confiées à d’autres studios, comme Paramount ou 20th Century Fox, avant le rachat : c‘est notamment le cas de Spiderman, la saga X-Men (dont Deadpool fait partie) et des vraiment lamentables 4 Fantastiques.

Avec Deadpool, l’équipe du film avait fait un pari risqué – celui de continuer à exploser le box-office malgré les restrictions d’âge – et il a réussi. Il faut croire que Marvel a été inspiré par ce succès puisque le troisième et dernier opus de Wolverine, dont la sortie est prévue pour avril 2017, sera lui aussi interdit au moins de douze ans. Reste à voir s’il rencontrera autant de succès que Deadpool, dont les producteurs envisagent d’ores et déjà de réaliser un second épisode.

Fanny QUINSAT

Crédits Photos : Page Facebook LE GRAND REX

691 mots

Publication envisagée : Première, Télérama

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Une réflexion sur “Deadpool frappe très fort

  1. Très bien. Vous avez bien utilisé l’événement afin de parler du sujet de manière claire et efficace. C’est un événement bien dans les actualités, et un sujet qui est bien original – ce n’est pas uniquement la sortie d’un film, mais un film qui n’est pas comme les autres. Franchement il y a peu de choses à critiquer ici. OK, le résumé du film peut être raccourci un peu. On peut aussi imaginer un peu plus de détail sur l’événement au Grand Rex, mais en 700 mots ce serait difficile ! -BP

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