Escale : La Nouvelle Orléans d’un « boy next door »

L’année 2015 débute et une petite pause soleil loin du climat humide et maussade de notre douce France serait la bienvenue ? Laissez les bons temps rouler* ! Voici quelques bonnes raisons pour mettre le cap sur la Nouvelle Orléans. Et plus particulièrement vers certains de ses recoins, encore vierges de touristes survoltés.

Paul Costello

De la Nouvelle-Orléans, vous avez probablement entendu que c’était « le berceau du Jazz », « la troisième ville la plus dangereuses des US », « le temple de la débauche », ou « un lieu de culte vaudou (mais oui, comme dans la saison 3 d’American Horror Story ) ». Ce n’est pas faux. Rendez vous sur Bourbon Street – qui ne fait pas mentir son patronyme – entre 18 heures et 6 heures du matin, et vous aurez le loisir de constater qu’au moins deux des légendes évoquées plus haut sont vraies. De la tombée de la nuit au lever du soleil, cette rue piétonne est envahie par des hordes de trop joyeux lurons. Alcool à profusion, karaoké douteux, stripteaseuses peu farouches, lancés de beads (des colliers de perles typiques de Mardi Gras) un peu trop enjoués… Voici, en substance, les composantes d’une soirée d’errance sur Bourbon Street – qui constituent une motivation pour nombre de visiteurs.

Mais NOLA, comme on l’appelle aussi, c’est évidemment bien plus que cela. Forte de ses influences française et espagnole, la Nouvelle-Orléans s’est forgée une identité faisant d’elle un lieu à part dans le paysage américain. Chaque quartier de la ville – même si mieux vaut en éviter certains – est imprégné d’une atmosphère chargée d’histoire qu’il serait dommage d’ignorer. Heureusement, John Hiter, jazzman ayant usé ses fonds de culottes sur tous les bancs de NOLA qui en valent la peine, nous a dévoilé quelques uns de ses QG. Programme d’une journée type.

10:30, Bywater : « Une bonne journée de vacances commence par un bon brunch ». Voilà qui est dit. Enfourchez votre bicyclette et pédalez en direction du French Quarter. Aux abords du Mississippi se trouve l’un des plus jolis restaurants de la ville, le Café Amelie. L’entrée ne paie pas de mine, mais une fois dans la cour intérieure, la végétation luxuriante et les effluves gourmandes ne pourront que vous incitez à prendre place et ouvrir la carte. Suffisamment exotique aux pays des cowboys pour être relevé, précisons que la cuisine est fine et les portions raisonnables. Que prendre ? « Sans hésitation, le butternut rôti aux airelles et le crumble aux fruits rouges ». Merci du conseil John.

Le quartier français. David Stewart

Le quartier français. David Stewart

13:30, French Quarter : Repus mais contents, perdez-vous dans le dédale des rues du Quartier Français dont, paradoxalement, l’architecture doit beaucoup aux influences espagnoles. Un tour au French Market s’impose, ne serait-ce que pour les fameux beignets à déguster au Café du Monde. L’alligator est aussi au menu, pour les plus téméraires.

Glen David Andrews performs at Three Muses.Credit Seth Kugel for The New York Times

Glen David Andrews performs at Three Muses.Credit Seth Kugel for The New York Times

20:00, 536 Frenchmen Street : « Three Muses est l’un des plus vieux clubs de Jazz de la ville. C’est le repère des pointures ! », plaisante John Hiter, habitué des lieux. S’y frayer une place est difficile mais le jeu en vaut la chandelle. L’ambiance vibrante de ce club vous transportera dans un autre monde. Cerise sur le gâteau, la carte regorge de péchés gastronomiques comme la bien nommée « Ecstasy Peanut butter pie » (La tarte au beurre de cacahuète de l’extase).

Vieille maison typique de la Nouvelle Orléans. Irène Verlaque

Vieille maison typique de la Nouvelle Orléans. Irène Verlaque

01:00, 820 N Rampart Street : La soirée se termine doucement mais surement, accoudé au comptoir du Bar Tonique. On est loin des étouffantes tavernes de Bourbon Street. Ici, habitués et novices se côtoient dans une bonne humeur réchauffée grâce aux cocktails concoctés par James, un tatoué, un vrai… « Pim’s cup ou Bloody Mary ? »

Irène Verlaque

* »Laissez les bons temps rouler! » est une expression cajun (une langue parlée en Louisiane) qui signifie « prendre du bon temps ».

Publications envisagées : Vanityfair.fr, Sortir.Télérama.fr, L’Express Style.fr , Elle.fr. L’Officiel Mode.fr

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Une réflexion sur “Escale : La Nouvelle Orléans d’un « boy next door »

  1. J’aime bien ce format de « planning pour la journée » qui organise bien l’article. On apprécie aussi votre source qui vous guide dans la ville. C’est bien écrit et montre bien cette ville. Attention de ne pas juger trop les touristes (« qui constituent malheureusement une motivation pour nombre de visiteurs ») dans votre article. On comprend bien, mais pour certains, ce n’est pas malheureux, donc ce n’est pas utile de le dire. Et ces photos sont de vos amis ? Qui est David Stewart, par exemple ? -BP

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