Quais du départ, l’invitation au voyage

Le ciel est resté gris toute la journée, la température n’excède pas 3 degrés, il est 17 heures et la nuit est déjà tombée. Le genre de dimanche où l’on reste dans son canapé à boire de la tisane en regardant une série B.

Mais aujourd’hui j’ai envie de voyager.

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Alors je prends mon courage à deux mains pour longer les quais du Rhône jusqu’à la Plateforme. Direction le festival Quais du départ qui se déroule le dernier week-end de novembre depuis trois ans déjà. Organisé par la librairie Raconte moi la Terre, l’évènement est devenu le rendez-vous des baroudeurs et des amoureux du voyage de toute la région. Il propose une dizaine de projection, des rencontres avec des réalisateurs et des écrivains voyageurs, une librairie et des ateliers photo.

La péniche, rouge et blanche se repère de loin. Des lumignons ont été installés sur le pont, et depuis le quai, un long tapis rouge invite les badauds à rentrer dans ce temple du voyage. Une fois à l’intérieur je me sens de suite réchauffée. Par les rires qui s’échappent du bar de la péniche, par l’odeur des livres colorés, par les bribes de récits de voyage qui viennent (r)éveiller l’oreille.

La première projection, Into the sea, nous transporte en Iran, à la recherche de LA vague. Ce documentaire raconte l’histoire d’Easkey Britton, surfeuse pro Irlandaise, et de deux sportives Téhéranaises qui tentent d’implanter le surf dans le pays. Nous admirons la première vague surfée de toute l’histoire iranienne, nous partageons le bonheur que Easkey prend à enseigner sa passion, nous sourions lorsque le visage des enfants qui se jettent à l’eau s’illumine. La discussion avec Marion Poizeau, réalisatrice, prolonge notre voyage. Elle nous raconte les planches de surfs ramenées petit à petit en avion car inexistantes en Iran, les rencontres avec les chefs religieux du pays, les femmes du village qui bravent leur peur de l’eau pour monter sur une planche …

Juste le temps de ré-amarrer à Lyon puis nous repartons sur les mers avec Corentin de Chatelperron et son documentaire Nomade des mers.

Ce jeune ingénieur, rayonnant d’envies et d’idées, a navigué six mois sur le bateau qu’il a construit au Bangladesh. À bord, deux poules, des plants de pommes de terre, et de quoi expérimenter un tas de « low-tech ». Opposés au « high-tech », ces techniques faites de matériaux de récupération et de beaucoup d’ingéniosité, sont accessibles à tous et à très faible coût. Du fond de la cale de la péniche lyonnaise on croirait naviguer en plein Golfe du Bengale !

Du voyage, des idées, de belles rencontres. Juste ce qu’il fallait pour réussir ce gris dimanche lyonnais.

 

J.H

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