Le festival du film d’ARTE se décline sur grand écran

Tous les deux ans, ARTE organise un festival de film qu’elle a coproduit. Après un premier évènement diffusé seulement à l’antenne en 2010, la chaîne a présenté durant un week-end des films au cinéma Etoile Lilas en 2012. Cette année, la programmation s’étend sur une semaine au Luminor hôtel de Ville à Paris. Agnès Buiche Moreno, attachée de presse à ARTE Cinéma, précise : « le distributeur François Yon qui a repris l’exploitation du Luminor en collaboration avec Bertrand Bonello nous a fait la proposition, à la fin de l’été, de diffuser nos films. Sa programmation est tout à fait en accord avec le cinéma que nous défendons ». En effet, depuis quatre ans, le Festival du film d’ARTE met en avant le cinéma d’auteur et permet à la chaîne de diffuser ses meilleures coproductions, de promouvoir la culture et de soutenir une certaine éthique.

Au programme, 28 films dont certains sont accompagnés de débats et de rencontres avec les réalisateurs. A l’étage, des spectateurs participent au brunch en présence de Céline Sciamma, auteur de Tomboy et de La naissance des pieuvres et de Bertrand Bonello, réalisateur de L’Apollonide. L’esprit convivial développé par les organisateurs, rapproche les spectateurs du monde du cinéma. Maria et Violetta, deux étudiantes Erasmus sont enchantées d’y participer : « Nous avons découvert la chaîne de télévision ARTE dès notre arrivée en France. Nous aimons certains réalisateurs français comme Céline Sciamma. Nous apprécions beaucoup la langue française. Dans Tomboy, nous y avons retrouvé une part de sérénité. Il y a quelque chose de beau et de raffiné ». Corentin, stagiaire en alternance à ARTE Cinéma mentionne : « ici, plusieurs genres cinématographiques ont voulu être mis en évidence ». En effet, drames, comédies, films sociétaux et historiques se partagent l’écran. Un cinéma et des réalisateurs européens sont particulièrement représentés. Notamment, selon Agnès Buiche Moreno « ceux qui nous sont fidèles et dont nous avons produit le travail sur plusieurs années ». « C’est aussi une manière d’aller à la rencontre du public et de la même façon nous voulons que celui-ci porte un regard différent sur le cinéma » rajoute Corentin. « Nous souhaitons avant tout montrer au public la qualité et la diversité du cinéma d’auteur et fidéliser les spectateurs. Leur montrer que ARTE n’est plus cette chaîne « intello » et que grâce à elle, des films plus fragiles se produisent et qu’ils peuvent rencontrer leur public ».

Les soirées consacrées aux avants premières débutées par Pasolini d’Abel Ferrara se poursuivent ce soir avec Snow therapy. Un court film d’animation précède la séance. Hélène Vayssières, la responsable des courts et moyens métrages d’ARTE France a sélectionné de récentes réalisations produites par la chaîne. La salle, composée de petits groupes d’amis, est pleine à craquer. Le présentateur accueille les spectateurs en toute simplicité puis présente le film avec passion. Il remercie la participation de chacun pour la bonne ambiance du festival. En cours de séance en effet, la salle réagit par des murmures et certaines scènes déclenchent parfois un fou rire général. Parmi les spectateurs, se côtoient étudiants et retraités, français et européens. Ainsi, la diversité culturelle renforce cette image souhaitée par la chaîne.

La salle unique du Luminor prolonge à la sortie une ambiance aussi animée que le brunch. Les spectateurs partagent réactions et ressentis des scènes. Les commentaires vont bon train et animent tardivement la rue. Puis, les spectateurs se dispersent, les yeux remplis d’images et d’émotions.

Marion Pericaud

Publications envisagées : La Monde Culture – Libération – Télérama

Photographies: http://www.arte.tv

Montage : Marion Pericaud

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Une réflexion sur “Le festival du film d’ARTE se décline sur grand écran

  1. Surtout pour les publications vous avez choisies, il faut réorienter cet article. Il me semble plutôt comme une bande-annonce pour le festival, même si cela s’est déroulé avant la publication de votre article. Cela ne nous gêne pas énormément puisque on est moins contraint par ces limites temporales dans le cours. Mais vous avez dit que vous allez trouver des sources sur place, donc j’avais plus l’impression que cela traiterait plutôt du festival avec des détails de tout ce qui se passe sur place. On veut quand-même un peu d’anecdote ou de vie dans cet article, et si vous avez assistez au festival, où sont ces détails ? Sans ces détails le lecteur n’apprend pas grande chose de cet article tel qu’il est écrit pour le moment.-BP

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