Chloé Gilbert, ou la passion de la création

L’année 2014 a mis la joaillerie à l’honneur dans la capitale avec le parcours Circuit Bijoux. L’occasion de découvrir les créateurs français en vogue. Si les bijoux de Chloé Gilbert n’ont pas été présentés à Paris, d’autres capitales européennes leur ont donné un écrin.

Chloé Gilbert

Chloé Gilbert

La jeune créatrice a installé son atelier dans une chambre de bonne du 7ème arrondissement de Paris, à deux pas des Invalides et de la Tour Eiffel. Dans son havre de paix, elle fabrique, assemble et polit les bijoux de demain. « La vue est imprenable. Ici je trouve toute mon inspiration, c’est un lieu idéal pour créer », nous confie-t-elle. Et de l’inspiration il en faut pour proposer des pièces toujours plus soignées et originales.

La joaillerie est un art, et l’art prend du temps. Développé au 17ème siècle, ce métier artisanal n’a d’autre but que de mettre en valeur les pierres, les perles, les matières et surtout les personnes qui les portent. « Illuminer les visages avec une paire de boucles d’oreilles ou un collier, c’est un beau projet » et c’est ce qui a rapidement enchanté Chloé. Elle s’est alors tournée vers ce métier créatif, qui demande patience et précision.

 

L’imagination au service de la création

 

Depuis son plus jeune âge, Chloé est une fille qui bouillonne d’idées. Avec elle, chaque objet à une seconde vie. « J’ai toujours aimé transformer les choses du quotidien. Petite j’adorais me déguiser, un rien me servait de robe et je piquais les bijoux de ma mère. Une vraie fille en somme ». En parallèle de sa vie lycéenne, elle se lance dans des créations originales et insolites, faites de dinosaures ou de Lego. D’abord pour elle, les pièces intéressent vite ses copines. « Les bijoux de Cloche » comme elle les appelle lui rapporte un peu d’argent de poche. Ces petites pièces relèvent alors plus du bricolage que de la haute joaillerie, mais l’idée fait son chemin dans l’esprit de la jeune fille.

En 2008, son baccalauréat option arts plastiques en poche, elle gagne la capitale et entre à l’AFEDAP, une école spécialisée dans la bijouterie. Elle découvre les rudiments du métier. Après une année de formation, elle décide de partir étudier en Belgique. C’est à l’IATA de Namur qu’elle poursuit son cursus. « Le programme était riche, histoire de l’art, gemmologie ou encore travaux pratiques, j’ai pu me familiariser à tous les aspects du métier ». Pendant plusieurs années, elle apprend à travailler les matières, à mettre en valeur les pierres, à mêler les couleurs. Des techniques difficiles et minutieuses qu’elle finit par maîtriser.

L’année 2013 marque la fin de sa formation. En mai, elle participe à un concours de création organisé à Lisbonne par le Parlement des Lycées Européens de bijouterie. Cet organisme, qui regroupe plusieurs structures en Europe, favorise les échanges entre les écoles et permet aux élèves et aux professeurs d’échanger leurs idées, leurs conceptions du métier ou encore leurs techniques. Sur le thème imposé de la mer, Chloé se démarque en proposant une pièce symétrique et épurée. Son bracelet s’anime pour raconter une histoire, celle d’un bateau pirate voguant vers un trésor. « A l’inverse de mes camarades qui ont opté pour des formes rondes et organiques, j’ai crée un bijou plus inattendu, et c’est ce qui a plu ». En effet, la création est remarquée et sélectionnée pour faire partie d’une exposition itinérante à travers l’Europe. Depuis un an, son bijou s’expose dans les galeries du Portugal, d’Espagne, d’Italie, ou encore du Danemark. Un bon présage pour cette jeune diplômée.

 

Bracelet - Bateau pirate

Bracelet – Bateau pirate

 

Des projets plein la tête

 

L’avenir ? Elle l’envisage de mille et une façons. Installée dans son petit atelier, la jeune femme s’imagine bien directrice artistique d’une ligne de bijoux. « Imaginer, dessiner, c’est vraiment la partie qui me plaît. Alors créer une collection pourquoi pas ». Mais très terre à terre, elle pense aussi à travailler dans un atelier pour faire ses premières armes. « Pour faire naître une idée, il est essentiel de savoir comment la réaliser. Je ne veux pas imaginer un bijou inconcevable ».

A terme, Chloé souhaite lancer sa propre ligne de bijoux, son propre univers. Mais pour le moment, elle réalise des pièces sur commande. Elle n’hésite pas à évoquer les difficultés du métier, « La bijouterie, comme la mode, sont des milieux très difficiles. Beaucoup de demandes pour peu d’élus ». Mais il en faut plus pour décourager cette passionnée. Alors en attendant le retour de son « bateau pirate », elle continue de créer sans relâche.

 

Camille VENTURA

Crédit photo : Chloé Gilbert
Publications visées : magazines féminins (Grazia, Be)

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Une réflexion sur “Chloé Gilbert, ou la passion de la création

  1. Un très bon portrait de cette jeune femme avec ainsi un très bon lien avec les actualités dans le premier paragraphe qui reste simple mais direct. J’ai très peu de critique à part de 1 ou 2 paragraphes un peu chargés et peut-être un peu plus d’explication sur le parcours Circuit Bijoux. Sinon c’est bien écrit, clair, et facile à lire avec plaisir. -BP

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