A un cheveux près, interview du deuxième meilleur apprenti coiffeur de Seine et Marne en 2013.

 

« On change tout ! » surement la phrase la plus entendue par les coiffeurs, c’est pourtant ce que Rémi a fait il y a quatre ans, alors qu’il était dans une période d’hésitation. Enchainant les petits jobs sans un véritable diplôme en poche, c’est en allant chez sa coiffeuse habituelle qu’il a trouvé chaussure à son pied.  

Image

Ses péripéties commencent au lycée, quand il enchaine deux classes de premières, deux classes de terminales et qu’il échoue à deux reprises à l’épreuve du baccalauréat section économique et sociale.

« Ce qui fait que j’ai raté mon bac, c’est justement la flemme quoi, trop d’erreurs, puis le fait d’avoir loupé de si peu la première fois, j’ai pas eu de chance et la deuxième année j’étais pas motivé » en rit-il « j’étais perdu quoi !».

En effet, à cette époque il manque plus de cours qu’il n’en suit, et malgré le fait d’être accepté en faculté de psychologie, l’envie n’y est plus. Il décide donc d’arrêter les cours pour se lancer dans des petits boulots d’intérim et son CV ne cesse de s’allonger . Ayant « la tchatche » il devient animateur dans un centre aéré ce qui lui inculque les valeurs de responsabilité, et d’attention, puis il fait de la maçonnerie, de la manutention, devient livreur et là c’est le déclic. Il travaille dans le 93, en plein hiver avec de la neige partout.

« Je venais d’avoir mon permis, et je me retrouve livreur de soixante-treize repas à livrer avant midi, perdu, même avec le GPS » explique t’il « Je devais apprendre le trajet, les digicodes, les adresses… C’est ça la livraison ! Pas comme les livreurs de lave-vaisselle qui mettent l’adresse dans le GPS et se laissent guider ». C’est à cette période qu’il remet en question sa situation professionnelle et qu’il se rend compte qu’il ne pourra pas faire vivre de petits boulots.

C’est alors par pur hasard qu’il se rend dans le salon de coiffure qu’il côtoie depuis son enfance et que sa coiffeuse lui lance un défi fou.

« Elle m’a dit pourquoi tu ne te lance pas dans la coiffure et je te prends comme apprenti !» explique t’il.

Bilitis et lui-même se lancent donc le pari de faire de lui un coiffeur mais c’est aussi un engagement à double tranchant. Même s’il a toujours été inspiré par les métiers manuels, Rémi – du haut de ses 20 ans – sait très bien qu’il n’a pas le droit à l’erreur. « A l’époque, je m’étais rendu aux journées portes ouvertes des compagnons du devoir sans y donner suite, mais je savais que je voulais travailler de mes mains,  dit-il mais je ne connaissais rien au monde de la coiffure ! J’ai du tout apprendre, même faire un shampooing ! » Son inscription au Centre de Formation d’Apprentis fait tâche, il est entouré de 35 filles de 16 ans qui sortent du collège alors que Rémi de cinq ans leur ainé a le niveau baccalauréat, c’est un vrai retour en arrière ! « On efface on recommence tout » répète t’il. Et la tache n’est pas des plus aisées.

Le statut d’apprenti est difficile en effet car il travaille aussi bien en salon qu’à l’école : il fait les cafés, balaye les cheveux, apprend à faire une couleur au salon puis suit des cours de gestion-vente et de physique chimie afin d’apprendre par exemple tous les composants d’un shampooing. Mais il ne se décourage pas et persévère, il devient ainsi le meilleur de sa promo et décroche même en 2013 le titre de deuxième meilleur apprenti de Seine-et-Marne.

« C’était vraiment une revanche, cinq ans en arrière je ratais mon bac, et là j’étais primé.. Je me suis dit au moins j’ai réussit ça ».

Quatre ans après, Rémi qui a décroché son pari haut la main est déterminé à passer son Brevet de Maitrise et à devenir Maitre Artisan. Son but est d’ouvrir son propre salon, mais aussi de finir sa carrière en tant que professeur dans un CFA afin de transmettre un savoir-faire il se passionne aujourd’hui.   

 

 

 

Alison A. 21000694

Publications visées : Coiffure de Paris, Echos Coiffure, Biblond

 

Publicités

Une réflexion sur “A un cheveux près, interview du deuxième meilleur apprenti coiffeur de Seine et Marne en 2013.

  1. Un portrait bien honnête et intéressant, mais le problème central est la manque de contexte. C’est quoi qui rend cet article « newsworthy » ? Pourquoi parler de cette personne maintenant ? Il faut mieux l’expliquer pour que le rédacteur d’une publication soir intéressé par votre travail. Et pourquoi ne pas inclure une photo de cette personne ? -BP

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s