L’islamophobie en France : l’ignorance est le pire des maux.

 

C’est une capitale française en deuil qui vient soulever un débat des plus importants. Touché de près ou de loin, en France ou ailleurs, les horreurs des attentats de ce 13 novembre 2015 n’ont pas pu vous échapper. Le temps c’est tout simplement arrêté l’espace d’une nuit, qui sera marquée à vie d’une pierre blanche, faisant partie de l’histoire de Paris, pourtant connue comme la ville de l’amour. Le vendredi 13 a maintenant un sens lourd et difficile, et ne représentera plus un jour de frayeur uniquement pour les plus superstitieux d’entre nous.

DAECH : un « islam » qui porte à confusion.

Une nuit témoin de fusillades et d’attaques-suicides dans plusieurs quartiers de la capitale Francaise, pour un bilan de 129 morts et 352 blessés. Une nuit qui a ensanglanté tout Paris, sous couvert d’une monstruosité traumatisante. Une horreur revendiqué par DAECH, un acronyme signifiant « etat islamique » en arabe.

DAECH est un groupe terroriste qui se considère comme soldat d’Allah, dieu musulman. Une interprétation extreme du Coran les poussant à hurler « Allahu Akbar » (« Dieu est grand ») avant de commettre leur actes meurtriers, ou kamikazes.

Comment ne pas avoir peur ?

Le reveil du 14 novembre au matin a été un melange de douleur et de peur pour tous. A la declaration de Francois Hollande de la mise en place de l’Etat d’Urgence, les sentiments ont rapidement dépassés la raison, il etait impossible de ne pas avoir cette impression d’insécurité, en partie forcée sur nous par les médias et les chaines d’information en continu qui ont fait nuit blanche. Cette angoisse qui mène à la peur, résulte en une haine, chacun veut proteger ses proches, les valeurs de son pays…une haine comprehensive, mais envers qui ? Est-ce ce groupe qu’il faut attaquer, ou toute representation de la religion dont ils se revendiquent les sauveurs ? La confusion est totale.

La peur de l’inconnu.

Il a été recensé après les attaques terroristes de Charlie Hebdo une augmentation indécente de 281% d’actes islamophobes en 2015 en France, signifiant qu’ils ont triplé depuis 2014. Des lieux cultes saccagés, et tagués, des femmes voilées insultées dans la rue ou dans les transports… J’ai interviewé Soraya, 22 ans, étudiante, une jeunne femme de confession musulmane pour avoir son point de vue : « C’est difficile de vivre dans un pays que tu considère comme le tiens mais auquel certaines personnes pensent que tu veux du mal. Quand je vais à la mosquée et que je mets mon voile, je sens bien que les gens ont un regard plus marqué sur moi que quand je ne l’ai pas. Mais ce qui me rend triste, c’est que la plupart du temps je ne voit pas de la colère dans leur yeux, mais de la peur. »

Mais alors d’où vient l’amalgame fait entre terrorisme et Islam ? Pourquoi cette peur ?

D’une part les médias tombent très rapidement dans le piège du besoin d’audience et du scandale à la vue d’iTélé qui a, le 14 novembre au matin, filmé une scène de recueillement devant le Bataclan, et dont la caméra a fixé pendant longtemps une femme voilée venue prendre des photos. Une fixation révélatrice du fait que l’Islam est un sujet très, voire trop exploité par les médias qui savent que l’audience sera élevée et sont souvent prêt à mettre leur moeurs de coté dans ce but. D’autre part, les terroristes, en revendiquant leur actes au nom d’Allah veulent créer une confusion face à l’Islam, et ils réussissent. L’ignorance, et l’incapacité d’avoir accès à de réelles informations sont une combinaison qui amène une partie de la population a ne pas savoir faire la différence entre terrorisme et Islam, se sentant en danger au moindre indice d’appartenance musulmane.

Une solution ?

Il n’y en aura pas réellement, l’ignorance est le pire des maux qui se soigne sur toute une vie. Pour que les choses changent, c’est aux médias de verbaliser la réelle différence entre islam et terrorisme, mais c’est aussi une obligation que nous avons tous envers nous-meme de devoir nous informer, savoir de quoi l’on parle, vouloir s’instruire pour pouvoir juger de la situation, car réellement, peut-on avoir peur de quelque chose qu’on ne connait pas ?…

Taïssi Dini pour l’Express, rubrique Société.

Nombre de mots : 697.

Photo: Page facebook officielle de la Grande Mosquée de Paris.

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2 réflexions sur “L’islamophobie en France : l’ignorance est le pire des maux.

  1. C’est une réflexion tout à fait intéressante et vous posez des bonnes questions. Il faut cependant prendre une approche plus journalistique dans votre article, parce qu’il ressemble trop à une exposé académique. D’abord, l’introduction à votre article est une exposé de DAECH et non pas une présentation de votre sujet et le news (13 novembre et l’islamophobie). Puis cela devient un peu trop personnel pour un article journalistique. Pour une éditoriale cela peut passer, mais pour ce cours il faut quelque chose un peu plus subjective. Il faut justifier mieux pourquoi on parle de cela maintenant – des exemples concrets. Une augmentation de 281% signifie quoi ? 281 actes au lieu de 100 ? 28 au lieu de 10 ? 28100 au lieu de 10000 ? Il faut mieux illustrer ces propos afin de justifier le choix du sujet au lecteur (un sujet qui mérite d’être rapporté, bien sûr). -BP

  2. Bonjour,
    Voila, j’ai modifié mon article en suivant vos remarques: Je me suis plus basée sur les evenements du 13 novembre, j’ai enlevée la partie trop personelle pour ne pas tomber dans le piege de l’editorial, et j’ai précisé les chiffres donnés ainsi que leur signification !

    Merci !

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