Paris, un carrefour pour les étudiants étrangers

« C’est vraiment génial de vivre à Paris », dit Camille Contré, étudiante canadienne de 21 ans qui fait son premier semestre à Paris dans le cadre du programme Erasmus+. Elle est l’incarnation du désir de nombreux étudiants qui veulent venir en France faire leurs études. C’est le deuxième pays le plus choisi parmi les élèves participant au programme Erasmus d’après une étude publiée par l’Union Européenne en 2014. Un phénomène qui ne cessera de croître en raison de la création d’une nouvelle formule du programme Erasmus qui est entrée en vigueur en septembre 2014: Erasmus+.

C’est cette nouvelle formule qui a permis à Camille de venir à Paris IV en septembre dernier. Erasmus+ se veut plus englobant: il y une augmentation de 40% du budget par rapport à l’ancien Erasmus et, dorénavant, il ne se destine plus seulement aux étudiants européens mais aussi aux étudiants internationaux, comme Camille, aux jeunes voulant faire des stages, des activités de bénévolat ou du sport dans d’autres pays, ainsi qu’aux professeurs qui voudraient avoir une expérience à l’étranger.

Camille valorise beaucoup ce programme: « c’est une opportunité qui m’aidera à entrer dans le domaine de l’édition, ce dont je rêve », notamment parce qu’au Canada « la Sorbonne est considérée une université top ». Nils d’Almeida, élève angolais de 19 ans, qui est arrivé en septembre à l’Institut Catholique Français pour étudier le Droit, considère aussi que les universités parisiennes « sont bonnes et promettent un grand futur: si je retourne en Angola avec un diplôme français, cela m’ouvrira beaucoup plus de portes ».

Venir à Paris permet aussi d’améliorer le français, comme le témoigne Susana Aires, portugaise de 19 ans qui fait son premier semestre à la Sorbonne Nouvelle: « J’ai toujours aimé le français et je trouve qu’en venant ici cela m’a aidé beaucoup à développer la langue, je trouve que je la parle mieux ». Une opinion partagée par Vicent Lodares, originaire de Valence, qui restera toute l’année à la Sorbonne Nouvelle. Il souligne l’importance que la langue a eu dans son choix: « Je voulais améliorer mon français et je trouve que je suis en train de le faire: je suis en contact permanent avec la langue ».

En dehors des raisons académiques, les étudiants étrangers semblent aussi beaucoup apprécier la vie parisienne. Vicent dit qu’il a une vie beaucoup plus dynamique que celle qu’il menait à Valence, notamment parce que « un jour je visite quelques monuments, l’autre je visite des musées » ce qui est possible parce que « presque tous les musées sont gratuits pour les européens de moins de 26 ans ». Une idée corroborée par Sacha d’Almeida, 20 ans, frère de Nils d’Almeida, qui étudie économie et gestion à Paris 10, et qui déclare que « venir étudier à Paris très séducteur parce que c’est une ville qui a des valeurs culturelles très élevées ».

Mais tout n’est pas rose et Susana dit que, même si elle aime beaucoup le style de vie français, qui est « très relax », le coût de vie est très élevé et la bourse Erasmus, malgré son augmentation, « n’est pas suffisante du tout: elle ne paye ni la chambre ni la nourriture », ce à quoi Sacha ajoute que « c’est impossible d’étudier à Paris sans l’aide des parents ou sans un job qui paye bien ».

Mais, malgré le coût de vie, ces étudiants considèrent que vivre à l’étranger est une expérience très enrichissante. Susana est « beaucoup plus ouverte à des expériences à l’étranger » et Vicent dit que l’Erasmus lui a permis de développer des outils essentiels pour le futur: « cela m’aide à me débrouiller tout seul, je suis seul face à mes problèmes ». En ce qui concerne Paris, ils sont tous d’accord sur une chose: « c’est une expérience pour la vie ».

TIAGO ALMEIDA

Publication : Magazine « L’Étudiant »/Supplément mensuel du Figaro: « Le Figaro Étudiant ».

Source des photos : 1ère photo : Alexis Lawrence/Flickr Creative Commons
2ème photo : Chris Hartlove/Flickr Creative Commons

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Une réflexion sur “Paris, un carrefour pour les étudiants étrangers

  1. Très bien fait. S’il faut le critiquer, je dirais qu’il manque un peu plus sur le financement du programme Erasmus et les raisons pour augmenter son budget – mais en 600 mots déjà, cela aurait été difficile, je sais ! Pourquoi pas l’élaborer un peu et allez voir s’il y a une publication « étudiante » intéressée par cet article ???-BP

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