La Ferriera de Trieste: un scandale écologique et sanitaire

(Il y avait un chapeau mais je l’ai efface au dernier moment désolé je vous l’envoie par mail)

Depuis plus d’un siècle, dans cette région de Friuli Venezia Giulia, les triestains subissent la pollution intempestive de l’usine sidérurgique Ferriera. Et si on a déjà prouvé l’ampleur des dégâts de l’Ilva, on parle beaucoup moins des dommages causés par l’usine que certains surnomment déjà « l’autre Ilva », et qui se trouve près de maisons, hôpitaux et écoles. Même si cette dernière n’emploie que 450 salariés, et que l’ilva en compte 12000, l’usine triestaine pollue en moyenne trois fois plus. Avec des émissions de benzopyrène ( substance extrêmement cancérogène ) dépassant largement la limite fixée par la loi italienne (de quatre à cinq fois plus), la Ferriera nuit donc fortement à la santé des habitants de Trieste. Comme le confirment les nombreux témoignages et une étude financée par le ministère de la santé, à Trieste, on compte deux fois plus de décès liés aux maladies respiratoires qu’à Taranto. Et même si, aucune étude officielle montre que ces décès sont liés aux poussières provenant de cette usine, on compte 83 morts au sein des salariés entre l’année 2000 et 2002. Une équipe de médecins de l’hôpital pédiatrique Burlo Garofalo de Trieste a identifié, en 2014, que les enfants habitants proches de la Ferriera étaient bien plus vulnérables que les enfants habitant ailleurs, face aux infections et maladies comme otites , pharyngites, asthme, mal à la gorge etc… L’observation faite par l’experte Professeur Antonietta Gatti, du laboratoire Nanodiagnostic, sur les particules qui se déposent tous les jours sur les balcons des citoyens de Trieste, montre qu’il s’agit de poudres de carbone et de fer, pouvant causer le cancer. En effet, celles-ci arrivent jusqu’à des dimensions d’environ 100/200 nm, et peuvent donc, en plus d’atteindre les poumons et les alvéoles, intoxiquer le sang et donc tous les organes. Mais ces poudres ne sont pas uniquement inhalées, elles sont aussi digérées, puisque des champs agricoles et des serres se trouvent à une distance de moins d’un kilomètre de la Ferriera. La situation pour la santé des triestains est par conséquent critique, et mérite d’être prise en charge au plus vite. C’est donc le 31 janvier dernier(2016) que les citoyens se sont réunis pour manifester leur mécontentement et leur dégoût envers cette usine de meurtre : « La santé ne se touche pas » disait le slogan de ce rassemblement, qui comptait plus de 4000 personnes selon les autorités. Tous réunis pour exprimer leur droit de respirer de l’air propre, ils traversent le centre ville, à partir de place Oberdan jusqu’à la Place Unità d’Italia, devant la mairie. Dans une marée d’affiches, de pancartes et déguisements à l’encontre de la Ferriera, la place a été envahie par les citoyens de Trieste et par les associations, qui, depuis des années, luttent contre les émissions toxiques de l’usine sidérurgique.

Après de nombreux comités et manifestations, serait-on arrivé au moment du changement ? Le gouvernement pourrait-il enfin prendre des mesures pour limiter cette pollution dévastatrice ? Nous aurons probablement de plus amples réponses à ces questions , avant les élections de la commune prévues en juin 2016, selon le maire de Trieste Roberto Cosolini.

Lucrezia Debernardi

517 mots

Il piccolo (quotidien de Trieste) / équivalent Le Parisien

Sources : témoignages, présence aux manifestations contre la Ferriera, Télévision : Italia Uno

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Une réflexion sur “La Ferriera de Trieste: un scandale écologique et sanitaire

  1. Bon, ce sujet est sans doute intéressant, mais son traitement n’est pas complètement journalistique. On parle d’un problème plus qu’un événement, donc c’est difficile pour le lecteur de savoir ce qui se passe dans votre article. Si le sujet est la manifestation, d’abord cela se passe en janvier, donc ce n’est plus d’actualité, mais OK, on peut l’accepter. Puis je vous demande d’introduire le sujet tout de suite dans l’article et de le développer beaucoup plus. L’histoire de la pollution est intéressant, mais ce n’est pas le but de votre article – ce n’est pas « new » pour votre lecteur normalement. Les actualités sont cette manifestation et ce qui se passe actuellement dans cette ville, non ? N’essayez pas trop de jouer le journaliste d’investigation. Il faut cependant citer au moins une source. Surtout ne pas publier un bloc de texte comme vous l’avez fait – il faut des paragraphes.-BP

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