Carton plein pour La Belle & La Bête à Mogador

La Belle & La Bête, musical installé à Paris depuis le 24 octobre dernier a fêté sa centième représentation. Ce spectacle, qui se joue aujourd’hui à guichets fermés a connu un parcours semé d’embûches. Retour sur un succès inattendu…

La 100ème, un cap symbolique

La troupe montait en effet pour la centième fois le 1er février dernier sur la scène de Mogador (IXème arrondissement) pour interpréter les personnages du film d’animation Disney sorti en 1991. Le théâtre vit désormais au rythme des partitions d’Alan Menken, auteur des chansons originales. Démarche encore rare à Paris, la musique est joué en direct, par 7 musiciens. Entre deux envolées vocales et un changement de décor,  l’humour, relevé par de nombreux observateurs comme étant un des points forts prend la relève. Timon Timauvais, rédacteur en chef de ChroniqueDisney.fr le confirme :

« Le spectacle plait car il possède un double niveau de lecture, un pour les enfants, un autre pour les adultes. L’humour justement, très parisien pour l’adaptation française s’oriente souvent vers des blagues pour adultes, mais qui ne viennent pas gêner les plus jeunes ».

Aujourd’hui encore, le spectacle fait toujours parti des meilleures ventes, et a franchi depuis peu les 200 000 billets vendus. Il aura fallu une dizaine d’adaptations partout dans le monde et un compteur à plus de 35 millions de spectateurs pour voir les personnages de Lumière, Mrs Samovar ou Gaston  prendre vie sur les planches de l’Hexagone.

Dans cette effervescence,  on oublierait presque qu’il y a quelques mois, le projet peinait à démarrer, tant il a eu du mal à s’imposer.

Le duo principal, joué par Marion Taris et Yoni Amar

Le duo principal, joué par Marion Taris et Yoni Amar

Une genèse difficile


En effet, même si La Belle & La Bête est une valeur sûre du musical « made in Broadway », l’histoire de la rencontre entre Belle, une jeune femme prisonnière d’un château où les objets sont vivants et La Bête, le maître des lieux, n’était pas censée être jouée chez nous. On ne doit son arrivée impromptue qu’à l’annulation, à l’été 2013 et  en dernière minute, de « Mary Poppins ». Véritable coup de théâtre, cette annonce sonne surtout comme un plan B, déployé en urgence à seulement quelques mois de la première. Il faut alors tout reprendre à zéro pour les équipes : auditions, adaptation, répétitions, mais aussi campagne de communication, et cela peut prendre du temps.

«Comme les metteurs en scène s’adaptent en fonction de la culture d’un pays, on s’adapte en fonction de l’évolution des gens. Ce qui fonctionne bien à une époque ne fonctionne peut-être plus aujourd’hui. »
Glen Casale, Metteur en scène

Des difficultés de visibilité

Et justement, le challenge de réunir à la fois les familles, les nostalgiques de Cocteau et les jeunes adultes 6 soirs par semaine dans ce théâtre de 1600 places était loin d’être gagné. A la rentrée de septembre 2013, alors que la machine médiatique se remet en marche, pas une trace du spectacle dans le paysage audiovisuel. Seules quelques affiches sont visibles à Paris. La raison ? il faut la chercher du côté de la concurrence. Au même moment, Robin des bois, spectacle français, qui se joue à quelques kilomètres, poursuit son marathon promotion et monopolise les plateaux de télévision, avec sa tête d’affiche M Pokora. Impossible, donc, pour le spectacle Disney encore inconnu de s’imposer. Pire, Stage Entertainment, qui désespère de voir son musical attirer les projecteurs (et les spectateurs) parasite son propre projet en annonçant sur les canaux de communication nationaux la création du Bal des Vampires, à l’automne 2014.

La  donne change enfin, quand, le 24 octobre 2013, l’équipe vit la fameuse première de gala où se mêleront célébrités, mais surtout journalistes. Le lendemain, la presse est emballée. Le spectacle, re-dynamisé par une couverture médiatique attendue depuis plusieurs mois entame alors enfin sa tournée promo, avec en point d’orgue, un tableau de plus de 5mn dans l’émission Miss France sur TF1, regardée par plus de 8,2 millions de téléspectateurs.  A Noël, tandis que la communication s’intensifie, le spectacle fait toujours salle comble et annonce 100 000 billets vendus.  Une belle réussite pour un projet qui ne devait pas voir le jour.

"C'est la fête" photo Brinkhoff&Mogenburg ©Disney

« C’est la fête »
photo Brinkhoff&Mogenburg
©Disney

Le rideau tombera définitivement sur La Belle & La Bête le 27 juillet prochain. Il reste donc quelques mois pour venir revivre sur scène, à Paris, au théâtre Mogador, l’ambiance et les chansons cultes du dessin animé comme « C’est la fête » ou « Histoire Éternelle ».

Alexis Elbaz ID n’21001945

Informations pratiques :

Jusqu’au 27 juillet

Théatre Mogador, 25 rue de Mogador, 75009

De 25€ à 99€

Site officiel

Publication visée : sites web spécialisés comme http://www.regardencoulisses.com  ou suppléments comme « Le Parisien Magazine »

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Une réflexion sur “Carton plein pour La Belle & La Bête à Mogador

  1. C’est un article complet qui explore l’histoire de ce spectacle. Les détails nécessaires sont tous présents et les photos montrent bien le spectacle. Mais attention aux sources – sont-elles originales ? Si vous citez quelqu’un qui a été cité dans un autre journal, il faut le dire. De plus, il faut votre propre source originale (quelqu’un qui a pris un billet pour le spectacle, etc.). Il faut faire votre propre « reporting » aussi. – BP

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