LE WONDER, NID DE CREATIONS

Agés de 19 à 38 ans, une association d’artistes hétéroclites; sculpteurs, peintres, musiciens, réalisateurs, couturiers, photographe… se sont rassemblés sous le même toit. Dans cet ancien espace industriel situé au cœur des puces de Saint Ouen, se trouve les ateliers de 60 artistes qui ‘vivent en communauté’ depuis bientôt un an.


     Initié par 17 jeunes artistes dont Alexandre Gain, réputé pour dénicher des lieux abandonnés et leur donner vie, le projet était d’établir un espace favorisant la création artistique.

De décembre 2012 à octobre 2013, cette poignée d’artistes a investi un bâtiment du XIXème arrondissement de la capitale. Expositions, tournages de clip, performances artistiques et concerts se sont déroulés au sein du Point G qui attestait d’un dynamisme créatif hors du commun. « On met à disposition notre compétence, notre matériel et notre bonne volonté » affirme Alexandre Gain dans un épisode d’une série documentaire dédiée au squat. Malgré le sérieux de l’équipe, l’expulsion était attendue. Sans se décourager, ils ont mis la main sur un lieu atypique où ils sont désormais établis.

     Originellement, les bâtiments de 25 000 m2 du nord de la capitale, hébergeaient la société de piles Wonder jusqu’à sa faillite en 1986, dont l’association émerveillée par l’infographie tire son nom. « Wonder a bien pollué de sol pendant 30 ans » remarque Nelson Pernisco, 21 ans artiste plasticien et membre investi de l’association, pour ensuite laissé la place à Steinitz, antiquaire à rayonnement mondial. Puis, en vue de tout détruire, nettoyer et reconstruire, Habitat a racheté les lieux pour les dédier à Habitat 1964, espace vintage de la griffe. Les anciens propriétaires sont désormais locataires, en effet Steinitz loue à Habitat en attendant de mettre les fauteuils, tables, sculpture et cabinets du XVIIe siècle ‘dans les camions’.

     Parallèlement, suite à la réception en septembre 2013 d’un avis d’expulsion annonçant la fermeture prochaine du squat du Point G, les résidents se sont déterminés à dénicher de nouveaux locaux où s’établir.

     Habitat a eut dire de leur quête, les a rencontré et suite à des discussions, leur a proposé de signer une ‘convention’ leur permettant de s’établir à moindres coûts dans une partie des locaux jusqu’au commencement des travaux. En rigolant Nelson remarque que « si le chantier commençait à l’heure ce serait le premier chantier de toute l’histoire de la France et de la planète qui commencerait à temps ». Ils ont alors entreprit dès février 2014, plus de 6 mois de travaux et un investissement physique et financiers d’ampleur afin d’aménager des espaces dédier à la création et à l’expérimentation.

     C’est ainsi que le Wonder est né, hébergeant sur 800 m2 les ateliers individuels et collectifs d’environ 60 personnes qui bénéficient ainsi d’un espace de travail sans tout de même y vivre à temps plein. Ils ont formé une association, avec un comité décisionnel de six personnes et un président – David Launay- qui prônent la transparence. Chaque résident dont le dossier a été étudié avant toute admission dans les locaux, paye une cotisation mensuelle. Ce ‘squat conventionné’ mêle une diversité de profils, aussi bien des personnes issus d’écoles renommées comme la Villa d’Arson, les beaux arts de Cergy ou les arts décoratifs de Paris ainsi que des musiciens, producteurs ou architectes professionnels, des sculpteurs, perfomeurs ou plasticiens ayant exposés au Palais de Tokyo, au Louvre ou au Grand Palais ou même de jeunes artistes nécessitant d’espace. Ces quatre étages voués à la création regorgent de machines qu’ils ont chiné, troqué ou trouvé constituant des ateliers bois-métal, couture ou céramique et même une Web radio, STL.

     Même si ce centre artistique n’est ouvert qu’à un public rétreint, il ne jouit pas d’une portée événementielle contrairement au Point G. Les idées fleurent et mûrissent donc, ce qui représente bons présages pour des festivités futures, dans d’autres recoins de Paris.

Restez à l’écoute de ce collectif d’artistes qui n’a pas froid aux yeux…

Anna Baltazard, 28 Novembre 2014, Paris

Photographies ©OhJude



Publications envisagées : le Magazine du Monde, rubrique culture; wadmag.com; les Inrockuptibles

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Une réflexion sur “LE WONDER, NID DE CREATIONS

  1. Le chapo marche pour cet article mais l’attaque manque un peu de vie. Avez-vous visité le bâtiment ? Si oui, montrez-nous quelque chose. Si on parle des artistes, il faut penser à être un peu plus créatif. De plus, on cherche le « news » dans les premiers paragraphes mais on ne comprend pas que ce bâtiment vient d’ouvrir, donc il faut être clair. Et attention aux paragraphes qui risque d’être un peu plus longues. Sinon c’est bien informatif et bien écrit.-BP

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