Quand Paris réveille la nuit

Dans une warehouse de 45 000 m2 du 19ème arrondissement de Paris, Plus de 10 000 férus de Techno sont venues se déchaîner  sur une programmation à faire trembler les plus grandes soirées de Berlin. Il est 19h, sous une scénographie éblouissante la soirée débute, et les danseurs déjà en transe  n’ont  pas peur de s’épuiser au rythmes  d’une techno exigeante ; ils en sont sure, ils tiendront jusqu’au petit matin. Retour sur cette soirée qui a bousculé la scène parisienne.

Le festival Weather, créé par l’agence Surprize en 2013, revient cette année avec la première édition du Weather Winter festival. Evénement plus qu’attendu, les 10 000 places ont été vendus 6 semaines avant l’événement et pour les plus chanceux ils ont pu s’en procurer à la dernière minute à 80 € sur le marché noir. Pour les autres, ils ont pu profiter de la grande nouveauté de cette année : la diffusion en live sur la chaîne Arte Concert.

Mis à part une coupure de son pendant 10 min sur le set de Laurent Garnier, et un plafond qui gouttait rappelant la première édition du Weather festival et son mythique plafond douche (soulignant encore le manque de connaissance en terme d’organisation de soirée techno), les feedbacks sont globalement positif. Pour rester dans la nostalgie, Derick May, pionnier de la techno de Detroit closait à nouveau le festival jusqu’à 9h sous les applaudissements et un public déchainé avec le même track qui avait fait sensation sur les réseaux sociaux «  Never grow Old ».

« Une programmation qui manquait de prise de risque »

 La nouveauté de cette année c’était Laurent Garnier, Dj français qui a fait un set remarquable. Tout le monde s’est abandonné,  comme une sorte de soutien, un hommage même, l’artiste à reçu un accueil digne des plus grand. Mais avec 70 % des artistes déjà bookés aux Weather précédentes, Nicolas Tabary, jeune parisien de 24 ans amateur de musique électronique et bénévole pour l’événement trouvait que «  la programmation manquait de prise de risque, on rentre dans la rentabilité, c’était un peu commercial et attendu ».

Weather winter 2Et la population dans tout ça ?

 Elle s’est rajeunit et s’est diversifiée et cela en partie à cause de l’effervescence autour du festival de juin 2014 qui a fait un buzz sur les réseaux sociaux. Le Weather festival c’était l’endroit ou il fallait être et être vu (bataille de selfie dans les coins), ce qui a fait fuir les initiés et ce qui tend à rendre la techno un produit de plus en plus mainstream. Assez ironique après la lutte pour faire entrer la techno dans la capitale 10 ans plus tôt car jugé trop « agressive ». Mais le festival a attiré bon nombre d’étranger et on peut dire que cela participe au rayonnement culturel de la capitale.

Cet engagement dans le mouvement électro à incité de plus en plus de personnes à devenir DJ. C’est le cas de Qant, un jeune artiste de 25 ans  qui se démarque de ces jeunes dj hipster à l’image ultra travaillée qui ont suivies la mouvance. Qant, C’est l’élégance à la française, grand brun longiligne et discret aux yeux bleu perçant, il est parti tenter sa chance à Berlin avec une réelle envie d’apprendre. « Berlin c’est la meilleure des écoles » confie t-il, mais il exprime aussi la difficulté de se faire un nom, «  A Paris, il y a encore très peu de DJ, on se souvent facilement de notre nom si on est bon. A Berlin, il y a tellement d’artistes, il faut se différencier pour acquérir une crédibilité ». Oui Berlin reste indétrônable mais la capitale underground continue de nous en former de très bon !

Paris est la, continue d’apprendre et de se développer dans la lignée de Berlin ou Londres. Faut-il encore améliorer les conditions et les détails techniques qu’impose une soirée techno, mais le réseau de transport s’étant fortement développé ( heetch, Uber, dézonnage de la carte navigo prévu pour septembre 2015 etc.) la possibilité de déplacer davantage les festivals en périphérie est prometteuse et offre enfin l’espoir à Paris de faire du bruit outre manche.

Pour un aperçu de ce qui vous attends en juin 2015, jetez à l’œil à celui de l’an passé

Romi FLORES

Source image : Jacob KHRIST, photographe officiel du Festival / Publication envisagée : A nous Paris, Timeout, Resident Advisor

Publicités

Une réflexion sur “Quand Paris réveille la nuit

  1. Globalement c’est un bon article. Je voudrais néanmoins quelques revisions, surtout des détails :
    – des liens vers des artistes
    – quelques détails des sentiments pendant la soirée – c’était comment à l’intérieur ?
    – une accroche/attaque un peu plus vivante – la première phrase me semble un peu fade…pourtant, c’est une fête ! On peut imaginer d’autre chose ?
    Sinon la recherche et les citations sont OK ! La structure aussi – c’est bien organisé et écrit. -BP

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s